SPORTIVA

Le sport au féminin

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    • 2013-01-14 00:00:00
    • «LES LOUVES», CHAPITRE IV - LA PORTÉE
    • Handball
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    • Suite de notre feuilleton sur le club de handball du Paris Université Club, que Sportiva suit toute cette saison. Intitulée «Les Louves», cette série permet de mettre en lumière le quotidien d’un groupe amateur, la passion qui anime ses responsables et ses joueuses, les aléas qui s’opposent au développement d’une petite structure pourtant historique dans la capitale. Dans ce quatrième chapitre, coup de projecteur sur Hand’Elles, projet éducatif auquel participe deux des joueuses du PUC. Le loup est un être protecteur. Il veille sur les siens, comme la mère sur ses petits. Au PUC, Clothilde et Charlotte se prêtent au jeu à travers l'encadrement de fillettes. Ces dernières s'initient au handball dans le cadre de Hand'Elles, le projet éducatif créé par la joueuse professionnelle et internationale tricolore Amélie Goudjo. « L'objectif est de faire découvrir le handball à des filles âgées entre 8 et 13 ans, raconte Clothilde, alias « Clo », la demi-centre des Louves. C'est une activité totalement gratuite accompagnée d’un soutien scolaire. C'est organisé tous les samedis matins autour d'une bonne ambiance, d'un esprit d'entraide et d'échange. » « C’est assez sympa, détaille Clothilde. Il y a l’ambition, ça ne baisse pas les bras dès qu’il y a un échec. Les aspects techniques ne sont pas encore trop présents. Elles sont là pour s’amuser et ça fait vraiment plaisir. Et d'ailleurs, on apprend nous-mêmes à travers ce rendez-vous hebdomadaire. La patience, l'observation, l'écoute. » Avec Charlotte (que nous avions rencontré dans l'épisode II), Clothilde offre donc un peu de son temps libre à l'initiation des fillettes. « On nous l’a proposé au début de la saison, explique l'étudiante de 19 ans. Le projet est séduisant et généreux, c'est pourquoi j'ai accepté. Ce n’est pas trop difficile mais ça demande un minimum de pédagogie. Personnellement, j’étais un peu hésitante au début. Mais au fur et à mesure, on emprunte à sa propre expérience pour trouver les mots, on met en places des petits jeux parce que c’est avant tout de la découverte et un échange. Tout est dans la disponibilité et dans la bonne ambiance. » Non livrées à elles-mêmes, les deux Louves sont accompagnées d'éducateurs de la mairie. Mais également des joueuses d'Issy-Paris, l'équipe d'Amélie Goudjo, à l'occasion d'une rencontre organisée le 15 décembre dernier pour célébrer la fin de l'année. Encourager et multiplier les rencontres Au gymnase Didot, celui des filles du PUC, plusieurs dizaines de filles évoluant dans les différents arrondissements où est implanté Hand'Elles se sont retrouvées pour une journée festive autour du handball. « Puisque les joueuses d'Issy-Paris étaient présentes, les filles étaient comme émerveillées. Ces marraines sont là comme des mamans, elles sont à leur écoute, prennent volontiers des photos et répondent à toutes les questions. » Question organisation, la simplicité règne entre ces samedis Hand'Elles et quelques séances de distribution de tracts dans les écoles et les centres de loisir. Mais afin de pallier l’indisponibilité du gymnase Didot certains week-ends, le duo de Louves s’emploie à organiser des rencontres avec les autres groupes Hand’Elles des arrondissements voisins. « Il n’y a pas assez de petits matches organisés, affirme Clothilde. Ils sont importants parce qu’ils éveillent en elles l’esprit d’équipe. Elles apprennent alors à évoluer ensemble et s’impliquent encore davantage. C’est tout de suite plus sympa quand il y a une opposition. Il faudrait organiser ces rencontres plus souvent. » Cette année, Clothilde et Charlotte en ont fait leur résolution. « On s’évertue à mettre cela en place avec la mairie, confie-t-elle ainsi. Il faudrait un peu plus de communication entre les différents groupes Hand'Elles. J’ai quelques copines de fac qui encadrent d'autres groupes dans d'autres arrondissements. Du coup, nous pouvons discuter aisément. Mais il faudrait que ces liens soient plus instinctifs. » Ainsi, le territoire des Louves et du handball n'en sera que plus. Ch.L.

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«LES LOUVES», CHAPITRE IV - LA PORTÉE

Christophe Lemaire. Photo : Jules Maldemer.

Suite de notre feuilleton sur le club de handball du Paris Université Club, que Sportiva suit toute cette saison. Intitulée «Les Louves», cette série permet de mettre en lumière le quotidien d’un groupe amateur, la passion qui anime ses responsables et ses joueuses, les aléas qui s’opposent au développement d’une petite structure pourtant historique dans la capitale. Dans ce quatrième chapitre, coup de projecteur sur Hand’Elles, projet éducatif auquel participe deux des joueuses du PUC.

Le loup est un être protecteur. Il veille sur les siens, comme la mère sur ses petits. Au PUC, Clothilde et Charlotte se prêtent au jeu à travers l'encadrement de fillettes. Ces dernières s'initient au handball dans le cadre de Hand'Elles, le projet éducatif créé par la joueuse professionnelle et internationale (...)

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