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Le sport au féminin

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    • 2014-10-09 00:00:00
    • MARIE MARTINOD, LE DOCUMENTAIRE QUI DIT TOUT
    • Ski acrobatique
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    • Vedette sur une période dense, de 2003 à 2006, du ski freestyle Marie Martinod a vécu à fond le monde de la glisse et a parcouru le monde pour remporter presque toutes les compétitions existantes. Ҫa c’était avant. Avant de passer à la vie de famille et à la vie tout court où l’on travaille dur, sans sponsor. Avant surtout que le half-pipe devienne olympique… Ensuite, la Savoyarde a replongé et ramené une médaille de Sotchi. Un docu de 52’, présenté en avant-première à Paris lundi 6 octobre, raconte ce parcours atypique… Article de 3 518 signes. Accessible aux seul-e-s abonné-e-s. Voir les tarifs et les procédures d’abonnement sur l'espace Tarifs et Abonnements d'accès libre Quand on nait en station, les pistes sont un champ d’expression et de découverte naturel. Et comme on monte sur des skis dès le plus jeune âge, on évolue forcément avec son époque. Pour Marie Martinod la glisse est devenue une seconde nature, et sa jeunesse débridée et aventureuse ce sont les bosses et le ski acrobatique et une carrière fulgurante construite sur le fresstyle. À 16 ans elle devient pro et elle accumule les trophées : vainqueur de l’US Open en 2003, 1re du Whistler Invitational et de la Coupe du monde en 2004 ou encore de l’European Tour en 2005… Normal finalement pour cette enfant de la glisse, tonique, qui n’a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche. Le documentaire qui lui est consacré raconte peu cette vie trépidante, où l’on peut se perdre et perdre ses repères. Il s’attarde donc sur l’après-paillettes et l’après cirque blanc que Martinod a connu, fréquenté, animé et sur lequel elle a décidé de tirer le rideau en 2006. Le but de cette nouvelle vie ? Le classicisme le plus absolu : la vie de famille. Quoique. En ouvrant « Le Code Bar », un établissement titulaire de la Licence IV avec son compagnon, elle continue, derrière le comptoir, à faire l’actu de La Plagne. Mais sa petite Melirose est au centre de tout : « Il faut avoir eu un enfant sans doute pour comprendre. Il doit y avoir un truc hormonal. Quand on fait ça, on est de toute façon championne du monde…, lance Marie Martinod lundi 6 octobre sur la scène de l’Harlequin, pour la présentation du documentaire. Son titre : « Au nom de tous les miens » dit d’ailleurs presque tout. L’histoire que raconte ces 52’ c’est celle d’une vie normale : des parents qui défendent les valeurs du travail pour savoir ce qu’est la vie ; un accident de voiture qui manque de tout foutre en l’air et notamment son bras gauche ; un maturité qui patiemment devant le vocanisme quotidien de ce bout de femme parvient à installer ses vérités… On est encore très loin de Sotchi et d’une éventuelle médaille. Mais la fille de Bourg-Saint-Maurice a la capacité d’avancer et de saisir les opportunités. De se remettre en cause aussi. En fin d’année 2011 le CIO (Comité International Olympique) annonce que le half-pipe rentre au programme des JO. Dès lors Sotchi devient une évidence. Pour Marie Martinod, pas forcément pour tout le monde : à Sotchi elle aura 30 ans et la jeunesse encore là ne sera pas forcément aussi trépidante et flamboyante que 12 ans en arrière quand elle finissait 3e des X-Games 2006… Autour d’elle on y croit. Les siens sont là. Et derrière sa volonté cette assise traverse le film pour comprendre que tout est possible dans la vie. Mais jamais seul. Elle retoruve son ancien entraînuer Greg Guénet, qui accepte el pari de la préparer pour les JO. Pardon de la rendre à nouveau compétitive puis d’espérer une sélection pour les JO. Quand Martinod lui annonce ses intentions de remonter sur les skis et de viser Sotchi, il dit : « Son caractère, ses qualités et ses défauts, je les connaissais par cœur Rien n’allait l’arrêter ! Le documentaire montre cette quête et cette réussite : de la victoire aux X-Games 2013 de Tignes à la sélection pour aller en Russie et à cette médaille d’argent obtenue le 6 mars dernier. « Au nom des miens », retrace ce parcours indivuel atypique. Une volonté et une énergie enfin canalisées. Au bout du compte une histoire simple. Avec le happy-end qui va bien. La marque de fabrique Marie Martinod, finalement. Et l’histoire n’est sans doute pas finie… J.C.

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Ski acrobatique

MARIE MARTINOD, LE DOCUMENTAIRE QUI DIT TOUT

Texte : Yaneth Pinilla B. / Photo : DR.

Vedette sur une période dense, de 2003 à 2006, du ski freestyle Marie Martinod a vécu à fond le monde de la glisse et a parcouru le monde pour remporter presque toutes les compétitions existantes. Ҫa c’était avant. Avant de passer à la vie de famille et à la vie tout court où l’on travaille dur, sans sponsor. Avant surtout que le half-pipe devienne olympique… Ensuite, la Savoyarde a replongé et ramené une médaille de Sotchi. Un docu de 52’, présenté en avant-première à Paris lundi 6 octobre, raconte ce parcours atypique…

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