SPORTIVA

Le sport au féminin

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    • 2016-05-28 00:00:00
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    • SANCTIONS EN LFH. Alors que Brest vient de remporter la Coupe de France aux dépens de Toulon et écrit une success story inattendue, 4 clubs de D1 sont épinglés par la CNCG. Venant après la banqueroute de Mios et de Nîmes, en cours de saison, cela donne une image très contrastée du hand professionnel. Pour en savoir plus Sportiva-infos a contacté les présidents des clubs concernés. Explications avec les représentants de Besançon, Dijon, Metz et l'OG Nice. (Article de 4 000 signes). On ne peut pas dire que la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG) a bien choisi sa date… En même temps c’est toujours à cette époque que les verdicts tombent ! Et pour l’image de la LFH, et du hand féminin en général, le télescopage fait plutôt mal. Pensez ! D’un côté on a une équipe de D2, Brest, qui est sur un nuage avec une montée à échelon élite, la conquête de la Coupe de France (victoire en finale sur Toulon St Cyr) et un recrutement spectaculaire (Pineau, Darleux …); et de l’autre, on a la majorité (6 sur 10) des clubs installés au plus niveau qui causent souci : après la faillite au cours de cette saison de Mios-Biganos et de Nîmes, voilà que Metz, Besançon, Nice et Dijon sont sérieusement rappelés à l’ordre. et même plus que ça puisque Dijon est relégué en D2 et que Nice est interdit de campagne européenne… La note de la CNCG (voir notre visuel) ternit le paysage de cette fin de saison. Sportiva a déjà proposé une enquête complète sur la situation du handball professionnel. Voir à cet égard nos articles des 09/5 ( « hand professionnel en France: l’enquête »), 11/ 5 (« Brest, le nouveau modèle ») et 13/5 (« Nodjalem Myardo: une crise de croissance »). Restait, à la lueur de ce coup de semonce survenu le 13 mai, à voir comment les principaux intéressés réagissaient aux décisions de la commission. Gilles Poissonnier pour le Cercle Dijon Bourgogne (rétrogradation en D2): « Je tiens à préciser tout d’abord, que je suis Directeur général du club et que je prendrai les fonctions de président au 1er juillet prochain, Karine Savina ayant décidé de passer la main. La Situation du CDB est liée à une situation intermédiaire, celle arrêtée par la Commission au 31/12/2015 et qu’elle a considérée être dégradée. Il s’agit d’une situation intermédiaire légèrement déficitaire. nous pourrons présenter en appel une situation rétablie. De manière générale le CDB est un club bien organisé qui doit être plus performant. Dans cette optique la ville de Dijon a décidé de passer le dossier au Grand Dijon de façon à donner plus de facilités et de souplesse pour l’octroi des subventions. Un peu avant la fin juin nous présenterons l’appel dont les arguments reposeront sur une amélioration du chiffre d’affaire et une augmentation de capital. Nous serons alors dans les clous. La sanction de la CNCG doit s’entendre par el fait que le CDB dû chaque année passer par ces présentations de dossier. Nous sommes donc rétrogradés en D2 pour des raisons de récurrence administrative en fait. J’espère donc que la commission prendra une décision conforme à notre travail et nos efforts et nous réintègrera en championnat élite qui sera donc à 11 clubs. Mon analyse tient en trois points: la commission n’est pas contestable, elle est dans son rôle; c’est au CDB de faire le nécessaire et nous travaillons pour cela; enfin je regrette simplement qu’une décision provisoire de première instance soit devenue publique. » Didier Weber, Président de Besançon (limitation de la masse salariale pour 2016-201, plan d’apurement jusqu’au 30 décembre 2016) : « Nous étions déjà sur un plan d’apurement car la saison en D2 ne nous avait pas permis de redresser les comptes. Nous avons sur cette saison à l’échelon en-dessous perdu 100 000 euros entre les partenaires publics qui subventionnent en fonction d’un contrat d’objectif, soit - 80 000, et le sponsoring pour -20 000. Au 31 décembre 2015, on était à 55 000 euros de déficit. et pour cette fin juin nous ne devrions pas être loin de zéro. nous sommes vraiment sur cette dynamique-là de remise à zéro. Je regrette donc, de la part de la CNCG, une sévérité certaine. La saison est quand même compliqué pour le hand féminin: on a l’impression que les clubs encore en vie payent pour les autres. Notre budget pour la prochaine saison sera sans doute l’un des plus petits. Avec 1,2 million d’euros, nous allons essayer de nous en sortir. Il faudra cependant en passer sans doute par le licenciement de deux administratifs.L’avenir pour nous passe par le privé: la seule augmentation que l’on a pour la saison prochaine c’est au niveau du club affaires où l’on rentrera 350 000 euros, soit un gros quart du budget. » Thierry Weizmann, Président de Metz ((limitation de la masse salariale pour 2016-201, plan d’apurement jusqu’au 30 juin 2016): « L’avis de la commission contentieuse de la CNCG est simplement consécutif à un état négatif au 31 décembre 2015. mais depuis on a avancé, en réalisant notamment de très belles recettes. l’un des problèmes et que l’on a reçu tardivement des sommes que nous avons avancées mais qui nous étaient dues pour notre participation à la Champions League. Nous avons également subi le poids d’une délocalisation à Nancy, en septembre, lorsque nous avons reçu Issu-Paris. cela nous a coût 30 000 euros car nous avons dû faire des modifications, transporter du matériel… Nous avons également eu dans notre budget la charge d’une joueuse qui n’est pas partie tout de suite mais qui était budgetée. Pour nous le plan d’apurement est fini depuis le 30 mars. Si l’on ajoute les recettes issues des demi-finales et de la finale retour que nous jouons le 28 mai devant 5 000 personnes, le compte y est. J’ai fait un courrier à la CNCG en expliquant que nous avons des éléments probants… » Ange Ferracci, Président de l'OG Nice (interdiction de coupe d’Europe en 2016-2017, plan d’apurement jusqu’au 30 juin 2016): « Tout d’abord je tiens à préciser que cela ne me gène pas qu’il y ait un organisme qui contrôle. Nous n’avons pas de craintes car nous sommes solides. Nous sommes aussi sereins sur cette affaire. On est en fait sur des soucis de retard de subventions, donc, au cours du 1er trimestre de la saison, puisque la commission arrête son examen au 31 décembre 2015, nous avons consommé du partenariat. Nous avons, par ailleurs, un gros projet avec le centre de formation pour lequel nous travaillons. Il va y avoir des gens compétents dans le médical, le pédagogique, la nutrition etc. Alors, effectivement, cela coûte un peu plus cher que les estimations. Et puis il ne faut pas oublier que l’on est monté avec une partie du déficit de l’époque précédente, de l’ordre de 100 000 euros. Nous serons de toute façon à l’équilibre sans aucun souci pour la fin juin.Et la sanction n’aura pas lieu d’être. En même temps, comme nous terminons 4e et non 3e, nous n’avions de toute façon pas accès à la Coupe d’Europe… » Propos recueillis par @Jacques_Cortie

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OMBRES ET LUMIERES DU HAND

Texte: @Jacques_Cortie : Visuel Sportiva (avec photo: FFHB-S.Pillaud)

SANCTIONS EN LFH. Alors que Brest vient de remporter la Coupe de France aux dépens de Toulon et écrit une success story inattendue, 4 clubs de D1 sont épinglés par la CNCG. Venant après la banqueroute de Mios et de Nîmes, en cours de saison, cela donne une image très contrastée du hand professionnel. Pour en savoir plus Sportiva-infos a contacté les présidents des clubs concernés. Explications avec les représentants de Besançon, Dijon, Metz et l'OG Nice. (Article de 4 000 signes).

On ne peut pas dire que la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG) a bien choisi sa date… En même temps c’est toujours à cette époque que les verdicts tombent ! Et pour l’image de la LFH, et du hand féminin en général, le télescopage fait plutôt mal.

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