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Le sport au féminin

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    • 2018-08-21 00:00:00
    • LE SPORT A RENDEZ-VOUS AVEC L’ENVIRONNEMENT (2/2)
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    • SPORT ET ENVIRONNEMENT. Le sport est d’abord vu comme un ciment, un fédérateur des sociétés et des communautés. Au-delà de ce rôle social, on le regarde moins comme un acteur de notre environnement. La construction des stades, la convocation de foules nombreuses et leurs déplacements, l’industrie des matériels et des équipements sportifs sont pourtant dorénavant des vecteurs influant sur la qualité environnementale de notre vie. Le sport ne peut plus cacher ni son omniprésence ni son impact environnemental. Mais dans un effet boomerang il est aussi victime des évolutions du climat. Voici un rapide parcours sur les problématiques sport et environnement.. (Article de 5 700 signes) . Le sport, roi des réseaux sociaux, de la télévision et du loisir planétaire est en quête perpétuelle d’honorabilité. Souvent secoué par les sommes, parfois indécentes, qu’il brasse ou que ses vedettes brassent, il veille depuis déjà au moins une trentaine d’années à être attentif à la société qui l’entoure par l’engagement des fédérations ou des grands sportifs envers les causes humanitaires (notamment l’enfance). Il est aussi dorénavant attentif, depuis une bonne décennie, au monde dans lequel il s’inscrit et qu’il façonne aussi un peu. Le sport est aujourd’hui conscient des problèmes qu’il pose à l’environnement et des initiatives qu’il peut prendre pour les atténuer, voire les résoudre. La liste est finalement longue des idées et des programmes qui ont été mis en place dans une majorité de pays que ce soit par une ligue régionale, l’organisateur d’un événement, une fédération nationale ou, bien sûr, les grandes Fédérations internationales et les grandes organisations mondiales comme le CIO. Comme toujours les chiffres situent le haut niveau d’alerte. Les Jeux de Londres (2012) comme ceux de Rio (2016) ont ainsi représenté un impact conséquent sur l’environnement: 3,3 milliards tonnes d’équivalent carbone pour le premier et 3,7 pour le second. Entre les deux, la Coupe du monde de foot au Brésil (2014) a pesé 2,7 milliards. Mais en quittant les macro-événements sportifs les statistiques, du quotidien sont tout aussi révélatrices de l’impact du sport: en France, une année de sport ce sont 3,5 millions d’événements petits et grands avec un corollaire à l’impact fort: les déplacements plus ou moins lointains dans le pays que cela représente à chaque fois. Concilier sport et environnement est comme toujours une question de volonté politique. Si les JO de Sydney en 2000 ont été considérés comme le premier mega-événement vert, si Londres, ou bientôt Paris 2024, ont inscrit le respect de l’environnement dans leur organigramme, tous les organisateurs ne voient pas le sport de la même manière. Les observateurs comme les dirigeants pointent déjà du doigt la légèreté environnementale qui a présidé à Sotchi 2014 et Pyongyang 2018 (JO d’hiver en Russie et Corée du Sud), comme celle qui semble caractériser la future Coupe du monde au Qatar (2022). De quoi être pessimiste ? Pas vraiment, car partout l’on bouge et bien : > le tournoi de tennis de Roland-Garros, l’un 4 tournoi du Grand Chelem, organise, depuis 2008, une vaste action de récupération et de traitement des balles jaunes qui y sont utilisées afin de les recycler dans la réalisation de revêtement synthétiques pour les terrains de sport. Une opération étendue maintenant à tous les clubs de tennis de France à partir de la statistique suivante : sur une année 7 millions de balles de tennis qui sont utilisés en France en compétition ! Le même tournoi, en partenariat avec la société nationale d’électricité française (Engie), obtient 100% de l’énergie nécessaire durant l’épreuve (15 jours) grâce aux panneaux solaires installés sur les toits des diverses tribunes du stade… > l’association 1Bag1Match, part du constat que les maillots, une fois utilisés et usés, sont jetés : elle les récupère et les réutilise dans la fabrication de sacs de sport. Depuis sa création 1Bag1Match dit avoir déjà recyclé 2 000m3 de maillots… > la Fédération internationale d’aviron (FISA) a engagé un vaste programme utilisation vertueuses des plans d’eau sur lesquels se déroulent ses compétitions, le tout en partenariat avec le WWF dans le cadre du Clear Water Movement… > un cran encore au-dessus, l’UEFA, a aussi signé un partenariat avec le WWF et travaille sur toutes ses compétitions et initiatives à réduire les impacts de son activité, que ce soit sur la problématique des déplacements, de l’utilisation de l’énergie ou sur la lutte contre le gaspillage. Les deux entités ont inscrit leur collaboration dans le cadre d’un vaste programme international « Green Sports Alliance »… > pour la Eurocopa de football 2016, organisée en France, 4 stades ontété construits et 5 ont été rénovés. Pour tous, l’installation de panneaux solaires a été rendus obligatoires par les pouvoirs publics. Mieux encore, l’un des stades, le Vélodrome, à Marseille, a installé un système de récupération des eaux pluviales, utilisées ensuite pour les besoins en eau pour l’arrosage de la pelouse, l’approvisionnement des sanitaires et le nettoyage général. > le Rally Dakar, épreuve très décriée quand elle évoluait en Afrique, a pris depuis les années 2009 et son arrivée en Amérique du Sud, un virage éco-compatible complet en favorisant les véhicules électriques, en compensant son bilan carbone par la participation à un programme de reforestation de certaines zones en Amazonie… > les grandes marques ne sont pas en reste. Il est devenu pour elles essentiel de monter des vertus écologiques. Mais c’est aussi une question de rentabilité. Décathlon, jusqu’à il y a peu vendait des haltères fabriquées en Chine à partir de fonte. Ces haltères étaient ensuite transportées en bateau vers la France. En 2014, Décathlon a ainsi fait venir 17 000 tonnes de matériel depuis l’autre bout du monde, soit équivalent du poids de 2 tours Eiffel. Pas très écolo… Les haltères sont désormais fabriquées en France à partir de déchets métalliques et plastiques. Décathlon, annonce depuis, un gain de 50% en moins d’émission de CO2, ainsi qu’un prix de revient réduit… Le sport avance partout dans le monde vers un comportement conforme aux intérêts de la planète. Sportiva

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Autour du sport

LE SPORT A RENDEZ-VOUS AVEC L’ENVIRONNEMENT (2/2)

Rédaction et photo : Sportiva-infos

SPORT ET ENVIRONNEMENT. Le sport est d’abord vu comme un ciment, un fédérateur des sociétés et des communautés. Au-delà de ce rôle social, on le regarde moins comme un acteur de notre environnement. La construction des stades, la convocation de foules nombreuses et leurs déplacements, l’industrie des matériels et des équipements sportifs sont pourtant dorénavant des vecteurs influant sur la qualité environnementale de notre vie. Le sport ne peut plus cacher ni son omniprésence ni son impact environnemental. Mais dans un effet boomerang il est aussi victime des évolutions du climat. Voici un rapide parcours sur les problématiques sport et environnement.. (Article de 5 700 signes) .

Le sport, roi des réseaux sociaux, de la télévision et du loisir planétaire est en quête perpétuelle d’honorabilité. Souvent secoué par les sommes, parfois indécentes, qu’il brasse ou que ses vedettes brassent, il veille depuis déjà au moins une trentaine d’années à être attentif à la société qui l’entoure par l’engagement des fédérations ou des grands sportifs envers les causes humanitaires (notamment l’enfance). Il est aussi dorénavant attentif, depuis une bonne décennie, au monde dans lequel il s’inscrit et qu’il façonne aussi un peu. Le sport est aujourd’hui conscient des problèmes qu’il pose à l’environnement et des initiatives qu’il peut prendre pour les atténuer, voire les résoudre.

La liste est finalement longue des idées et des programmes qui ont été mis en place dans une majorité de pays que ce soit par une ligue régionale, l’organisateur d’un événement, une fédération nationale ou, bien sûr, les grandes Fédérations internationales et les grandes organisations mondiales comme le CIO. Comme toujours les chiffres situent le haut niveau d’alerte.

Les Jeux de Londres (2012) comme ceux de Rio (2016) ont ainsi représenté un impact conséquent sur l’environnement: 3,3 milliards tonnes d’équivalent carbone pour le premier et 3,7 pour le second. Entre les deux, la Coupe du monde de foot au Brésil (2014) a pesé 2,7 milliards. Mais en quittant les macro-événements sportifs les statistiques, du quotidien sont tout aussi révélatrices de l’impact du sport: en France, une année de sport ce sont 3,5 millions d’événements petits et grands avec un corollaire à l’impact fort: les déplacements plus ou moins lointains dans le pays que cela représente à chaque fois.

Concilier sport et environnement est comme toujours une question de volonté politique. Si les JO de Sydney en 2000 ont été considérés comme le premier mega-événement vert, si Londres, ou bientôt Paris 2024, ont inscrit le respect de l’environnement dans leur organigramme, tous les organisateurs ne voient pas le sport de la même manière. Les observateurs comme les dirigeants pointent déjà du doigt la légèreté environnementale qui a présidé à Sotchi 2014 et Pyongyang 2018 (JO d’hiver en Russie et Corée du Sud), comme celle qui semble caractériser la future Coupe du monde au Qatar (2022).

De quoi être pessimiste ? Pas vraiment, car partout l’on bouge et bien :

> le tournoi de tennis de Roland-Garros, l’un 4 tournoi du Grand Chelem, organise, depuis 2008, une vaste action de récupération et de traitement des balles jaunes qui y sont utilisées afin de les recycler dans la réalisation de revêtement synthétiques pour les terrains de sport. Une opération étendue maintenant à tous les clubs de tennis de France à partir de la statistique suivante : sur une année 7 millions de balles de tennis qui sont utilisés en France en compétition ! Le même tournoi, en partenariat avec la société nationale d’électricité française (Engie), obtient 100% de l’énergie nécessaire durant l’épreuve (15 jours) grâce aux panneaux solaires installés sur les toits des diverses tribunes du stade…

> l’association 1Bag1Match, part du constat que les maillots, une fois utilisés et usés, sont jetés : elle les récupère et les réutilise dans la fabrication de sacs de sport. Depuis sa création 1Bag1Match dit avoir déjà recyclé 2 000m3 de maillots…

> la Fédération internationale d’aviron (FISA) a engagé un vaste programme utilisation vertueuses des plans d’eau sur lesquels se déroulent ses compétitions, le tout en partenariat avec le WWF dans le cadre du Clear Water Movement…

> un cran encore au-dessus, l’UEFA, a aussi signé un partenariat avec le WWF et travaille sur toutes ses compétitions et initiatives à réduire les impacts de son activité, que ce soit sur la problématique des déplacements, de l’utilisation de l’énergie ou sur la lutte contre le gaspillage. Les deux entités ont inscrit leur collaboration dans le cadre d’un vaste programme international « Green Sports Alliance »…

> pour la Eurocopa de football 2016, organisée en France, 4 stades ontété construits et 5 ont été rénovés. Pour tous, l’installation de panneaux solaires a été rendus obligatoires par les pouvoirs publics. Mieux encore, l’un des stades, le Vélodrome, à Marseille, a installé un système de récupération des eaux pluviales, utilisées ensuite pour les besoins en eau pour l’arrosage de la pelouse, l’approvisionnement des sanitaires et le nettoyage général.

> le Rally Dakar, épreuve très décriée quand elle évoluait en Afrique, a pris depuis les années 2009 et son arrivée en Amérique du Sud, un virage éco-compatible complet en favorisant les véhicules électriques, en compensant son bilan carbone par la participation à un programme de reforestation de certaines zones en Amazonie…

> les grandes marques ne sont pas en reste. Il est devenu pour elles essentiel de monter des vertus écologiques. Mais c’est aussi une question de rentabilité. Décathlon, jusqu’à il y a peu vendait des haltères fabriquées en Chine à partir de fonte. Ces haltères étaient ensuite transportées en bateau vers la France. En 2014, Décathlon a ainsi fait venir 17 000 tonnes de matériel depuis l’autre bout du monde, soit équivalent du poids de 2 tours Eiffel. Pas très écolo… Les haltères sont désormais fabriquées en France à partir de déchets métalliques et plastiques. Décathlon, annonce depuis, un gain de 50% en moins d’émission de CO2, ainsi qu’un prix de revient réduit…

Le sport avance partout dans le monde vers un comportement conforme aux intérêts de la planète.

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