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Le sport au féminin

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    • 2012-11-06 00:00:00
    • «LES LOUVES», CHAPITRE II : LA MEUTE
    • Handball
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    • Suite de notre feuilleton sur le club de handball du Paris Université Club, que Sportiva suit toute cette saison. Intitulée «Les Louves», cette série permet de mettre en lumière le quotidien d’un groupe amateur, la passion qui anime ses responsables et ses joueuses, les aléas qui s’opposent au développement d’une petite structure pourtant historique dans la capitale. Dans ce deuxième volet, la parole est donnée à trois joueuses.
      Le loup est un animal particulièrement sociable. Pour l’individu, l’esprit de corps ou l’esprit de meute est important, vital. Sa survie en dépend. C’est là que se dresse le parallèle avec le PUC dont les Louves ont débuté le championnat d’Île-de-France au niveau excellence depuis bientôt deux mois. A ce niveau de compétition, équivalent du sixième niveau à l’échelle nationale, le collectif est primordial. « Il faut plus de cohésion, parce qu’on n’évolue pas à un niveau suffisamment élevé pour pouvoir se reposer sur des individualités, confie Sarah, la capitaine du club. C’est là-dessus que le PUC doit miser et c’est sur ce collectif que les Louves doivent s’appuyer. » Comme elle, qui prépare une thèse en neurobiologie, la plupart des joueuses du Paris Université Club ont en commun un projet étudiant à côté du handball, vécu différemment parmi les Louves.
      Une quasi-normalité. L’engagement et l'investissement de chacune dans l'équipe varient en fonction du temps qu'on consacre au handball et à la vie du club. Et pour certaines, parmi la trentaine de joueuses susceptibles d'évoluer dans l'équipe première du PUC, être présente aux deux entraînements hebdomadaires prévus le mercredi et le vendredi en début de soirée s’avère difficile. « Mais on fait avec, raisonne Charlotte, étudiante en droit, qui a commencé le handball à 8 ans. J’avais l’habitude parce que j’avais 4 entraînements par semaine en sport-études. Maintenant, c’est un peu tendu. Mais comme on en a envie, ça fait du bien. » Seulement, « il y a des joueuses qui vont être présentes à tous les entraînements et à tous les matches, et d’autres qui vont être en dilettante », nuance Sarah, qui entame sa cinquième saison au club.
      L'explication ? « Chaque joueuse voit le handball différemment, affirme Céline, la gardienne des Louves, 18 ans. Pour certaines, c'est un loisir. Pour d'autres, une activité comme une autre, une passion ou un sport dans lequel on doit donner le meilleur de soi. Il faut donc faire avec ces contradictions. »
      La troisième mi-temps, quelle troisième mi-temps ?
      L'enjeu pour tout club amateur en sport collectif est de pouvoir composer une équipe soudée. Un véritable défi en région parisienne, où les valeurs collectives ont la vie dure lorsque les 60 minutes d’un match se sont écoulées. « Pour qu’une équipe soit renforcée, il y a aussi la troisième mi-temps, dit Charlotte. C’est important. Contrairement à un club parisien, en province il y a un gymnase attitré et une sorte de "club house". Là, on ne connaît pas tout le monde, on aimerait faire un resto après les matches, se retrouver autour d’un pot. Mais ça coince encore. C’est un problème typiquement parisien. » L'après-match, qu'il soit ponctué d'une victoire ou d'une défaite. Là où le bât blesse pour les handballeuses du PUC.
      Parisienne de naissance quand Charlotte et Sarah viennent de province, Céline se prend au jeu, saisit peu à peu les règles d'une meute : « J’étais dans l'équipe jeunes il y a peu de temps et c’est grâce aux provinciales qu’on découvre cet état d'esprit. A présent, je comprends pourquoi on essaye d’encourager les jeunes à rester pour le match des seniors le week-end. C’est tout bête mais cela doit devenir un réflexe. On doit construire un tout autour de cette équipe. »
      Semaine après semaine, à mesure qu'un socle de joueuses s'érige, la vie s'organise. « On commence à bien se connaître, à tenter des choses, détaille Céline. Puis, on sent quelque chose naître. Le groupe se soude petit à petit. » A quand les bières en fin de match, à quand la tanière des Louves. A quand la meute...
      Ch.L.

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Handball

«LES LOUVES», CHAPITRE II : LA MEUTE

Texte et photo : Christophe Lemaire

Suite de notre feuilleton sur le club de handball du Paris Université Club, que Sportiva suit toute cette saison. Intitulée «Les Louves», cette série permet de mettre en lumière le quotidien d’un groupe amateur, la passion qui anime ses responsables et ses joueuses, les aléas qui s’opposent au développement d’une petite structure pourtant historique dans la capitale. Dans ce deuxième volet, la parole est donnée à trois joueuses.

Le loup est un animal particulièrement sociable. Pour l’individu, l’esprit de corps ou l’esprit de meute est important, vital. Sa survie en dépend. C’est là que se dresse le parallèle avec le PUC dont les Louves ont débuté le championnat d’Île-de-France au niveau excellence depuis bientôt deux mois. A ce niveau de compétition, équivalent du sixième niveau à (...)

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