SPORTIVA

Le sport au féminin

EDITO

ÉDITO | Journalisme indépendant

Jeudi 30 avril. Le mois de mars est toujours un moment particulier pour Sportiva-infos.com. C’est celui de la date anniversaire du lancement de notre média en ligne. 5 ans déjà. C’était en 2012 et l’on disait alors « pure-player» pour désigner un média exclusivement édité en ligne. On dit depuis « tout en ligne», selon les préconisations des garants de la langue française. Si ce point a son importance ce n’est pas le principal à mettre en avant quand on souffle sa cinquième bougie. Sportiva-infos est apparu en mars 2012. Un quinquennat de presse et de publications. Un quinquennat à l'issue duquel les analyses et les positions sont, malgré la confusion assez générale de notre société, de plus en plus claires. Il apparaît en effet, que le journalisme indépendant que nous portons est de plus en plus une exception. Et cela vaut-il sans doute encore plus dans le milieu du sport : la prégnance des marques, la montée en puissance des outils de communications des fédérations, les positions très fermées souvent des mêmes fédérations, la confusion entretenue par tous les acteurs (ministères, fédérations associations, clubs etc…) entre communication-marketing et information, voire droit à l’information, sont inquiétantes. Il est aujourd’hui parfois difficile de savoir ce qu’est un vrai média de par les actions et positions des institutions qui ont à voir avec le sport. Si chacun voit midi à sa porte il est évident que ces acteurs, pointés ici du doigt, ont le droit de viser ce qui convient le mieux à leurs intérêts...

Il reste cependant à rappeler que la France est un pays de droit, et que cela inclu la presse. Et à ce niveau le panorama est curieux : l’on assise à une dilution du sens assez étonnante avec une redéfinition de ce qu’est un média. Ce ne serait plus un support (papier, internet, télévisuel) qui répondait à des obligations administratives fortes, claires, même si contraignantes et chères (Ursaff, taxe professionnelle, caisse de retraite des journalistes etc…) mais un support qui ne vaudrait que par sa seule existence et surtout par son fonctionnement «suiviste»... Pour les institutions sportives (ministère, fédérations, clubs, marques…) l’on met maintenant sur le même pied un vrai média, et le blog et l’amateur éclairé (qui est d'abord un fan). Bien sûr, cette dernière catégorie a une tendance évidente (une fonction ?) à communiquer l’actualité officielle : ce type de publications constituent finalement un relais institutionnel privilégié, dont la réalité se construit dans la consanguinité avec les institutions psortives. Il est d’autant plus un relais privilégié qu’il est gratuit. Eh oui ! quand on n’a pas d’obligations administratives (voir avant) il est plus facile d’être gratuit. Il est en revanche beaucoup plus dur d’être indépendant. Carrément impossible même.

Cette problématique de l’indépendance continue, sans faiblesse, d’animer et d’inspirer Sportiva-infos. Si l’on peut faire un bilan de ces 5 années à traiter du sport féminin l’on peut, comme nous le faisons souvent, mettre en avant les 700 articles déjà publiés (708 exactement), les plus de 70 sports différent traités (74 exactement), pour justifier d’un fonctionnement journalistique de haut niveau sans équivalent dans la problématique du sport féminin en France. L’on peut aussi mettre en avant, et c’est au fond le point clé, que Sportiva-infos ne dépend de personne, ne touche aucune subvention, n’a aucun partenariat avec une institution sportive (ministère, marques, fédération, clubs…). Nous sommes, en fait, une exception. Pour nous, nous au bout de 5 ans d’existence, c’est une réussite d’avoir maintenu ce cap exigeant. Que nous soyons seuls est cependant révélateur des travers de la société sportive actuelle et de ses rapports ambigus avec la presse…Sportiva.

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ÉDITO | LES LIMITES DU SUPPORTERISME

Dimanche 19 mars. Céline Dumerc a donc passé 11 saisons à fouler le parquet du Prado à Bourges. Elle a emmené l’équipe au plus haut. Elle s’est aussi révélée et confirmée dans la cité berrichonne, c’est vrai. Mais son implication ne peut être mise en doute sur une période allant donc de 2003 à 2016. Puis elle a voulu changer d’air, vivre une nouvelle aventure, comme on dit. Là voilà désormais, depuis cette saison 2016-2017, dans les landes. Son changement de club est donc récent et son empreinte n’a pas pu être effacée comme ça, d’un coup, auprès des suiveurs et suiveuses de l’équipe tango. Et pourtant, il semblerait que oui. Il semblerait que l’on ait des qualités que quand on reste sur place. Il suffit que l’on s’émancipe un tant soit peu et il faudrait le payer. Le public sait parfois inventer des règles et des sanctions immanentes ne reposant sur rien. Siffler la meneuse de l’équipe de France, comme cela a été le cas ce week-end, à l’occasion du match Bourges vs Landes Basket (67-60) apporte quoi, prouve quoi pour les tribunes du Prado ? Dumerc en a été, évidemment, fort marrie, comme elle l’a déclaré au micro d’un opérateur de téléphonie qui fait aussi du sport : «Je suis déçue pour plein de choses. (…). J’en ai gros sur la patate (…). On la comprend et on n’approuve pas ce genre de règlement de comptes, antisportifs, qui ne reposent sur rien : supporter , c’est bien; savoir faire la part des choses et ne pas avoir la mémoire courte, c’est mieux. Sportiva.

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ÉDITO | PETITES HISTOIRES DE NEIGE

Mercredi 25 janvier. La chute des informations, comme des flocons, est à géométrie variable. La presse, les réseaux sociaux, ne bruissent jamais d’un même rythme, c’est évident. Les différences sont pourtant importantes. On a commencé l’année civile par un nouveau cri de Lindsey Vonn. Une nouvelle revendication, en fait. La même qu’il y a deux ans : vouloir s’aligner sur une course avec les garçons. Elle argumente sur ses comptes sociaux que, puisqu’elle aime bien s’entraîner avec eux, elle apprécierait de vivre l’expérience d’une course contre eux. D’une part, elle répète avec un sens du timing très marketing ce qu’elle réclamait il y a deux saisons. D’autre part, on est bien obligé de constater que sa revendication ne concerne qu’elle et le plaisir qu’elle suppose pouvoir retirer (en plus du coup de pub) de cette participation décorélée de toute réalité sportive. Inintéressant. Et faussement militant. Dans le même temps, Tessa Worley obtient quelques bons résultats. Vainqueure à Killington, Sestriere et Maribor, deux fois deuxième à Semmering et Kronplatz, elle est une leader du slalom géant bien installée à deux dates de la fin. Cela fait moins le buzz. Comme le nouveau démarrage de saison de Laetitia Roux : la multi-championne du monde de ski-alpinisme a encore frappé les esprits en remportant la 1re épreuve de la coupe du monde 2017 en Andorre. Sans lancer de débats stériles sur Twiter. Sportiva

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ÉDITO | LE MENSUEL DU SPORT

Le sport sous toutes ses formes ! Et surtout, le sport sur un rythme particulièrement adapté à son actualité. Chaque mois, le magazine Le Mensuel du Sport, très attentif aux rendez-vous ou aux événements à venir ou juste passés, donnera une vision complète et varié du foisonnement sportif féminin et mixte. Ce rythme mensuel permet une présence au plus près des événements et de leurs acteurs. Le traitement sera adapté à cette fréquence avec un contenu qui privilégiera le texte sous tous les formats (cours ou longs) et par le biais de tous les outils (portraits, interviews, dossiers, reportages, témoignages, enquêtes, etc.), sans oublier l’image photographique, la cartographie ainsi que l’infographie. Publié par dfO, LES EDITIONS, conçu et produit éditorialement avec Sportiva-infos, Le Mensuel du Sport est une opportunité inédite dans le panorama de la presse. Indépendant de tout pouvoir (politique, religieux, économique, philosophique), articulé selon les critères du journalisme, le magazine, parlera de sport et le montrera. Sportiva.

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ÉDITO | IL Y A EDF ET EDF ….

Mardi 6 décembre. On ne veut pas parler ici de l’électricien national et de ses 8 réacteurs (sur 12 avec des soucis) autorisés à redémarrer par l’autorité de sûreté nucléaire, juste quand le froid est intense et que la conso liée aux fêtes va s’envoler… Non. Ce dont il est question, simplement, c’est de mettre en vis-à-vis deux équipes de France bien distinctes. L’une a déroulé à Rio son humeur, ses remises en cause de la fédération et sa suffisance. Il s’agit des tenniswomen vedettes de l’Hexagone. L’autre vient de remporter dans l’humilité, la discrétion, le travail, le respect des choses, une médaille de bronze qui est un aboutissement et une promesse tout à la fois. On parle ici de l’équipe de France de squash qui vient de réussir ses mondiaux par équipes. Deux façons d’être, qui balisent finalement ce que peut être le sport ou ce qu’il peut devenir. On ne prendra pas de pari, mais il nous étonnerait fort que parmi les quatre membres de l’EDF squash, l’une dise, avec un timing achevé, qu’elle la joue désormais perso et non plus collectif. Il y a une marge entre Camille Serme, Coline Aumard, Laura Pomportès et Chloé Mésic d’un côté et Kristina Mladenovic et Caroline Garcia de l’autre. Ainsi va le sport. Sportiva.

ÉDITO | DE RIO à STRASBOURG…

Mercredi 16 novembre. Le concert de louanges a été unanime. La finale de la Fed Cup a donné lieu à un festival de dithyrambes. Entre le match héroïque de Kristina Mladenovic, les deux victoires épiques de Caroline Garcia, le capitanat forcément merveilleux d’Amélie Mauresmo, et le public, mais quel public vraiment… La France du sport féminin a vécu, et à l’évidence surjoué, une sorte d’apothéose qui a quand même fini en défaite. Les mots ont manqué aux commentaires divers et variés dans le sillage d’un journaliste (Vincent Cognet) affilié au journal officiel du sport qui n’a eu de cesse au long des colonnes d’opinion qu’il signait d’encenser Mladenovic-Garcia, l’équipe de France en général et d’y aller des mots qui portent: respect, France, maillot national, devoirs… Comme dit Guy Novès à propos d’autres sportifs représentant le pays: «l’engagement et les intentions, c’est le Smig». Le problème du tennis, mais plus encore du sport féminin, est de vouloir à tout prix parer de vertus définitives les gens et les situations. Rappelons-nous pourtant: Mladenovic-Garcia ? N’étaient-ce pas les mêmes qui au niveau du respect, des devoirs, de la France, du maillot national, ont particulièrement été à côté de la plaque à Rio… L’insistance empressée autour de la belle équipe de Fed Cup à Strasbourg avait aussi cette fonction : ne pas redire ce qui peut fâcher…Sportiva.

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ÉDITO | AINSI VA LA VIE DES TOURNOIS

Mardi 8 novembre. Du 31 octobre au 6 novembre devait se dérouler le tournoi de Nantes (Vertou en fait). Il fait traditionnellement suite à celui de la Vienne. Les résultats auraient dû se trouver sur Sportiva (qui a suivi tout au long de cette année civile 2016 tous les tournois hexagonaux). Il n’en est rien car le tournoi n’a pas eu lieu. Le sponsor principal, Engie, a annoncé, bien des mois avant la date, une réduction drastique de son apport, sa directrice, Catherine Guignard, a démissionné au bout d’un an seulement, les bénévoles se sont évaporés… Bref, le tournoi a pris du plomb dans l’aile et aurait dû passer de 50 000 US dollars à la moitié. Une baisse de standing et d’attractivité fatales donc pour le rendez-vous tennis féminin de la Loire-Atlantique et ses 15 éditions. Alors que tout le monde loue le classement de Murray, commente les vraies-fausses excuses de Monfils ou disserte sur la zone de chalandise dont Kristina Mlaeenovic bénéficie à Dubaï, les «petits tournois» font donc comme ils peuvent. Pour Nantes, l’affaire n’est pas finie pour autant : son nouveau directeur, Jean-Philippe Le Luet. a repris les choses en main. Il assure que la dotation de la saison prochaine, grâce à la ville, la région, des sponsors locaux dont Artengo, permettra de proposer 60 000 US dollars comme il est désormais exigé. Tout va repartir. Tant mieux, sans doute. Mais que tout cela est fragile ! Pourtant le tennis, comme tous les sports, c’est une question de pyramide, non ? Espérerons que les bons vents souffleront à nouveau dans l'ancien fief d'Anne de Bretagne… Sportiva.

ÉDITO | SERME, L’IRRÉSISTIBLE ASCENSION

Samedi 29 octobre. C’était en 2010. On avait salué l’exploit de Camille Serme. À l’époque, elle avait conté à notre média comment elle était devenue numéro 6 mondiale. Ce classement était alors une pierre importante à l’édifice sportif de la Cristolienne. Il fut suivi de bien d’autres pierres blanches. Seule dans le monde hexagonal, quasiment seule dans le monde continental (5 fois de suite championne d’Europe, mais sans la présence des Anglaises) Camille Serme a accumulé les bons et grands résultats. Il faut pour cela avoir l’envie de progresser chevillée au corps malgré un environnement sportif peut dense Il faut aussi les idées claires et un contexte facilitant grâce aux proches et à un entraîneur de toujours, Philippe Signoret. Pour quiconque, il est dur se s’auto-motiver, de s’auto-dépasser. Cela en tout cas peut prendre du temps. Au-delà des titres européens comme des titres nationaux, Serme a pourtant poursuivi son avancée. Elle a remporté le British Open en 2015. Puis en cette mi-octobre elle a dompté la numéro 1 mondiale en finale de l’US Open. 1re morale : quand on veut, on peut. La deuxième, c’est que le relatif isolement n’est pas contre-productif. Aujourd’hui, Serme peut objectivement aspirer aux plus grands succès. Et sans doute aussi à une plus grande reconnaissance. Et cette perle française, bien dans son sport, bien dans sa tête, pâtit sans doute d’un sport qui voit encore s’éloigner le train de l’olympisme, malgré le spectacle offert à travers les parois vitrés des courts modernes. Q’importe ! Serme est, de toute façon, d’ores et déjà inscrite dans la lignée des grandes sportives françaises. Sportiva.

ÉDITO | L’UCI BOOSTE LE WOMEN’S WORLD TOUR

Samedi 15 octobre. Alors que la jeune Danoise Amalie Dideriksen remportait la course en ligne des Championnats du monde sur route sous la canicule de Doha, l’Union cycliste internationale publiait, dans la foulée de l’attribution de ce titre mondial, le calendrier de son Women’s World Tour 2017. Quatre nouvelles épreuves rejoignent les 17 épreuves de la saison 2016. Il s’agit de l’Amstel Gold Race, de Liège-Bastogne-Liège, du Tour de Norvège et du Boels Rental Ladies Tour. Aucune nouvelle épreuve dans l’Hexagone comme la Route de France Internationale par exemple ou, pourquoi pas, le Tour de l’Ardèche. En tout le Women’s World Tour, dont Sportiva a rendu compte de chacune des épreuves sur la saison 2016, comptera désormais 47 jours de compétition entre les courses à étapes et les courses d’un jour. L’UCI avance résolument sur la construction d’une compétition globale, lisible et structurée. Assurément une belle volonté politique à la base et au bout du compte un bel outil incitatif pour le cyclisme féminin. Sportiva.

ÉDITO | MATHIS, POING FINAL

.3 octobre.
La belle trajectoire s’est achevée, définitivement cette fois, samedi 1er octobre dans une salle surchauffée à Oslo en Norvège. Devant 9 000 spectateurs, Anne-Sophie Mathis a montré pourquoi il était raisonnable d’avoir décidé de tirer un trait sur sa fabuleuse carrière il y a un peu moins d’un an : la Lorraine n’a pas existé devant la Colombo-norvégienne Cecilia Braekhus. Le grand combat entre les deux plus grandes puncheurs de la planète a tourné court : en moins de 2 rounds Mathis a été démontée, frappée et mise KO. Ce come-back assez insensé, motivé de toute façon par la seule perspective d’une bourse enfin sonnante, était sans doute voué à l’échec… On ne cachera pas, pourtant, que, quelque part, dans un coin de l’affectation et de la considération que mérite Mathis, l’on pensait à une improbable apothéose, à une victoire qui aurait sonné comme un règlement de compte après les duretés de la vie, les errements de la boxe qui l’ont privé d’une victoire sur Holly Holm à Albuquerque en juin 2012… Mais Mathis a perdu, sans contestation. Ce qui ne l’empêchera pas de rester cette machine à provoquer des KO (23 sur 32 combats) et cette personnalité droite. Le clap de fin, version Oslo, n’enlève rien à son palmarès et n’égratigne pas la marque indélébile qu’elle laisse sur la boxe hexagonale et internationale. .Sportiva.

ÉDITO | TENNIS ATTITUDE

26 septembre. Le « textilegate » a donc abouti à une pantalonnade. Les deux joueuses, sélectionnées pour représenter la France à Rio, en double, s’étaient, on s’en souvient, présentées sur le court pour le premier, et le seul match (puisqu’elles ont perdu) de leur aventure olympique, dans une tenue disparate. Surtout, Kristina Mladenovic avait, via tweeter, accusé la FFT d’incompétence pour ne pas les avoir prévenues. Outre le fait curieux que ni elle ni sa collègue Caroline Garcia ne se doutaient que jouer en équipe se faisait en uniforme similaire, on aura remarqué leur réaction très, et donc trop, offensive à l’égard de l’institution. Celle-ci a, finalement, décidé de ne pas sanctionner les deux meilleures Françaises. Il aurait sans doute été dommage de priver la France de ses meilleures armes pour la finale de la Fed Cup. Mais il pouvait sans doute y avoir d’autres modalités de sanction. Elles n’ont pas été explorées. Il reste donc dommage d’installer ce goût d’impunité et cette carte blanche aux humeurs personnelles. La Fédération, entre un impératif sportif (une finale) et une obligation d’autorité (le manque de respect de 2 subalternes), a choisi de donner raison au courroux carioca, justifié ou non, des deux joueuses. Incompréhensible. Sportiva.

ÉDITO | DES JEUX PARALYMPIQUES CONTRASTÉS

19 septembre. Le rendez-vous olympique 2016 s’est achevé avec la clôture des Jeux paralympiques qui ont rapporté 28 médailles à la France (9 en or), loin des 238 breloques de la Chine (108 en or). Mais la France est loin aussi de bien d’autres nations (Angleterre, Ukraine Australie, etc.) à tel point qu’elle se classe 12e nation dans le tableau des médailles. Un rang qui sans doute pose problème pour un pays qui met le sport en avant, partout, tout le temps… Une petite performance à corriger pour les Jeux de Tokyo en bossant sans doute les moyens octroyés au handisport. Quant à cette édition des Jeux paralympiques, malgré quelques alertes (financement, absence de Thomas Bach et présence du drapeau russe pour la cérémonie d’ouverture) ils se sont finalement plutôt bien déroulés avec la vente de 2,1 millions de tickets (sur un total possible de 2,5 millions) ce qui constitue le meilleur score après Londres 2012. Ce qui conforte l’attractivité de la formule. Sportiva.

ÉDITO | VIVA SERME !

12 septembre. Dans la capitale tchèque, Prague, ce samedi 10 septembre, Camille Serme a sans doute marqué définitivement l’histoire du squash en remportant un 5e titre européen d’affilée. Un exploit sans précédent. Il manquait sur le plateau de ces Championnats d’Europe les joueuses anglaises et, notamment, Laura Massaro (no. 2 mondiale) que Serme a cependant déjà battue. La Française a bouclé son parcours gagnant en s’imposant successivement à Tereza Svobodova (Cze), Anna Serme (Cze), Sina Wall (Ger), et Nele Gilis (Bel), cette dernière en finale. En tout Camille Serme a passé 112’ sur les courts, gagnant ses matches en une moyenne de 28’. Seul le dernier, celui de la finale, lui a demandé de s’employer un peu plus: c’est en 43’, en effet, qu’elle s’est s’imposée. Un succès rondement mené donc et un nouveau titre continental incontestable. Le prochain rendez-vous majeur du squash est le championnat du monde qui se disputera en France ( 27/11 - 03/12), à Paris et Issy-les-Moulineaux, Camille Serme, qui pointe à la 6e place du classement mondial, toujours dominé par Nour el Sherbini (Egy), en sera une des têtes d’affiche. Avec des ambitions légitimes. Sportiva.

ÉDITO | GO LES SPORTS CO !

8 septembre. L’un est le sport collectif majeur de notre pays (pas chez les femmes qui ne sont que 100 000 à pratiquer), et l’autre est celui qui a toujours la cote par ses valeurs et sa dimension physique : le Foot et le Rugby à XV reprennent ce week-end et c’est le vrai signal du début de saison. En attendant que les autres (hand, volley, basket, hockey/gazon, hockey/glace, ring-hockey, water-polo, etc.) démarrent aussi. Le foot a fait sa rentrée médiatique ce 6 septembre par une conférence de presse, en présence de toutes les capitaines (voir notre article) : du cérémonial et de l’ambition. Le rugby, et son Top 8 qui regroupe l’élite, n’a pas bougé, laissant à chaque club la prise d’initiatives au niveau de la communication. Deux façons de faire. Au-delà d’une politique fédérale volontariste assumée pour le foot et de son absence pour le rugby, ne boudons pas le plaisir qui s’annonce ce week-end. Entre autres matches à suivre ces deux-là : Girondines de Bordeaux vs Olympique de Marseille (le 11 à 16h30, retransmis sur Eurosport) pour la D1 du foot; Romagnat vs les Championnes de France en tire Lille Villeneuve d’Ascq (le 10 à 18h30, retransmis sur Eurosport) pour le rugby à XV. Sportiva.

LE TOUR DE L’ARDÈCHE, ÉVIDEMMENT

Édito- 5 septembre. La quinzaine olympique carioca est déjà passée et les Jeux paralympiques n’ont pas encore pris leur envol. L’US Open entre dans sa phase décisive (sans aucune Française après l’élimination en 1/8e de Caroline Garcia). Le championnat Élite de football, la D1, ne reprend que le 11 septembre… Il y aurait comme un tunnel et un certain vide ? Pas du tout ! Le Tour cycliste féminin international de l’Ardèche est là et bien là. Depuis le 1er septembre et jusqu’au 6 il déroule les 624 kilomètres de son parcours agrémenté de quelques cols, dont le Mont Ventoux. Au long de 6 étapes et d’un contre-la-montre individuel ce sont 115 coureuses qui sont en lice au sein de 20 équipes. Une épreuve solide dont c’est la 14e édition et qui ne fait pas la Une des gazettes. Sportiva-infos, en tout cas, suit cette course en donnant chaque jour le classement de TOUTES les françaises engagées. Média du sport féminin (et du sport mixte) c’est cela : pas seulement ce qui brille, scintille et trouve écho chez les suiveurs-suiveuses superficiels du sport féminin. Sportiva-infos.

MOISSON ACCOMPLIE

Édito - 24 août. La moisson de médailles, conformément aux prévisions et objectifs, a été réalisée avec brio à Rio. Et même un peu plus puisque le total tricolore se monte à 42 breloques (9 en or, 18 en argent, et 15 en bronze), ce qui constitue un total historique. 26% de ces métaux divers ont été gagnés par des sportives. Un pourcentage qui augmente si l’on considère seulement les titres olympiques, puisque sur 9 médailles d’or, 3 sont l’apanage de femmes: Charline Picon (planche à voile), Estelle Mossely (boxe) et Émilie Andéol (judo), et ce sans inclure l’or de l’équitation gagné en équipe par Pénélope Leprévost. Soit un ratio de 33%. Dans la très bonne copie rendue par la délégation française les sportives ont donc une fois de plus toute leur place. Le tout avec plusieurs mentions spéciales: à la boxe (2 engagées pour 2 médailles); à l’or d’Andéol (pas vraiment attendu); à l’argent de Mélina Robert-Michon au disque; au handball, qui a enfin concrétisé par une première médaille; au pentathlon moderne que Élodie Clouvel a fait passer de sa 31e 2012 à la 2e place.Sportiva.

RIO, MOISSON EN VUE…

Édito - 1er août. Des dizaines et des dizaines de sélectionné-e-olympiques et parlympiques vont jouer, à Rio, dans les semaines à venir, une partie de leur implication quotidienne des derniers mois, voire des deux dernières années, sur le quitte ou double d’une finale (s’ils l’atteignent). Comme toujours, il y aura des médailles inattendues et quelques déceptions ou contre-performances. L’on parle d’une quarantaine de médailles qu’il serait logique que la délégation olympique tricolore ramène. Logique ? Le mot est on ne peut mieux adapté. La France est l’un des dix pays les plus riches du monde; un pays avec des équipements sportifs de premier plan, des structures de formation du plus haut niveau. Dans ce concert sportif mondial où l’égalité n’existe pas, il est effectivement ‘logique’ que les représentant-e-s de la nation soient au rendez-vous. Cette mathématique des budgets n’enlèvera en rien l’émotion des médaillé-e-s qui s’annoncent. Car au-delà des disparité de moyens, et parfois pour cela, les succès olympiques et paralympiques sont incomparables. Sportiva

UNE KERMESSE SUR LES CHAMPS

Édito - Vendredi 22 juillet. La saison cycliste bat son plein depuis 6 mois. Et les rendez-vous de l’élite sur route se sont multipliés. Le dernier en date, le Tour d’Italie ou Giro Rosa, a été un point culminant avant les JO et les mondiaux du Qatar. La course transalpine est sans conteste la plus dure ainsi que la plus longue du calendrier des courses à étapes. Le Giro Rosa est inclus dans la UCI Womens World Tour. Dix jours après, voici le peloton convoqué pour la manche suivante de la compétition majeure de l’UCI et, même si comparaison n’est pas raison, le télescopage des deux épreuves laisse pensif. D’un côté des Alpes l’on a proposé ce qu’il y a de mieux en matière de course sur route et ici, le jour de l’arrivée du Tour, l’on met sur le devant de la scène sportive La Course by Le Tour. Or, qu’est-ce que la Course by Le Tour, si ce n’est une kermesse, un critérium, sans aucune difficulté comme le veut le genre, chatoyant et animé aussi comme le veut ce type de divertissements ? Nous avons donc là un exercice sans réalité sportive, monté en épingle... Sportiva.

FEMME EN PLEINE LUMIÈRE

Dimanche 10 juillet. A Sportiva on a une affection toute particulière pour Anny Courtade, l’emblématique dirigeante du RC Cannes. Le club possède le meilleur palmarès français tout sport co et tout sexe confondus. Une réussite indéniable et trop souvent occultée par les messages sportifs dominants. Décidée, volontariste, nantie d’un vrai franc parler (« A bas les quotas, ça suffit de comparer les femmes à des vaches laitières ! »), Anny Courtade vient de passer la main après 26 ans d’exposition maximum. Un bail unique, entamé avant que quiconque ne fasse du sport féminin une ligne politique et un objet de carrière. La lumière dans laquelle elle s’est projetée a ceci d’intéressant qu’elle implique d’avancer sans filet, de prendre des risques, de s’adapter en avançant. Cette exploration du champ des possibles, la présidente cannoise l’a effectuée sans discontinuer durant plus de deux décennies, en menant en parallèle une carrière de femme d’entreprise. Un exemple assurément sur ce que l’implication dans le sport (féminin ou autre) peut produire… Sportiva.

QUI TROP EMBRASSE …

Lundi 4 juillet. La photo de Pauline Ferrand-Prévot, le visage tuméfié après sa chute lors des mondiaux de VTT samedi en République tchèque, a donc fait le tour des réseaux sociaux. Voilà pour le spectaculaire et le social. Pour le sportif, l’équation est autrement embrouillée. La meilleure Française sur 2 roues semble n’avoir toujours pas commencé sa saison: longtemps gênée par une blessure elle court après le rythme depuis plusieurs mois avec Rio en point de mire. Le problème c’est qu’elle mène deux courses en même temps. Elle-même et tout l’encadrement fédéral ont décidé qu’elle s’alignerait et sur route et sur VTT dans la quête aux médailles. Mais depuis 6 mois elle n’a rien réalisé ni dans un domaine ni dans l’autre, et en ce début juillet elle chute aussi et surtout car elle est dans l’urgence de trouver le bon rythme. Il reste une petite trentaine de jours avant les JO et la double ambition est surtout une double course-poursuite. Alors qu’elle devrait, à ces hauteurs de la saison, soigner les détails, elle soigne des contusions et essaye de gérer un calendrier assez impossible. Sportiva

ET LE PLURALISME VOUS EN PENSEZ QUOI ?

Mardi 21 juin. La publication de notre étude sur les 'Unes' du quotidien L’Équipe est doublement importante. Il s’agit, d’abord, d’un travail précis et de longue haleine (dans la lignée des apports que nous avons faits au sujet des diffusions du sport féminin à la télévision). C’est une matière travaillée et de grande qualité que nous livrons au grand public et qui n’est disponible nulle part ailleurs. Cette somme, et la mise en perspective qui l’accompagne, sur ce qui se fait, avec les publications d’un support presse, est d’ores et déjà une référence en matière d’étude et des opinions qu’elle permet. Il s’agit, ensuite, de poser calmement les données du problème, d’une démonstration de la nécessité d’avoir une palette presse variée et diverse. Le journal L’Équipe, qui obéit à ses choix économico-éditoriaux, ne peut être considéré comme une voix officielle de la presse. D’autres expressions existent et cela est vrai dans tous les domaines du panorama éditorial français. Concernant la presse sportive nous nous permettons d’insister à nouveau sur la place particulière tenue par Sportiva qui donne au pluralisme de la presse sportive une réalité indispensable. Sportiva

CE QUE NOUS APPREND KAZAN

Mardi 14 juin. L’équipe de France de rugby à 7, qualifiée pour Rio, a réalisé un beau coup ces 11 et 12 juin, en remportant le Tournoi de Kazan (Russie) sans coup férir (invaincues). Elles illustrent ce sport collectif hexagonal qui finalement se porte plutôt bien. Qu’on en juge ! Leurs collègues du XV ont remporté plusieurs Tournoi des V, puis des VI Nations, agrémentés parfois de Grands Chelems. Elles ont même décroché 4 fois une médaille de bronze lors des Coupes du monde en Espagne et au Canada. Les Basketteuses ont, entre autre, remporté la médaille d’argent olympique à Londres. Celles du hockey sur glace ont gagné un mondial C, tandis que les filles du hand, ont depuis longtemps (2003) gagné un titre. Jusqu’à celles du hockey sur gazon et du water-polo qui ont une ligne de palmarès. Dans ce panorama riant manquent trois pratiques: le volley et le rugby à XIII. Et surtout le football: encensé, porté aux nues, en voie de starification, ce buzz socio-politique ne repose sur rien puisque, pour l’heure, les filles du foot n’ont jamais rien gagné. Sportiva

LES QUALIFS ET APRÈS ?

Mardi 7 juin. Les équipes de France de handball et de football viennent de réaliser un carton plein qualificatif, chacune pour leur championnat d’Europe respectif. Les filles du hand ont bouclé, avec leur victoire sur la Suisse (4/06), un sans-faute dans le groupe 7 où elles terminent 1res. Elles iront donc en Suède (4-18/12/2016). Les sélectionnées de la plus forte fédération délégataire de France, la 3F, ont encore un match contre l’Albanie à jouer pour finir leur parcours vers la Hollande (16/07/2017 et 6/07/2017). Elles sont invaincues et le resteront sans nul doute. Deux campagnes rondement menées avec la sempiternelle confiance que l’on emmagasine, les esprits et les envies que l’on fait naître. Et pourtant… Si les filles du hand ont déjà gouté au sacre mondial (2003) et à diverses médailles, elles n’ont glané au niveau européen que deux 3e places en 2002 et 2006. Quand aux footballeuses, malgré leur cote de popularité, et la communication importante qui les accompagne, rappelons qu’elles n’ont, à l’heure qu’il est, jamais rien gagné dans aucune compétition officielle. Le parcours d’accès pour ces deux Euros a été rondement mené. Sera-t-il concrétisé ? Sportiva.

UNE SI LONGUE ATTENTE

Mercredi 25 mai. Londres leur semblait si proche il y a quatre ans ! C’est finalement bien plus loin, à Rio, qu’elles vivront l’atmosphère olympique, son adrénaline, sa fabrique à souvenirs... Et leur joie n'en est sans doute pas moindre. Estelle Mossely (-60 kg) et Sarah Ourahmoune (-51 kg), ont gagné sur le ring d’Astana, ce 24 mai, le droit de participer au plus grand événement sportif de la planète en passant les 1/4 de finale des Mondiaux. La revanche est totale pour Mossely qui avait atteint ces mêmes 1/4 en 2012, qualificatifs pour Londres, mais avait disparu des radars et de la logique sportive dans le jeu des négociations et des équilibres obscurs du monde de la boxe au profit de la Roumaine Mihaela Lacatus. L’affaire avait été tout aussi cruelle pour Ourahmoune, battue cependant en 1/8e de finale, et écartée au profit de la Bulgare Stoyka Petrova. Dans la capitale du Kazakhstan, les deux Françaises ont concrétisé une quête incertaine. Aussi bien pour Ourahmoune, 34 ans, que pour Mossely, 24 ans. Elles avaient un objectif en ligne de mire: Rio. C'est aujourd’hui une réalité. Tout vient à qui sait attendre. Mais quel retournement de situation !Sportiva.

LE VRAI VERDICT DE LA SAISON DE HAND

Mercredi 18 mai. Et les Champions de France sont… ? Au handball il ne s’agit pas seulement de savoir qui remporte le titre sur le parquet.Les péripéties de la saison 2015-2016 montrent que les clubs qui n’ont pas déposé le bilan (Mios-Biganos et Nîmes), qui n’ont pas été relégués (Dijon) ou qui ne sont pas déclarés sous surveillance financière pour le Championnat à venir (Nice, Metz, Besançon) sont les vrais vainqueurs de l’exercice. Cette saison ils sont 4 clubs seulement à sortir immaculés : Issy-Paris, Nantes, Toulon St Cyr et Fleury. C’est finalement le vrai verdict, indépendamment de ce que donnera la finale-retour Fleury et Metz le 28 mai. L’élite du hand de clubs sort donc écornée de la saison : 6 clubs sur 10 sont dans l’œil du cyclone : 2 ont disparu des radars et les autres bénéficient d’une attention particulière de la Commission Nationale de Contrôle et de Gestion (CNCG). Ces problèmes sont récurrents. L’excuse de la crise de croissance paraît donc courte. La difficulté d’installation d’un modèle financier plus probable. Sportiva

CAUCHEMARDONS PLUS GRAND !

Vendredi 6 mai. Quelques millions d'euros (7 en l'occurrence) histoire de faire la différence avec l'OL (5 M€ de budget), un recrutement copieux... et puis rien. Rien de rien. La saison 2015-16 va s'achever alors que le PSG féminin n'a pas gagné la D1, a été éliminé en Coupe de France par Montpellier en demi-finales, et vient d'être sorti sans ménagement sur un score cumulé de 0-8 par Lyon en Ligue des champions aux portes de la finale européenne. Le PSG féminin, qui rêvait d'aller vite, de concrétiser rapidement, est en train de cauchemarder : pas de résultats, un entraîneur poussé vers la sortie, un recrutement questionné, des joueuses sans grinta... Et pour couronner le tout, le PSG féminin a été aussi sur le devant de l'actualité avec les 3 no shows de Laure Boulleau (finalement non sanctionnée à la différence d'autres sportifs français épinglés, eux, pour le même motif...). Le sport féminin, qui surjoue parfois l'embellie de son histoire, connaît ainsi quelques piqûres de rappel sur la difficulté à créer et installer une histoire. En foot. Comme ailleurs. Sportiva.

DANS LE VÉLO LA ROUE NE TOURNE PAS

Vendredi 22 avril. Il y a un mois la Fédération française de cyclisme (FFC) convoquait une soirée "entre filles" le 8 mars au vélodrome de St Quentin. L’on pouvait s’y essayer aux joies du vélo et profiter des animations diverses, notamment pour le soin des ongles, indispensable quand on veut développer la pratique féminine sur 2 roues. Ce détail si révélateur des stéréotypes que les plans de féminisation peuvent véhiculer, malgré leurs louables intentions, n’est rien à côté du silence qui a précédé et suivi la tenue de la 19e Flèche Wallonne ce 20 avril (notre compte-rendu : ici) : aucune voix, aucun tweet ravageur, aucune colère, aucun appel à la justice, pour fustiger les primes de victoire allouées au vainqueur et à la gagnante : 16.000 € pour lui (Alejandro Valverde), 1 128 € pour elle (Anna Van der Breggen) ; 40 000 € au total pour les 20 premiers classés, 5 130 € pour les 20 premières… Le monde du vélo fait du surplace et celui de l’indignation professionnelle est à géométrie variable. Ou alors il ne suit pas les dossiers. Ou pire: il les sélectionne... Sportiva

IL Y A TQO et TQO…

Jeudi 24 avril. Les Tournois de Qualification Olympique se suivent et ne se ressemblent pas. Les Françaises du handball ont joué et réussi à accrocher leur billet pour Rio, malgré une défaite initiale devant les vice-championnes du monde hollandaises. En 2 victoires devant les Tunisiennes et, surtout, les Japonaises, l’affaire a ensuite été entendue dans des Arènes de Metz, aux anges et pour des médias aux petits soins. Le handball est assurément un sport majeur. Mais s’agissant de sport, nous prônons, nous, le respect majeur et non ciblé… En ce moment, les filles du water-polo bataillent à Gouda (Hol), où elles affrontent, pour leur TQO les hôtes, l’Allemagne, la Russie, l’Italie et la Nouvelle-Zélande. Qui en parle ? Nous le ferons à l’issue de ce Tournoi. Les filles du tennis de table vont aller à Halmstad (Sue), du 12 au 16 avril pour le TQO du Ping. Tandis que celle de la boxe anglaises sont convoquées du 7 au 17 avril à Istanbul… Autant de rendez-vous majeurs dont vous aurez les résultats en suivant notre média. Sportiva.

L’ÉGALITÉ SELON SHARAPOVA

Mercredi 9 mars. Maria Sharapova, la tenniswoman aux 5 victoires dans un Tournoi du Grand Chelem, aux 27 millions de dollars de gains en 2015 (dont seul 1/3 provient de sa stricte activité sportive), a eu le bon goût de célébrer l’égalité hommes-femmes, le 8 mars. Elle aussi, est l’égale de tous ces sportifs dopés. Plus de différence entre le sport au masculin et le sport au féminin : les deux connaissent les même travers. Et les mêmes excuses : Sharapova a aussi expliqué l’affaire par la prise d’un médicament anodin et sans vertu avérée pour booster la performance. Elle a également confessé une négligence (ne pas avoir bien lu la nouvelle liste activée par l’AMA, le 01/01/2016). Bref, comme Laure Boulleau, la footballeuse du PSG, il y a quelques mois, ce sont ces tracas éloignés de leurs objectifs de pratiquantes de haut niveau, ces obligations administratives pesantes et contradictoires avec une vie de sportive épanouie, toute tendue vers les objectifs les plus hauts, qui viennent créer ce genre de mésaventure forcément injuste... La vie est mal faite. Sportiva.

COURIR: HISTOIRE D'UNE CONQUÊTE

Samedi 5 mars . Ce n’est même plus une mode. C’est un mouvement profond dans la société occidentale : des loisirs qui ne proposeraient pas de course à pied manqueraient sans doute un peu à leur raison d’être. Les compétitions que l’on y inclue, voient s’inscrire des millions de pratiquant-e-s. La course à pied, le running, est bien une activité inscrite dans le quotidien de la planète. Et pourtant ! Il y a à peine 50 ans, rien de tout cela n’allait de soi. La course à pied était cantonnée à l’intérieur des stades. Sortir de ces enceintes a été une première conquête pour les hommes. Y participer a été celle des femmes. Un film-documentaire raconte cette double conquête aussi simple qu’essentielle. Son titre est : « Free to Run ». Il sortira en salle en France le 12 avril prochain. Sportiva-infos vous propose, en attendant, le compte-rendu de cette contribution à la liberté à lire en accès libre, avant, début avril, de vous convier à lire le témoignage du réalisateur Pierre Morath. Le sport sous toutes ses formes et ses implications c’est avec un vrai média… CQFD. Sportiva

2016, ANNÉE FANTASTIQUE

29 février. À tous nos lecteurs, sensibles à la démarche unique de Sportiva en faveur d'un traitement professionnel et indépendant du sport féminin dans toute sa diversité, nous présentons nos meilleurs vœux pour la nouvelle année. Souhaitons une actualité sportive dense, heureuse ou malheureuse (le sport est riche de ces deux facettes propres aux victoires et aux défaites), mais jamais dramatique. Souhaitons pour Sportiva une panoplie de projets, d'articles, de photographies et de productions toujours plus variées, mais toujours inédites ! Soyez sûrs que nous nous y attelons déjà ! À l'aune d'une nouvelle ère pour notre média, nous déploierons prochainement de nouvelles énergies pour vous proposer un portail plus abondant que jamais, toujours entièrement dédié au sport féminin et au sport mixte. Merci, d'avance, de votre fidélité ! Sportiva

600 ARTICLES DÉJÀ !

Lundi 22 février. Six cent articles publiés ! Série bien évidemment en cours. Sportiva-infos poursuit son chemin avec ténacité. 600 thèmes ce n’est pas rien : il y a derrière ce nombre des personnes qui cherchent, écrivent, publient, pensent une cohérence, proposent un travail éditorial digne et professionnel. Six cent sujets traités (interviews, reportages, compte-rendus (de matchs, de lectures, de tables rondes), portraits, directs, enquêtes, etc.), c’est toute une diversité qui permet de montrer toutes les facettes du sport féminin et du sport mixte. Bref, un média dans toute l’acception du terme, le seul pour être précis, qui poursuit et poursuivra son travail de presse professionnelle et généraliste sur et autour du sport féminin. Une chance par les temps délicats qui courent pour la presse. Une opportunité sensationnelle pour le public, les acteurs et les actrices de ce milieu en pleine évolution. Le tout à travers une proposition claire et logique de formules d’abonnements : pour voguer en toute indépendance, avec vous, vers le 1000e article. Sportiva

2016, ANNÉE FANTASTIQUE

4 janvier. À tous nos lecteurs, sensibles à la démarche unique de Sportiva en faveur d'un traitement professionnel et indépendant du sport féminin dans toute sa diversité, nous présentons nos meilleurs vœux pour la nouvelle année. Souhaitons une actualité sportive dense, heureuse ou malheureuse (le sport est riche de ces deux facettes propres aux victoires et aux défaites), mais jamais dramatique. Souhaitons pour Sportiva une panoplie de projets, d'articles, de photographies et de productions toujours plus variées, mais toujours inédites ! Soyez sûrs que nous nous y attelons déjà ! À l'aune d'une nouvelle ère pour notre média, nous déploierons prochainement de nouvelles énergies pour vous proposer un portail plus abondant que jamais, toujours entièrement dédié au sport féminin et au sport mixte. Merci, d'avance, de votre fidélité ! Sportiva

OUVREZ ET LISEZ

Mardi 9 février. En ce moment, et jusqu’au 14 février, il suffit, pour qui n’est pas suiveur fidèle de Sportiva, d’ouvrir son ordi et de se connecter sur www.sportiva-infos.com pour se retrouver devant une montagne d’articles à lire : près de 600 textes sont en accès libre pendant toute cette semaine spéciale que nous consacrons à vous permettre la découverte d’un média. Si vous aimez le sport co, ou si vous préférez les dossiers sur des sujets qui ont animé la chronique ; si vous appréciez les portraits et les interviews ; si vous êtes adeptes des reportages et des compte-rendu de matches, il faut vous atteler à une tâche conséquente car les archives de Sportiva c’est du costaud et il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Pour celles-ceux qui débarquent prenez le temps de vous approprier la navigation et vous trouverez sans aucun doute votre perle rare ou apprendrez une ou deux choses sur le sport féminin et le sport mixte. Une opération porte-ouverte à ne pas laisser filer doubleée d'une promo d’abonnement : si vous franchissez le pas avec notre offre annuelle à 20 € vous recevrez en cadeau 1 exemplaire de « L’Année du Sport Féminin - 2015 ». Sportiva.

2016, ANNÉE FANTASTIQUE

4 janvier. À tous nos lecteurs, sensibles à la démarche unique de Sportiva en faveur d'un traitement professionnel et indépendant du sport féminin dans toute sa diversité, nous présentons nos meilleurs vœux pour la nouvelle année. Souhaitons une actualité sportive dense, heureuse ou malheureuse (le sport est riche de ces deux facettes propres aux victoires et aux défaites), mais jamais dramatique. Souhaitons pour Sportiva une panoplie de projets, d'articles, de photographies et de productions toujours plus variées, mais toujours inédites ! Soyez sûrs que nous nous y attelons déjà ! À l'aune d'une nouvelle ère pour notre média, nous déploierons prochainement de nouvelles énergies pour vous proposer un portail plus abondant que jamais, toujours entièrement dédié au sport féminin et au sport mixte. Merci, d'avance, de votre fidélité ! Sportiva

UN LIVRE SANS ÉQUIVALENT

Mercredi 16 décembre. «L’Année du sport féminin – 2015» est disponible. Des textes, photos, et reportages inédits rendent compte, pour la 6e année consécutive, de la saison sportive écoulée. Cette somme est publié par dfO, LES ÉDITIONS en collaboration avec Sportiva-infos. L’auteur de l’ouvrage est le journaliste Christophe Lemaire. « L’Année du sport féminin – 2015 » permet de proposer au grand public un ouvrage unique. Un support luxueux qui donne à lire et à voir les exploits et les problématiques du sport au féminin. Cette édition est préfacée par Victoria Ravva qui prend la suite de : Allison Pineau, en 2010; Lucie Décosse, en 2011 ; Laura Flessel-Colovic, en 2012 ; Sonia Bompastor en 2013 ; Samantha Davies en 2014. Pour acquérir l'ouvrage : chèque de 25 euros (frais de port offert) à l'ordre de dfO / Sportiva à adresser à dfO / Sportiva 26 rue Eugène Süe 75018 Paris. Toute demande particulière: contact@dfo-les-editons.fr. Le sommaire propose une dizaine de sports sur 144 pages et près de 200 photos exclusives… Un livre sans équivalent ! Sportiva

IRREMPLAÇABLE NUIT DU SPORT FÉMININ…

Samedi 12 décembre. Pour la 4e fois depuis 2010 Sportiva-infos, notre média, et dfO, LES ÉDITIONS, notre maison d’édition, organisent la Nuit du Sport Féminin. L’événement existe pour mettre en avant et en lumières les sportives, pour donner la parole, dans des proportions et une liberté de ton que l’on ne trouve pas ailleurs (interviews et comptes-rendus sportifs). Il y a également un aspect très social et convivial à se rencontrer ainsi pour écouter et échanger avec qui ne pratique pas son sport de cœur. La NSF, qui a lieu ce lundi 14 décembre à La Recyclerie (Paris 18e), est sur cette ligne avec un programme de haute volée (Samtha Davies, Victoria Ravva, Mélina Robert-Michon, etc.) et la présence exceptionnelle du Secrétaire d’Etat aux sports, Monsieur Thierry Braillard. Cette présence des sportives, cette inauguration prononcée par le Ministre, sont l’essence du vivre ensemble dans le sport et autour du sport. Une diversité et un pluralisme que nous revendiquons depuis le début. L’attitude indispensable en cette époque post-attentas et d’élections. .Sportiva.

UN LIVRE SANS ÉQUIVALENT

Samedi 5 décembre. «L’Année du sport féminin – 2015» est disponible. Des textes, photos, et reportages inédits rendent compte, pour la 6e année consécutive, de la saison sportive écoulée. Cette somme est publié par dfO, LES ÉDITIONS en collaboration avec Sportiva-infos. L’auteur de l’ouvrage est le journaliste Christophe Lemaire. « L’Année du sport féminin – 2015 » permet de proposer au grand public un ouvrage unique. Un support luxueux qui donne à lire et à voir les exploits et les problématiques du sport au féminin. Cette édition est préfacée par Victoria Ravva qui prend la suite de : Allison Pineau, en 2010; Lucie Décosse, en 2011 ; Laura Flessel-Colovic, en 2012 ; Sonia Bompastor en 2013 ; Samantha Davies en 2014. Pour acquérir l'ouvrage : chèque de 25 euros (frais de port offert) à l'ordre de dfO / Sportiva à adresser à dfO / Sportiva 26 rue Eugène Süe 75018 Paris. Toute demande particulière: contact@dfo-les-editons.fr. Le sommaire propose une dizaine de sports sur 144 pages et près de 200 photos exclusives… Un livre sans équivalent ! Sportiva

VOUS AVEZ DIT « TOP-ÉLITE » ?

Lundi 5 octobre. Voilà déjà 6 journées que l’Élite du football ferraille et les indicateurs sont les mêmes que lors des saisons précédentes : des grosses cylindrées (OL, PSG, Montpellier, Juvisy) qui écrasent la concurrence. Avec une nouveauté : une grosse cylindrée pouvant aussi en écraser une autre. C’est ce qui s’est passé avec la victoire sans appel (5-0) de l’OL sur le PSG lors de la 4e journée. Un carton qui clôt déjà tout suspens dans le championnat. En rugby à XV on assite au surplace de L’Élite puisque le Top 8 va devoir s’appeler Top 7 suite au forfait général de l’Usap (ex-Toulouges). Deux sports majeurs dans le panorama hexagonal masculin, mais dont les élites féminines sont à la peine (manque de stabilité pour le rugby, manque d’intérêt pour le football) : pendant ce temps des milliers de jeunes filles et de jeunes femmes s’essayent à de nouveaux sports, passent d’une pratique à l’autre tandis que les sports traditionnels stagnent… Sportiva.

L’ILLUSION OU L’AVENIR ?

Mardi 18 août. Oubliés les flonflons de La Course by Le Tour de France. Déjà passée la Route de France Internationale. Ces deux rendez-vous majeurs de l’été cycliste (avec le Grand Prix de Plouay fin août) ont-ils laissés des traces ? Le premier est un montage. Un critérium très paillettes, déguisé en grand événement sportif, ce qu’il n’est assurément pas. Le deuxième est une vraie course, qui, semble-t-il, ne parvient pas à drainer des moyens et des appuis suffisants. Entre les deux la raison sportive va à la course par étapes. La communication a, elle, choisi la kermesse disputée sur les Champs pour montrer que des images télé positives peuvent prouver que le cyclisme féminin avance. Proposer, à l’inverse, une course où l’on se forme, s’endurcit, se confronte et au bout du compte où l’on vit l’essence de la route aurait moins de vertus. Mais entre une vraie compétition et une opération diplomatico-sportive qu’est-ce qui construit vraiment l’avenir, ou du moins simplement l’existence, du cyclisme ? Sportiva.

AMERICAN RULE

6 juillet. A Vancouver, la sélection américaine a remporté dimanche sa 3e Coupe du monde de foot. Un sacre qui ne souffre d'aucune contestation tant les stars US (Wambach, Morgan, Solo, Rapinoe, Lloyd...) ont dominé leur sujet en finale face au Japon, passé totalement à côté du premier quart d'heure (4-0 au bout de 16 minutes) et finalement étrillé 5-2. Ce Mondial 2015 s'achève donc sans grande surprise. Finalistes en 2011, Nippones et Américaines se sont retrouvées quatre ans plus tard. L'Allemagne, demi-finaliste, est à sa place au regard de son expérience. L'Angleterre, 3e et pour la première fois sur le podium, confirme sa montée en puissance. La Colombie, qui a fait vaciller les futures championnes du monde en 8es finale, est la révélation de la compétition tout comme le Brésil, tombé en 8es, en est le bide. Les Bleues, éliminées en quarts de finale, peuvent nourrir d'immenses regrets, mais aussi l'espoir d'organiser aussi belle Coupe du monde en 2019 que celle brillamment accueillie par le Canada en 2015... Sportiva

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Jeudi 25 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, se sont refermés à Bakou. La France y a été largement représentée (254 sportifs) et largement médaillée, comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’a été prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux (bonnes) affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

«DÉCEPTION, MAIS UN TRÈS GRAND MATCH »

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. Après France-Allemagne (1/4 de finale) : «Ce qui est sûr c’est que l’on a vu un beau match, un grand match. Il y avait tout dans ce ¼ de finale. Après c’est dommage de ne pas passer car les françaises méritaient vraiment la qualification. Elles font un très bon début de match. Elles ont étouffé les Allemandes qui ont été obligées de systématiser des fautes tout au long de la rencontre. Jusqu’à la 84e on y croit. L’égalisation survient sur un penalty justifié : une main dans la surface, même si celle-ci est involontraire… C’est alors la douche froide et on oublie (Thiney) une occasion de but, alors que le but est ouvert… Puis les Allemandes jouent mieux le coup. À croire, qu’il n’y a rien à faire, elles ne veullent pas céder leur leadership sur le football européen. Elles repoussent les Bleues et comptent ensuite sur leur gardienne… »

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Jeudi 25 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, s’ouvrent ce 12 juin à Bakou. La France y est largement représentée (254 sportifs) comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’est prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

« IL FAUDRA FAIRE LE MATCH PARFAIT »

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. Avant France-Allemagne (1/4 de finale) : «Ça serait bien que les Françaises tordent le coup à la logique et battent les Allemandes. Mais l’Allemagne c’est une grosse, très grosse, équipe. En regardant, on ne trouve pas de points faibles ; elles ont l’habitude de ces rendez-vous… Ce qui est sûr c’est que ce sera un beau match, intense. Si les Françaises font le match qu’il faut, le match parfait, on peut passer. Mais il faudra pour y parvenir marquer vite comme contre le Mexique et la Corée. Et pour cela il faudra jouer en oubliant l’enjeu… On sait que la France a de bonnes joueuses, que le groupe est en grande forme, que les blessures sont évacuées, même les blessures psychologiques d’après le match contre la Colombie. Mais si on laisse le rouleau compresseur allemand se mettre en marche… »

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Jeudi 25 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, s’ouvrent ce 12 juin à Bakou. La France y est largement représentée (254 sportifs) comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’est prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

LES BLEUES «PIED AU PLANCHER» !

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. Après France-Corée du Sud (3-0) : «Le match a été plié en début de chaque période. Et c’est plutôt très bon de pouvoir réussir ce genre de début en match éliminatoire. Je m’attendais néanmoins à un meilleur niveau de la part des Coréennes. Derrière, elles n’étaient pas vives, pas en place. Sur le 1-2 qui amène le premier but, Laure (Boulleau) est assez tranquille… Il faut peut-être prendre en compte que l’événement a sans doute impressionné les Coréennes : c’était la première fois qu’elles jouaient à ce niveau et elles affrontaient la France, qui est maintenant une grosse cylindrée, qui marque beaucoup de buts… Et comme les Bleues ont très bien débuté avec la fougue de Thomis, de Le Sommer, avec un bon jeu en passes courtes… C’était une équipe de France qui avait envie de fracturer et qui a joué pied au plancher !»

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Samedi 19 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, s’ouvrent ce 12 juin à Bakou. La France y est largement représentée (254 sportifs) comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’est prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

« LA VRAIE ÉQUIPE DE FRANCE ! »

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. Après France-Mexique : 5-0 (4-0) : «On ne pouvait pas rêver meilleure entame de match. Les filles ont montré à tout le monde qu’elles étaient là. Ce n’était pas une grosse opposition, mais les Mexicaines n’ont pas lâché. La Fance a pris le match du bon côté et en un quart d’heure c’était plié. C’était le vrai visage de l’équipe de France. Les connaissant, je sais que ce sont des compétitrices qui n’acceptent pas de perdre un match. Alors perdre en jouant mal comme contre la Colombie… Les changements effectués ont été opportuns: Thomis on savait qu’elle allait mettre le feu, Henry a été omniprésente, Abily a été a son vrai niveau… Maintenant il y a la Corée : c’est une équipe à notre portée et ce n’est qu’un 1/8e de finale. Il faut bien l’engager, ne pas en faire une affaire d’état. Il faut assumer notre statut pour aller tranquillement en ¼ où les choses sérieuses débuteront."

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Mercredi 17 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, s’ouvrent ce 12 juin à Bakou. La France y est largement représentée (254 sportifs) comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’est prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

« UN RÉSULTAT DÉCEVANT »

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. Après France-Colombie : 2-0 (1-0) : «C’était un match bien compliqué ! Personne ne s’attendait à voir une équipe de Colombie aussi vaillante et bien en place. Elles ont tenu le ballon, se sont installées dans le match après les 20 premières minutes où elles ont subi. Je n’avais jamais vu une équipe colombienne avec au moins deux joueuses par ligne de ce niveau. La gardienne a bien sûr été très bonne. De notre côté, la prestation a été globalement décevante. Il manquait la dernière passe, on n’avait pas de solution, il n’y avait pas le bon appel, on jouait trop vers l’arrière, on a aussi trop insisté côté droit alors que peut-être à gauche… Ce n’est pas inquiétant mais… Peut-être que l’histoire montrera que le chemin pour aller en finale était plus facile en terminant 2e du groupe… En tout cas c’était un bon match

«CE SERA PLUS OUVERT CONTRE LA COLOMBIE»

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. «Le match contre l'Angleterre (victoire des Bleues 1-0) a été conforme à ce que l'on pouvait attendre. Ce n'était pas la même tension vécue lors du match éliminatoire d'il y a 4 ans en Allemagne, c'était plutôt une tension par rapport à l'obligation de ne pas rater leurs débuts. Du coup, elles ont été un peu en retenue et n'ont pas vraiment joué leur football. Mais les Bleues sont parvenues à bien négocier ce passage essentiel dans la compétition. Contre la Colombie ce soir, nous aurons un match d'une tout autre configuration : les Sud-Américaines, en général, sont plus joueuses. Elles vont évoluer sans complexe. C'est une équipe qui peut faire un bon tournoi. Le match va être ouvert et intéressant, mais je vois une meilleure maîtrise générale des Bleues et une victoire, peut-être de l'ordre de 3-0…»

DIPLOMATIE SPORTIVE À BAKOU

Vendredi 12 juin. Les Jeux européens, premiers du genre, s’ouvrent ce 12 juin à Bakou. La France y est largement représentée (254 sportifs) comme elle a été largement sollicitée pour aider et conseiller l’organisation. Savoir-faire national oblige et cela avec d’autant plus d’empressement que, depuis peu, la notion de diplomatie sportive innerve le positionnement des autorités françaises. Le discours officiel dit : «Le sport est un outil de notre rayonnement international, de compétitivité et de création d’emplois. A ce titre, il a une place importante dans notre diplomatie économique et d’influence, en faveur de laquelle tous les services de l’État sont mobilisés.» En conséquence, pas un mot n’est prononcé, ni par les autorités, ni par aucun des athlètes, sur la réalité du régime azerbaïdjanais (répression, emprisonnement de journalistes, mise sous contrôle des ONG etc.). En 2008, l’on prétendait encore donner des leçons pour Pékin. En 2015, place aux affaires, avec l'assentiment du mouvement sportif et le silence de la société civile. Sportiva.

« À L'IMAGE D'IL Y A 4 ANS ! »

L'ÉDITO DE SAPO. Bérangère Sapowicz, ancienne gardienne de l'équipe de France et du PSG suit (bien sûr !) le Mondial canadien et fait part de ses impressions pour Sportiva. «France – Angleterre ? Il y a 4 ans, je ne l’ai pas joué ce match ! J’avais pris un carton rouge contre l'Allemagne en match de groupe pour avoir plonger dans les pieds de Fatmire Alushi… qui joue aujourd'hui au PSG ! J’étais donc suspendue pour ce quart que l'on gagne dans la difficulté aux tirs au but… J'ai le souvenir d’un match très tendu. La tension se sentait également dans le public. Je pense que ce sera similaire cette fois encore, même si c'est un match de poule. Mais c'est le premier, celui de l'entrée dans la compétition. Il vaut peut-être mieux commencer comme cela, par du dur, du significatif. L'Angleterre, comme la France, a renouvelé et rajeuni son équipe. Et comme nous, sans baisser de niveau. Je pense à un match serré, tendu. Que l'on finira par gagner. À l’image d'il y a 4 ans finalement !»

LA LFH À FOND DANS LES CLICHÈS

Mercredi 21 mai. La Ligue Féminine de Handball a lancé le 18 mai une opération « Élection – All Star LFH ». Un appel au vote des internautes, relayé par Handnews, pour déterminer les meilleures joueuses de la saison écoulée. Mais pas seulement. Sur les 15 catégories proposées au vote (jusqu'au 14 juin) 3 sortent du champ sportif : joueuse la plus connectée, meilleur public et la «belle gosse». Si les 2 premières sont de bonnes idées, la proposition de déterminer quel est le plus joli minois de la saison laisse plus que sceptique. De quoi s'agit-il ? De dire que telle ou telle est jolie ? D'utiliser pour cela des critères, mais lesquels ? De sous-entendre que celles qui ne sont pas nomées (Cléopâtre Darleux, Hanna Fogeström, Estelle Nze-Minko) sont moches ? De remettre sur le tapis la problématique rance et sujette à caution de la beauté (éternelle ? fatale ?). Assurément une initiative qui se trompe de contexte social. On attend la levée de boucliers que cela ne manquera pas de susciter... Sportiva

500 ARTICLES ? OUI, 500 ARTICLES !

Samedi 15 mai. Cinq cent articles publiés ! Série bien évidemment en cours. Sportiva-infos poursuit son chemin avec ténacité. 500 thèmes ce n’est pas rien : il y a derrière ce nombre des personnes qui cherchent, écrivent, publient, pensent une cohérence, proposent un travail éditorial digne et professionnel. Cinq cent sujets traités (interviews, reportages, compte-rendus (de matchs, de lecture, de tables rondes), portraits, directs, enquêtes, etc.), c’est toute une diversité qui permet de montrer toutes les facettes du sport féminin et du sport mixte. Bref, un média dans toute l’acception du terme, le seul pour être précis, qui poursuit et poursuivra son travail de presse professionnelle et généraliste sur et autour du sport féminin. Une chance par les temps délicats qui courent pour la presse. Une opportunité sensationnelle pour le public, les acteurs et les actrices de ce milieu en pleine évolution. Le tout à travers une proposition claire et logique de formules d’abonnements : pour voguer en toute indépendance, avec vous, vers le 1000e article. Sportiva

À QUOI JOUENT LE CSA ET LES MINISTÈRES ?

Vendredi 1er mai. Depuis son lancement Sportiva-infos défend la thèse de la mal-médiatisation du sport féminin contre l’argumentation de la non-médiatisation ou de la sous-médiatisation. Notre nouvelle étude, sur le sport féminin et la TV, pour la 3e année consécutive, le prouve encore. Pire elle démontre que les argumentations des instances officielles, et des associations qui relaient, provoquent le glissement télévisuel vers les sports dominants (foot, tennis). Aujourd’hui, les politiques volontaristes autour des retransmissions TV tournent le dos à la diversité, qui est la caractéristique du sport féminin actuel. Aujourd’hui, grâce au CSA et à divers ministères, l’on s’appuie sur des chiffres sans justification ni signification : 7% de sport féminin à la TV puis, miraculeusement 15% ne reposent sur rien comme le démontre année après année Sportiva. Pourquoi ? Une seule explication : sortir un chiffre bas pour justifier la nécessité d'une politique puis inventer un chiffre du double pour faire état des effets d’une supposée action. Très préoccupant. Sportiva.

500 ARTICLES ? OUI, 500 ARTICLES !

Samedi 25 avril. Cinq cent articles publiés ! Série bien évidemment en cours. Sportiva-infos poursuit son chemin avec ténacité. 500 thèmes ce n’est pas rien : il y a derrière ce nombre des personnes qui cherchent, écrivent, publient, pensent une cohérence, proposent un travail éditorial digne et professionnel. Cinq cent sujets traités (interviews, reportages, compte-rendus (de matchs, de lecture, de tables rondes), portraits, directs, enquêtes, etc.), c’est toute une diversité qui permet de montrer toutes les facettes du sport féminin et du sport mixte. Bref, un média dans toute l’acception du terme, le seul pour être précis, qui poursuit et poursuivra son travail de presse professionnelle et généraliste sur et autour du sport féminin. Une chance par les temps délicats qui courent pour la presse. Une opportunité sensationnelle pour le public, les acteurs et les actrices de ce milieu en pleine évolution. Le tout à travers une proposition claire et logique de formules d’abonnements : pour voguer en toute indépendance, avec vous, vers le 1000e article. Sportiva

LE HAPPY END DE LAURE BOULLEAU

Jeudi 23 avril. Le 9 avril dernier la joueuse de l’équipe de France de football et du PSG, Laure Boulleau, comparaissait devant l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Les trois manquements à des obligations de localisation qui lui étaient reprochés lui faisaient encourir le risque d'une suspension plus ou moins longue. L’agence a finalement blanchi la footballeuse : profitant d'un changement du code mondial antidopage daté du 1er janvier 2015, elle n’était plus coupable que de 2 «no-show» sur la nouvelle période de 12 mois prise en compte dorénavant au lieu de 18. La relaxe de Laure Boulleau était annoncée par communiqué de l'AFLD le 22 avril, veille de la publication des joueuses sélectionnées pour le Mondial au Canada. Un happy end pour la footballeuse, qui, en l'espace de 24 heures, est blanchie d'accusations lourdes et incluse dans le groupe des Bleues. Toute sportive de haut niveau reste cependant soumise à des obligations dans le cadre de la lutte antidopage. Et Laure Boulleau, sans doute par négligence, ne les avaient pas remplies.Sportiva

CAP HORNIÈRES

Lundi 6 avril. Elles sont embarquées dans le tour du monde à la voile (en équipage et avec escales) depuis octobre dernier. Elles, ce sont les navigatrices du Team SCA, le bateau 100% féminin skippé par Samantha Davies. Leur défi c’est la Volvo Ocean Race (ex Whitbread) dont elles occupent, pour l’instant, la 5e place (7 navires au départ). Mais surtout, à l’intérieur du défi, il y avait le passage du Cap Horn. C’était le point névragilque de la 5e étape, la plus longue (6 776 milles marins entre Auckland en Nouvelle-Zélande et Itajai au Brésil), sur les 37 000 du total. Le passage, dans ce bout du bout mouvementé de la planète, n’est plus emprunté par les cargos et les routes commerciales. Seuls quelques pêcheurs, militaires ou aventuriers s’y risquent. Ainsi que les sportifs et sportives de l’extrème. Les 11 filles du Team SCA l’ont fait la semaine dernière, mercredi 1er avril à 13h42 heure française très précisément. Un exploit quasiment anonyme. Mais un exploit sensationnel. En juin la course fera escale à Lorient. Nous y serons. Sportiva.

L’EXPLOIT BANAL

Mardi 31 mars. L’Olympique lyonnais a donc expédié, cette saison encore, les affaires domestiques de la même manière que lors des exercices précédents : sans aucune contestation. À l’issue de la 20e journée et de la victoire des Lyonnaises à Rodez (0-6), samedi 28 mars, les 20 victoires de rang en autant de journées, scellent une domination que le PSG n’a décidé de contester que sur la scène européenne pour l’instant. L’OL remporte donc un nouveau titre (le 9e de rang) après avoir survolé le championnat, marqué des buts à la pelle (130 pour 6 encaissés) et placé 3 de ses attaquantes sur le podium des meilleurs buteuses (Schellin, Le Sommer et Hegerberg). Il reste 2 matches pour finir d’expédier les affaires courantes : le 3 mai contre Arras et le 9 mai à Guingamp où les locales, convaincantes 4es, ont l’occasion de conclure l’année sur un coup de prestige. Mais ça ne sauvera pas l’intérêt des joutes de la D1. L’exploit de l’OL n’en restera pas moins, de quelque façon qu’on le regarde, qu’un exploit banal. Sportiva.

L’INDIGENCE DE LA FF DE SAVATE ET BOXE

Dimanche 29 mars. Les finales du Championnat de France Élite de Savate et Boxe Française se sont déroulées à Coubertin samedi 28. Sportiva-infos, média spécialisé professionnel, pensait couvrir cette soirée mixte où les titres nationaux (qualificatifs pour les prochains mondiaux) allaient être décernés dans toutes les catégories de poids, masculines et féminines... Mais la non-prise en compte de la presse ainsi que sa mise à l’écart des abords du parterre-ring, n’ont pas permis une couverture ‘normale’ de la soirée. Il s’agit là d’entorses graves au droit à l’information et à la liberté de travailler. Un manquement inédit de la part d’une Fédération délégataire dont la mission ne peut être de rendre difficile, et en ces circonstances impossible, le travail de compte-rendu, et donc de médiatisation, d’un événément. Ce choix de la Fédération Française de Savate, Boxe Française et Discipline Associées (FFSBF et DA), de privilégier un type, et un seul type, de support, sous couvert d’exclusivité, n’est ni acceptable, ni légal. Sportiva.

LES MOTS DU SPORT

Mardi 17 mars. On ne pensera pas spontanément au sport, ces jours-ci, alors que la culture occupe le devant de la scène et répand la bonne parole de la francophonie. Une semaine (du 14 au 22 mars) pour rappeller la vitalité, et l'histoire en mouvement, d'une langue aujourd'hui utilisée par 270 millions de personnes. Une semaine où l'on peut, aussi, faire un crochet par le sport, qui est finalement l'un des domaines les plus exposés à l'intrusion des anglicismes. Sportiva rappelle, avec gourmandise, l'existence d'un petit livre épatant («Le vocabulaire des sports»), que vous pouvez vous procurer gratuitement auprès du minisère de la culture, histoire de savoir comment parler de sport en français et comment contourner l'évidence anglo-saxonne. Au long d'une petite centaine de pages, claire et didactique, l'on saura que l'on peut avantageusement utiliser «invitation» pour «wild card», «jeu décisif» pour «tie-break», «départ groupé» pour «mass start», ou encore le délicieux «planche volante» pour «kite-surf». Voir ce lien pour en dire plus et mieux. Sportiva

MÉMOIRE POUR TOUS

Mardi 10 mars. 10 morts tragiques. Parmi les défunts, 3 que l'on ne connaissait pas forcément mieux, mais forcément un peu plus. La caisse de résonance des JO pour Muffat ou Vastine, la sensationnelle Route du Rhum effectuée par Arthaud : cela a contribué à aiguiser la stupeur sur la disparition soudaine de ces noms. Mais la douleur, ou l'injustice, n’a bien sûr pas de critères médiatiques : c’est bien un drame collectif qui a eu lieu. Derrière notre regard de journalistes, l'émotion se reporte sur les stars, mais que tous, dans ce fait divers glaçant, trouvent notre compassion... Camille Muffat nous avait donnés, entre autres, un très bel entretien (signé Éric Mugneret) au sortir de Londres, que vous pouvez retrouver sur notre site. Nous connaissions moins Alexis Vastine. À peine plus Florence Arthaud, malgré notre goût pour la voile. Habitués à se dépasser, voilà qu’ils ont été rattrapés par l'horreur de l’injustice. Depuis Sabine et Balavoine, les hélicos ne nous épargnent décidément pas. Sportiva

L’ANNONCE PSCHITT ET LA DOUBLE MÉDAILLE

Lundi 9 mars. En sport, comme en toute chose, il faut parler peu et agir. Il y a une poignée de jours, une sportive qui s’était retirée sur un sensationnel succès à Wimbledon s’aventurait sur un terrain qui n’a besoin ni de qualifications, ni de wild-cards, encore moins de points WTA pour que l’on y joue. Mais que reste-t-il de la fugace et pour tout dire incompréhensible interrogation de Marion Bartoli sur Twitter ? Rien. Dans la vie, l’oubli, ou la distance, sont parfois les bons conseillers de l’action à venir. Sans bruits, ni déclarations, ni réseaux sociaux, Marie Dorin-Habert vient d’écrire une page doublement exemplaire. Pour elle et pour le sport. La belle histoire. Et ce n’est pas si souvent. Mais comme toujours, c’est d’abord une question de volonté et de choix personnel. Pas de communication. Sportiva.

L’IRRESPECT PERMANENT ENVERS LES MÉDIAS

Jeudi 20 février. Se sert-on chez l’épicier, le bijoutier, le restaurateur sans prendre en compte le deal social qui instaure un tarif, basé sur le coût d’organisation d’une offre professionnelle ? Non, bien sûr. Allez savoir pourquoi, dès lors qu’il s’agit de presse, ce serait différent. Sportiva-infos vient, à nouveau, d’être l’objet de ce traitement différentiel qui voudrait que chez un média, on se serve. Nous avons sommé un blog (lesportaufeminin.com) de retirer tous les contenus de notre production plagiés à l’identique. Il s’agissait, selon les excuses présentées, d’un excès de bonne volonté de l’association dans la promotion du sport féminin. Sans respecter les règles sociales. Sans prendre en compte la propriété intellectuelle. Sans respecter ce qu’est un média. Cela nous est déjà arrivé avec la radio Elles’ Sport, avec Femix’ Sports (oui, oui, Femix’Sports), avec le Comité d’île de France de rugby… Le fonctionnement habituel du monde associatif, trop habitué, sans doute, à la facilité des subventions pour respecter le travail d’un média professionnel. Sportiva.

AVANT, PENDANT, APRÈS... TOUJOURS !

9 février. Sportiva et le rugby féminin, une longue histoire commune ! Il y a 10 ans, «dfO, LES ÉDITIONS» lançait «dfO le Mag», premier magazine papier (trimestriel) dédié au rugby féminin, et son interface numérique : desfillesenovalie.com. Une façon de transformer l'essai après la publication du livre «Des filles en ovalie : 40 ans d'histoire», écrit par Jacques Cortie et Yaneth Pinilla B., rédacteur en chef et chef de projet de sportiva-infos.com, lancé en 2012... seul média professionnel du sport féminin. Les années passent, mais la présence de Sportiva auprès du rugby féminin demeure. Reportages à Twickenham, aux USA lors de la tournée de juin 2013, partout en France sur les terrains amateurs, lors de la Coupe du monde 2014. 220 journalistes étaient alors accrédités. Samedi, pour le début des Six Nations 2015, Sportiva était fidèle au poste, représenté par son envoyé spécial à La Roche-sur-Yon à l'instar de quatre autres médias (Midi Olympique, France 4, Ouest-France et TV Vendée). L'omniprésence, c'est aussi ça la définition d'un média ! Sportiva

LA FRANCE EST À LA TRAINE

Dimanche 1er février. Depuis 2012, le volontarisme a pris place dans les débat autour du sport féminin. C’est l’attitude qui permet d’aller vite et de convaincre de la réalité d’une ligne politique. Partant du constat que le sport féminin n’est pas assez représenté dans les médias, les associations et les divers responsables politiques se succédant dans divers ministères ont enclenché une incantation : « Il faut plus de sport féminin dans les médias » , « Il faut modifier le décret ‘Télévision sans frontière ‘ » etc. Cette gauche actuelle qui s’agite n’a pourtant pas inventé la poudre en la matière puisque le sport féminin est un vrai sujet depuis le début des années 2000. Notre dossier « Sport féminin et TV » constate que les choses n’avancent pas autant qu’on l’annonce et le font parfois mieux à l'étranger (Italie). Tant que la fameuse directive n’aura pas été retoquée les discours resteront des discours et la non prise en compte du pluralisme de la presse l’un des points faibles de cette agitation : les médias se réduiraient-ils à la seule télévision ? Sportiva.

SPORT FÉMININ & TV : LES SEULS CHIFFRES VALABLES

Mardi 20 janvier. Voilà deux ans que Sportiva-infos produit une enquête d’ampleur, qui s’avère être la seule cohérente et la seule légitime, pour établir quelle est la part du sport féminin diffusé sur les écrans hexagonaux. En prenant en compte une période d’amplitude significative de six mois, en zappant des événements aux effets grossissants et trompeurs, comme des Jeux olympiques, ce baromètre, unique en son genre, a déjà permis de constater en 2013 que la part du sport féminin à la télévision se situait à 11%. Nous avons établi en 2014, après une nouvelle étude de six mois, qu’elle était passée à 15,5%. Nous l'expliquons par l’apparition de MCS Tennis. Devenu enjeu politique et militant, le chiffre du sport féminin à la télévision reflète, en fait, une réalité bien différente de la notion caduque des 7% véhiculée à l’envie, sans aucune méthodologie, et sortie, pour tout dire, de nulle part. Sportiva, média transparent sur ses méthodes, apporte les vrais éléments d’analyse. Le strict rôle de la presse, à vrai dire. La prochaine enquête sera publiée en avril. Sportiva.

JE SUIS CHARLIE

7 janvier. Sportiva-infos, membre du Spiil (syndicat de la presse indépendante d'information en ligne) depuis 2013, s'associe à la communauté des éditeurs de presse et exprime son effroi après l'horrible attentat ayant frappé la rédaction de l'hebdomadaire Charlie Hebdo ce 7 janvier 2015. Aux familles des victimes, Sportiva-infos présente ses condoléances.
Communiqué des éditeurs de presse : La communauté des éditeurs de presse est sous le choc après l’attentat d’une lâcheté et d’une gravité extrêmes perpétré aujourd’hui contre son confrère Charlie Hebdo. L’ensemble des éditeurs exprime sa plus grande indignation et sa vive émotion, et souhaite marquer sa profonde solidarité vis-à-vis des équipes de Charlie Hebdo, et son soutien aux victimes, dont les deux policiers qui assuraient la protection de la rédaction, et à leurs proches. Aujourd’hui, cet attentat terroriste est le plus grave que la France ait eu à subir depuis des décennies... L'intégralité du communiqué sur le site du Spiil. Sportiva

SPORT CO ? SPORTIVA ÉVIDEMMENT !

Vendredi 19 décembre. La liste de nos reportages et de nos publications concernant les pratiques sportives collectives féminines est déjà bien longue... Au traditionnel BHV (basket, hand, volley), nous avons (c'était une évidence pour nous, créateurs d'un site – «des filles en ovalie» – ayant fait l’actualité ovale de 2006 à 2010) mis en lumière le rugby (à XV, à VII et à XIII), l'incontournable football, mais aussi les divers hockey (en salle, sur glace, sur gazon). Nous y avons ajouté le footy (ou football australien), le quidditch (voir nos reportages récents), ainsi que le kinball. Fin octobre nous étions à Tourcoing pour les Mondiaux de rink hockey (équipe de France finaliste malheureuse). Du 15 au 18 décembre, nous avons enfin traité de long en large, d’une manière on peut plus complète (personne, sur aucun média, n'a fait mieux cette semaine), le water-polo autour de la confrontation France – Russie après avoir couvert il y a quinze jours la 2e édition de la Coupe de la Ligue. L'acteur constant de la couverture du Sport Co existe : Sportiva, évidemment !

PRESSE : TOUT LE SPORT FÉMININ, TOUT LE TEMPS

Jeudi 11 décembre Notre média a mis en place depuis lundi 8 décembre un nouveau système d'accès à nos articles : il est désormais possible d'acheter une seule actualité. Après une manipulation simple (3 clics), la fonction est ouverte. Coût : 0,60 euros. La formule est applicable à l'ensemble de nos archives et donc pour n'importe lequel des quelque 400 articles en ligne à la date. En plus de nos formules d'abonnement (aux tarifs inchangés : 10 € pour le trimestre et 20 € pour l'année - accès tout contenu), cette nouvelle offre, simple et agile, diversifie notre proposition d'accès et VOUS permet de continuer à contribuer à l'indépendance d'un support presse ainsi que d'évoluer, avec souplesse, parmi toutes les propositions éditoriales que comporte notre offre rédactionnelle. Un pas de plus pour conforter l'indépendance d'un média et un pas de plus pour répondre à vos besoins d'internaute impliqué dans la problématique d'une vraie presse. Sportiva.

BOXE ÉTERNELLE

Lundi 24 novembre. Reims, Jeju, Nantes, les JO... Décidément, la boxe reste surprenante et multiple. À Reims la pesée Da Costa – Cruz Pérez a débuté avec une heure de demie de retard car le délégué WBF avait pris des libertés avec les horaires ; en Corée du Sud, si le come-back de Ourahmoune a tourné court (défaite dès l’entrée dans la compétition), les jeunes Mossely et Guerrier ont mordu à pleines dents dans ces Championnats du monde amateur pour remporter le bronze; dans d'autres coins on crie à la mort de la boxe pro en France: Mathis tente de soigner sa sortie, Lamare est partie sur le MMA, Chomaz a changé de vie et Hokmi n'y voit pas d'avenir ; Rio succédera à Londres et ses qualifications cafouilleuses; Katie Taylor, la fabuleuse irlandaise, se situe au-delà de tout cela ; la Fédération Française fonce dans le Ladies Boxing Tour qui ouvre à Nantes le 20 décembre. La boxe, comme depuis un siècle avec les masculins, avance, trébuche, fait rêver, vampirise les énergies. Éternelle et passionnante. Sportiva.

UN LIVRE SANS ÉQUIVALENT

Lundi 10 novembre. «L’Année du sport féminin – 2014» est disponible. Des textes, photos, et reportages inédits rendent compte, pour la 5e année consécutive, de la saison sportive écoulée. Le matériel graphique et textuel qui est proposé est produit par la rédaction de Sportiva-infos et par dfO, LES ÉDITIONS. Il est exclusif et permet de proposer au grand public un ouvrage unique en son genre. Un support luxueux qui donne à lire et à voir les exploits et les problématiques du sport au féminin. Cette édition est préfacée par Samantha Davies qui prend la suite d’autres sportives de prestige : Allison Pineau, en 2010; Lucie Décosse, en 2011 ; Laura Flessel-Colovic, en 2012 ; Sonia Bompastor en 2013. Pour acquérir l'ouvrage : chèque de 25 euros (frais de port offert) à l'ordre de dfO / Sportiva à adresser à dfO / Sportiva 26 rue Eugène Süe 75018 Paris. Tout demande particulière: contact@dfo-les-editons.fr. Le sommaire propose une quinzaine de sports sur 136 pages originales et plus de 100 photos exclusives… Un livre sans équivalent ! Sportiva

SPORTIVA ? INDISPENSABLE…

Lundi 6 octobre. Nous tenons le compte et notre média arrive ce lundi à 62 pratiques sportives traitées et documentées sous forme d’articles, d'interviews ou de reportages. C'est là l'un des intérêts que recèle notre proposition éditoriale. Le sport en général n'est pas réduit à une poignée de pratiques dominantes. C'est toute la problématique quand le quotidien insiste (presse en général, grand public, pouvoirs publics) sur les sports porteurs. Bref, rentables. Quelle que soit la rentabilité (économique ou politique). Avec une incursion dans le football australien le 6 octobre, un portrait de la championne du monde de canne de combat vendredi 3 octobre et avec une liste, longue et originale, que nos archives sont toutes prêtes à vous livrer, Sportiva donne la véritable photographie de la pratique féminine aujourd'hui sans passer à côté du sport de haut niveau. Deux raisons à cela : notre ligne éditoriale généraliste. Et une évidence : les jeunes filles et les jeunes femmes d'aujourd’hui sont majoritairement adeptes d'un autre modèle sportif. Sportiva.

ON DIT ҪA RIEN, ON DIT RIEN !

Dimanche 21 septembre. Grosse opération de com, ces derniers jours, pour la Coupe du monde de rugby à XV, celle qui a lieu l’an prochain en Angleterre. La World Cup 2015 a envahi les espaces publicitaires pour informer de son imminence et surtout faire passer le message que l’on peut d’ores et déjà acheter son billet (et donc ses hospitalités). L’argument ? Mais le fameux J-365 avant le match d’ouverture, bien sûr. Ça marche toujours quand on veut faire le buzz, ce genre d’alerte symbolique…Juste un petit flash back : un an avant la WRWC (Women Rugby World Cup ou Coupe du monde féminine de rugby) l’IRB et les Fédérations concernées n’ont pas bougé un orteil. Ni même six mois avant. Sans doute que le grand public savait suffisamment de choses sur le rendez-vous planétaire ovale de ce dernier été proposé en Île-de-France. C’est vrai qu'il n’y avait aucune raison de bouger. Encore moins un an à l’avance. Quelle drôle d’idée en effet que de promouvoir ainsi le rugby féminin. En revanche comme le grand public risque d’oublier que la Coupe du monde masculine approche, que les vice-champions du monde sont les Bleus, il faut prendre des mesures. Sportiva.

PAS DE RENTRÉE POUR SPORTIVA-INFOS :-)

Lundi 8 septembre. L’histoire des bonnes résolutions ; celle des nouveaux départs ; rien de tout cela n’aura lieu ! Sportiva-infos ne change pas de vitesse de croisière, ne se réveille pas quand il semble obligatoire en septembre de vendre un nouveau dynamisme. L’été n’a jamais été pour nous une période creuse, un moment à passer en se faisant discret. Dans l’exigence de couverture de l’actualité et dans le choix de créer et faire vivre un vrai média généraliste du sport féminin, il n’y pas de basses eaux. Cet été nous avons proposé des interviews exclusives (Sandrine Gruda et Céline Dulmerc au Madison Square Garden), des reportages inédits (couverture du film sur le dopage dans le cyclisme : ‘La Petite Reine’), des révélations (la croisade entamée contre la FIFA pour la Coupe du monde 2015), des rencontres (la surfeuse Justine Dupont, la squasheuse Coline Aumard), des suivis de grands événements (La Course by le Tour de France, la Coupe du monde de rugby…). Sportiva-infos ? Tout le sport féminin, tout le temps. LE Média.

MOISSON D’AOÛT

Lundi 1er septembre. Cette fin d'août a permis, à divers titres et dans divers sports, aux couleurs et aux sportives nationales de briller. Le Judo a réalisé une belle moisson et les filles engagées ont à leur actif les 3/4 des médailles (6 sur 8) que la délégation française ramène de Tcheliabinsk (Clarisse Agbegnenou, or en -63 kg ; Audrey Tcheuméo, argent en -78 kg ; Amandine Buchard, bronze en -48 kg ; Automne Pavia, bronze en -57 kg; Émilie Andéol, bronze en -78 kg ; et l’or par équipes). Mais derrière ce sport habituel pourvoyeur de succès il faut noter les 3 médailles (2 en or et 1 en bronze) que le parachitisme a conquis lors des mondiaux achevés ce 31 août. En aviron, le rendez-vous planétaire se disputait aussi cette dernière semaine, deux bateaux mixtes handisport ont conquis l’argent et le bronze. Enfin, en cyclisme sur route, Pauline Ferrand-Prévot, termine 3e du Grand-Prix de Plouay (Coupe du monde UCI). On suivra donc, avec curiosité et envie, ce que nous réserve septembre. Sur Sportiva-infos, bien sûr. LE média....

LES TROIS COUPS…

Lundi 18 août. Les quinze derniers jours ont été fertiles en événement. Trois nous paraissent importants. La Coupe du monde de rugby à XV, que les Françaises ont terminé à la 3e place (comme leurs devancières de 2002 et 2006). L’épreuve a été un succès sportif et organisationnel. L’on a, au pasage, célébré, ici et là, la médiatisation qui a accompagné ce rendez-vous, dont les précédentes éditions avaient été passées sous silence (sauf par dfO/Sportiva qui avait couvert les RV de 2006 et 2010). Nous reviendrons sur cette geste du ballon ovale ainsi que sur le second grand moment, constitué par les 11 médailles des athlètes (sur les 23 obtenues par la France) lors des Europe de Zürich. Enfin, un troisième événement, tout aussi important à nos yeux, a été la tenue de la Route de France internationale. Nous y consacrons notre diaporama et reviendrons avec l’organisateur, Hervé Gérardin, sur la richesse et les difficultés de cette épreuve de haut niveau sportif. Le sport féminin, tout le sport féminin, c’est sur Sportiva, tout le temps.. LE média....

CYCLISME : APRÈS LES FLONFLONS…

Samedi 9 août. Les lampions, les vivas, les satisfectis et les autosatisfactions. Les déclarations définitives, la prospective sportive et les analyses à l’emporte-pièce. Tout cela est bien terminé. Les Champs-Élysées sont loin. La Course by le Tour de France a laissé cette impression de paillettes et cette sensation que le couvercle s’est refermé sur le quotidien du cyclisme féminin sur route, après une parenthèse dorée de 90 petits kilomètres. Sans doute que l’opération sera renouvellée l’an prochain. Mais une douzaine de jours plus tard le soufflet est retombé. La kermesse (appelons ainsi cette course), remportée, comme on y met un point d’honneur devant l’histoire, par la Championne du monde, est derrière nous. L’actualité c’est la Route de France qui déroule 7 étapes du dimanche 10 au samedi 17 août entre Mouilleron-en-Pareds et Marcigny. Les coureuses vedettes n’en seront pas. Notamment l’icône auto-proclamée de la revendication pour un meilleur cyclisme féminin, la néerlandaise Vos. Pas assez glamour ? Sportiva

QUEL AVENIR POUR LA COUPE DU MONDE ?

Mardi 29 juillet. C’est une simple remarque mais comme souvent les détails disent beaucoup : la Coupe du monde de rugby qui s’ouvre ce 1er août en France, pour s’achever le 17, démarre sur une ambiguité savamment entretenue. Car à force de dire « Rugby », tout court, on en oublie de préciser lequel. La compétition qui s’ouvre est la Coupe du monde de rugby à XV. C’est la moindre des choses que de le stipuler pour respecter la Coupe du monde de Rugby à 7 et, peut-être et surtout, la Coupe du monde de Rugby à XIII. Ce point de « détail » établi, il reste à se demander quel est l’avenir de cette compétition, structurellement déficitaire, qui tourne grosso modo sur les mêmes 12 équipes depuis des années et qui a déjà vu se fermer la posibilité de l’apothéose olympique au profit du Sevens. Sans être de mauvais augure, on voit mal comment les dirigeants de l’IRB, qui ont poussé le 7 sur le devant de la scène, vont planifier un avenir à cette compétition et à cette modalité du jeu de rugby. Sportiva.

UNE CERTAINE DISETTE

Mardi 15 juillet . On a beaucoup parlé de cet arrêt soudain de Camille Muffat. Une fin de carrière surprise à 25 ans. Comme avait été tout autant inattendue celle de Marion Bartoli, l’an dernier, à 29 ans, dans la foulée d’un succès majuscule obtenu à Wimbledon. On en serait presque à regretter que des athlètes de moins de 30 ans, passent à autre chose. On croirait entendre certains hurler au gâchis. Mais qui faut-il satisfaire ? Soi-même ou une opinion publique qui s’offusque aussi quand la sportive joue les prolongations : voir Jeannie Longo (encore engagée, à 56 ans, aux derneirs Championnats de France ) ; voir Edwige Pitel (47 ans), vaillante 21e du Giro Rosa 2014 ; voir Muriel Hurtis, 35 ans, participante du dernier meeting de Montreuil sur 400 m etc. Entre l’arrêt trop jeune et la carrière sans fin, la même réalité : celle d’un sport féminin trop réduit en têtes d’affiche : toute la pression de médailles potentielles pour Muffat ; toute la difficulté à voir apparaître la relève dans d’autre sports. Au bout du compte une certaine disette…Sportiva.

JEUNESSE ET TRADITION FONT BON MÉNAGE

Lundi 7 juillet. La presque quinzaine de Wimbledon s’est achevé sur le triomphe de la jeunesse. Les deux finalistes affichent 20 ans pour l’une, la Canadienne Eugenie Bouchard, et 24 pour la gagnante, Petra Kvitova (Cze). Si l’on s’en tient à ce que l’on considère usuellement comme un sportif ou une sportive jeune la barrière est à 25 ans. Le maillot blanc du meilleur jeune sur le Tour de France concerne d’ailleurs les coureurs jusqu’à cet âge. Lors de ce Grand Chelem sur gazon la moitié des quarts de finalistes entraient dans ce créneau. En plus des deux joueuses citées il faut en effet ajouter Sabine Lisicki (GER), 24 ans, et Simona Halep, la Roumaine, 23. Une nouvelle génération, sans complexe, et affamée qui a donné du tournoi londonien une belle image. Drapée de blanc. Car côté normes vestimentaires, en revanche, rien ne bouge. Une cohabitation plutôt sympa finalement. Sportiva.

BRESSET - COSTA MÊME CONSTAT

Mercredi 25 juin. Deux faits divers sportifs, mardi 24, ont illustré les deux faces d’une même réalité : celle de la trop forte pression induite par le sport de haut niveau. Julie Bresset avouait avoir «complètement explosé dans la tête» et Helena Costa convoquait l’absence de professionnalisme pour expliquer sa démission soudaine. Si le cas de la vététiste s’explique dans les mots même choisis par la championne bretonne («une grande fatigue psychologique et physique accumulées», le cas de l’entraîneure portugaise est moins évident, à première vue, mais procède au bout du compte du même mécanisme. Dans le cas de la responsable sportive de Clermont (L2 pro masculine), souligner l’absence de conditions parfaites («trop d’amateurisme»), c’est aussi avouer une totale dépendance à l’environnement. «Décision égoïste» a résumé Sonia Souid, l’agent qui avait réalisé ce transfert tapageur qui termine en un flop retentissant. Sportiva.

IL N’Y A PAS QUE LES CLICS DANS LA VIE. CERTES…

Mercredi 18 juin. Le business model sur Internet est un sujet sans fin, de commentaires, d’opinions. La recherche d’une assise économique étant un long tâtonnement. Une étude annuelle de la société Comscore vient cependant d’établir que l’internaute regardaient de moins en moins les bannières publicitaires sur les sites : 31% des pubs n’étaient jamais vues en 2012, 54% en 2013. Logiquement, le clic rémunérateur se fait rare. Ce n’est pas qu’il constitue la pierre angulaire du financement d’un média Internet, mais si le choix de l’évitement délibéré est une manière de refuser l’agression d’une annonce, cela équivaut aussi à refuser une part de son financement à qui propose un contenu professionnel. Attention donc à ne pas exiger le beurre et l’absence de la dépense. Sportiva a fait le choix d’une présence publicitaire non intrusive, pour éviter cette sensation d’envahissement. En contrepartie existe une proposition d’abonnement. Car n’oublions pas que l’indépendance a horreur du vide. Sportiva.

PÉNÉLOPE LEPRÉVOST : LE MÉRITE PERMANENT

Vendredi 13 juin. C’est un classement habituel, qui intervient chaque mois. Il est cependant mondial et fonctionne sur le principe du tennis avec l’ATP ou la WTA. Il concerne les cavaliers et cavalières du circuit mondial du saut d’obstacles. Dans cette pratique mixte, et qui déroule ses fastes partout sur la planète, une Française casse la baraque avec régularité. Pénélope Leprévost fréquente en effet assidument le Top 10 de ce ranking. 6e sur le dernier classement en date elle est la cavalière de pointe d’une dizaine de femmes présentes dans les 50 meilleurs cavaliers mondiaux. Elles sont 11 exactement dont deux dans le Top 10 avec l’Américaine Elizabeth Madden qui accompagne notre représentante nationale. Au total, donc, 20% de présence féminine au plus haut niveau d’un sport mixte : pas mal du tout. Comme quoi le seul mérite … Sportiva.

LA RÉALITÉ ÉCONOMIQUE AVANT TOUT…

Mercredi 11 juin. Chaque fin de saison amène son lot de surprises et de coups de tonnerre sportifs mais aussi administratifs. L’on se rappelle la chute, au lendemain de leur titre, des handballeuses de Brest Arvor. Une rétrogradation fulminante dont Sportiva avait raconté les tenants et aboutissants. Le volley avait également été bousculé l’an dernier avec les difficultés de Mulhouse. Là encore Sportiva en avait rendu compte. Cette année force est de constater que c’est le tour du basket d’être en première ligne de cette incertitude endémique du sport professionnel. Pour la saison qui vient la Commission de contrôle et de gestion rétrograde Lyon et Nantes tandis que Calais, malgré ses mérites sportifs, n’est pas autorisé à passer de LF2 en LFB. Perpignan non plus car ne disposant pas d’un centre d’entrainement labellisé. Du coup les relégués sportifs Arras et Nice pourraient être maintenus. Il faut suivre ! Des dossiers à suivre sur Sportiva pour rappeler une chose simple : le sport féminin est (d'abord) tributaire de la réalité économique. Sportiva.

LA FIN DES STÉRÉOTYPES !

Lundi 2 juin. On ne pourra pas dire qu’lles n’ont pas le mental. Ou qu’elles passent à côté des grands rendez-vous. On ne pourra plus leur diagnostiquer ce mal toujours vivace du sport français de ne pas savoir gagner ou tuer un match, ou, en l’occurrence, un tournoi. Les protégées de Magali Magail ont foulé aux pieds ces stéréotypes encombrants ! Elles n’ont pourtant rien gagné les filles du Volley ce dernier week-end en Israel ! Juste le droit d’être encore en vie et de pouvoir disputer un match de barrage pour accèder en 2015 aux Championnats d’Europe. Mais la performance est énorme : après avoir loupé leur rendez-vous à Moulins la semaine précédente, elles devaient réaliser un exploit pour ne pas sombrer. En alignant trois victoires de rang (voir résultats) elles finissent 2e et disputeront un match d’appui. «L’état d’esprit…la fierté de porter ce maillot ; avoir la combativité, la détermination » que réclamait leur coach dans les colonnes de Sportiva ont renversé les pronostics et brisé ce stéréoptype de la défaite annoncée. Bel exploit. Sportiva.

LA RÉALITÉ ÉCONOMIQUE AVANT TOUT…

Dimanche 1er juin. Chaque fin de saison amène son lot de surprises et de coups de tonnerre sportifs mais aussi administratifs. L’on se rappelle la chute, au lendemain de leur titre, des handballeuses de Brest Arvor. Une rétrogradation fulminante dont Sportiva avait raconté les tenants et aboutissants. Le volley avait également été bousculé l’an dernier avec les difficultés financières de Mulhouse. Là encore Sportiva en avait rendu compte. Cette année force est de constater que c’est le tour du basket d’être en première ligne de cette incertitude endémique du sport professionnel. Pour la saison qui vient la Commission de contrôle et de gestion rétrograde en effet Lyon et Nantes tandis que le club de Calais, malgré ses mérites sportifs, n’est pas autorisé à passer de LF2 en LFB. Perpignan non plus car ne disposant pas d’un centre d’entrainement labellisé. Du coup les relégués sportifs Arras et Nice pourraient être maintenus… Des dossiers à suivre sur Sportiva pour rappeler une chose simple : le sport féminin est tributaire de la réalité économique. Sportiva.

À TRAVAIL INÉGAL, SALAIRE ÉGAL…

Vendredi 30 mai. La quête de la justice sociale, de l’équité, au sens large, emprunte parfois des chemins tortueux et pour tout dire surréalistes. Voilà que le slogan historique «Travail égal, salaire égal » est foulé aux pieds pour laisser place à une situation ubuesque. Alors que la revendication visait à aligner, fort justement, empressons-nous de l’écrire, les salaires des femmes sur celui des hommes pour un même travail, l’actualité la plus prégnante (jusqu’au 7 juin en tout cas) nous inflige le contraire : nous devons désormais faire avec des femmes qui gagnent pareil mais pour une charge de travail moindre ! Le travail, communément mesuré en temps passé, en dipôme obtenu, semble aujourd’hui dépendre uniquement de l’égalité formelle des sexes (pardon, des genres !). Sans plus de logique. Descartes, reviens ! Car quand un travailleur passe plus d’heures sur un court qu’une femme et que cette dernière est primée pareillement on est en pleine dérégulation. Car qui peut soutenir que travailler durant 3 sets ou durant 5 est égal. Et les thuriféraires de l’égalistarisme qui n’en pipent mot ! Où va-t-on ? Sportiva.

QUELLE ÉPOQUE…

Lundi 26 mai. Ce week-end le magazine d’un quotidien faisant référence dans le sport a publié un sujet sur le Legends Football ex Lingerie Football. Évidemment, les illustrations de l’article étaient particulièrement évocatrices. Ce qui ne constitue pas une initiative inédite pour cette publication hebdomadaire qui au fil de ses inspirations, nous a déjà infligé des suejts comme : « La sportive la plus sexy »,« Tina Maze, l’ange sexy ». Une récurrence qui n’empêche pas certains secteurs de la société, soi-disant soucieux d’une meilleure médiatisation du sport féminin, de vouloir faire de ce support papier (ainsi que de son extension télé et donc magazine) le levier officiel du traitement du sport féminin dans notre pays. Il est vrai que ce type d’utilisation sexiste des sportives est monnaie courante et qui plus est parfaitement accepté par ces mêmes secteurs: la 3F a récemment été primée pour ses initiatives envers la pratique féminine. Tout un chacun se rappelera que cette même Fédération a fait poser nues les joueuses de sa sélection absolue et a convoqué un mannequin célébre pour ses actions de promotion... Quelle époque ! Sportiva.

SPORT CO : VIVE LE RUGBY À XIII !

Lundi 19 mai. L’année a certes été blanche au niveau international : depuis l’effort considérable fourni pour participer (et tenir son rang) à la Coupe du monde les internationales françaises se sont consacrées à leur club et la saison Élite de Rugby à XIII est en train de réclter les fruits de leur investissement sportif. Ce 18 mai à Villefranche-de-Rouergue le spectacle proposé, lors de la finale du championnat de France entre Facture-Biganos et Toulouse Ovalie, a été de grand niveau. Et ce n’est pas fini puisque un dernier carré de compétitrices reste encore en lice pour la conquête de la Coupe de France cette fois. Les demi-finales opposeront, le week-end du 31 mai, Facture-Biganos à Marseille XIII et Toulouse Ovalie au XIII Catalan. Sportiva-infos suivra le dénouement de cette autre Coupe de France, fidèle à sa ligne : tout le sport féminin, tout le temps. Et tout le Sport Co…Sportiva.

HOCKEY, RUGBY À XIII, WATER-POLO…

Jeudi 15 mai. Les sports collectifs (utilisez l’expression éternelle ‘Sports Co’ seule expression valide) sont l’une des marques de fabrique et partie intégrante de la ligne éditoriale de Sportiva. Aujourd’hui nous sommes le seul média à traiter de manière exhaustive cet aspect du sport féminin. Personne, par exemple, n’a couvert la Coupe du monde de rugby à XIII ou le Championnat d’Europe de Hockey en salle. Personne n’a traité, au niveau national, le titre de Championnes de France des filles du Water-polo de Lille. Rugby à XV, Basket, Volley, Hand etc…Sportiva, seul média généraliste professionnel traitant du sport féminin, est sur tous les fronts sporitfs et incontournable dans ses choix, lesquels renvoient les, comment dire ?, limites (pour être gentil) de qui professe l’existence d’une soi-disant autre réalité médiatique en France. Cette persistance dans la tromperie jette un drôle d’éclairage sur certains arguments et leurs motivations autant que sur certaines appellations qui renient l’expression ‘Sports Co’…Sportiva.

LE SPORT CO C’EST SUR SPORTIVA

Jeudi 8 mai. Il est certain que les mois de mai et juin sont fournis en événements sportifs : les phases finales et les titres en tout genre se jouent et s'attribuent durant ces deux mois. Cette 2e semaine de mai en est une illustration parfaite avec trois rendez-vous d'envergure. Le prélude s'est joué ce 7 mai, en soirée, à Besançon, avec la rencontre internationale France-Hongrie, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2015. Les installations de la Halle Carpentier, à Paris, accueillent le 8, en fin d'après-midi, la finale de la Ligue professionnelle de volley avec la rencontre RC Cannes – Nantes. La capitale, à Coubertin cette fois, abrite par ailleurs le 10 une autre finale, de basket, avec la Coupe de France comme enjeu que Bourges et Villeneuve-d'Ascq essaieront de conquérir. 3 événements que Sportiva a inscrit a son calendrier éditorial avec 3 couvertures exhaustives. Sportiva, média du sport féminin est le seul support proposant une couverture complète du sport collectif hexagonal… Sportiva

LA PARADE by LE TOUR DE FRANCE ?

Mercredi 30 avril. Hier, l’Hôtel de ville de Paris a été l’écrin d’une présentation inédite : celle d’une nouvelle course cycliste sur route, intitulée «La Course by Le Tour de France». Elle se courra sur les Champs-Élysées en ouverture de l’arrivée du Tour de France, le 27 juillet. Issue d’une pétition lancée l’an dernier, mise au point par l’organisateur du Tour, cette nouvelle épreuve se veut LA vitrine du cyclisme féminin. Vraiment ? Elle présente pourtant des caractéristiques inédites : a/ 90 kilomètres seulement (+ de 120 pour une épreuve Coupe du monde, + de 110 pour une épreuve Coupe de France) ; b/ même prize money qu’une étape du TDF soit 22 500 euros, mais le gain «filles » est plus de 10 fois moindre sur les autres épreuves « mixtes »; c/ limitation à 120 participantes (24 équipes et 140 coureuses usuellement) ; d/ encadrement par des motardes, jury 100 % féminin et hôtes sur le podium : pour prouver quoi ?…Et s’il s’agissait tout simplement d’une parade féminisante et non d’une épreuve sportive ? D’un coup de com’ non dénué de démagogie ? Sportiva.

TERNE BADMINTON, VIBRANT JUDO

Lundi 28 avril. On peut appeler cela une moisson. On peut aussi dire que la moindre des choses est de tenir son rang. On peut également remarquer que la capacité à se renouveller et à se maintenir au plus haut niveau est l'ADN du judo français. On peut tresser des louanges et s’extasier : les 15 médailles (dont 4 titres individuels obtenus par des filles qui remportent aussi le titre par équipes) sont la preuve d’un judo hexagonal performant et insatiable. La chose est d’autant plus remarquable que le Badminton tricolore, dans le même temps, vivait son Championnat d’Europe, à Kazan du 23 au 26 et d’où la délégation française est rrevenue bredouille, qu’elles que soient les catégories considérées (simple, double, ou double mixte). Une différence de résultats piquante pour une Fédération qui annonce 180.000 licencié-e-s et dont le président, Richard Remaud, affirme : « Nous ne rivalisons pas encore avec le Danemark ou l’Allemagne, mais positionner la France dans le top 5 des meilleures nations européennes est une mission réalisable ». Sportiva.

LA SEMAINE FANTASTIQUE DE CAROLINE GARCIA

Jeudi 24 avril. C’est comme un mini conte de fée. Voilà une jeune joueuse dont il n’était pas interdit de penser qu’elle tardait à confirmer les espoirs placés en elle. Et puis tout se décante. D’un coup. Et en une semaine, montre en main. À Bogota, elle remporte, le 13 avril, son premier tournoi sur le circuit professionnel, qui plus est en se défaisant, en finale de Jelena Jankovic, 9e mondiale. Bien sûr. ce genre de tournoi, même s’il propose des plateaux relevés, ne garantit pas que les actrices soient au diapason de leurs objectifs, de leur forme et de leur motivation. C’est là l’apanage des Grands Chelems. Mais quand même, cette victoire est une vraie victoire significative. Et puis voilà que, plus haut sur le Continent américain et quelques jours plus tard à peine, Garcia sauve à elle seule la patrie Fed Cup. Vainqueure des deux simples contre Stephens et Keys et déterminante dans le double (associée à Virginie Razzano) où elle a inventé ce lob sorti de nulle part qui résume sa confiance actuelle, Caroline Garcia vient de changer de dimension. Et la France en profite en rejoignant le Groupe Mondial. Sacrée semaine ! Sportiva.

TOUT LE SPORT FÉMININ, TOUT LE TEMPS

Mardi 22 avril. Un long week-end que celui de Pâques ! Toujours propice aux tournois amateurs et qui sent déjà bon les phases finales pour les pratiques élites ou professionnelles. Pour les médias dédiés au sport c’est donc un fort vivier d’infos et de reportages et l’on se doit d’être présent. Pour Sportiva-infos il n’était pas question, une fois de plus, de temporiser et de zapper. Un dispositif copieux a donc été mis en place pour la 19e journée de D1 de foot avec un rédacteur et un photographe mobilisés ce dimanche au stade de Charléty sur le match PSG – Hénin-Beaumont. Mais le suivi des demi-finales de rugby à XV était aussi dans nos choix et la partie d’accès libre ‘Résultats’ de notre média présente, depuis lundi les scores et les réactions (recueillies par Sportiva-infos) de Lille-Bobigny. L’annonce détaillée dans notre agenda de la 4e Coupe du monde UCI de cyclisme sur route avec la Flèche Wallonne, complète notre apport du week-end. Tout cela souligne que Sportiva-infos confirme son rôle : tout le sport féminin, tout le temps ! Sportiva.

À QUOI SERT LE CSA ?

Lundi 14 avril. L’on attend, en général, d’une entité publique une exemplarité et une cohérence. Une pertinence. On reste étonné de la légèreté avec laquelle, depuis 2 ans, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) traite le dossier de la diffusion télévisuelle du sport féminin. L’organisme de référence (qui refuse toute demande d’entretien) diffuse, un chiffre, qui ne repose que sur un vague pointage datant d’octobre 2012. Le fameux 7%. Mieux : le CSA n’a pas repris le dossier depuis pour pointer une évolution. On en reste donc à un pourcentage sans fondement, colporté systématiquement (définitivement ?) par le CSA et sa représentante très médiatique et relayé par les canaux officiels et l’activisme autour du sport féminin. Les baromètres 2013 et 2014 de Sportiva ont montré que ce 7% est caduc et que la situation est plutôt normale. Alors ? Alors, servir un pourcentage à 1 chiffre, permet à tout un dispositif, dont le CSA est curieusement partie prenante, d’avoir une raison d’agir (d’exister ?). Quant à faire une enquête sérieuse et régulière…Sportiva.

SPORT FÉMININ ET TV: LA VRAIE ENQUÊTE...

Lundi 31 mars. Pour la deuxième année consécutive Sportiva-infos produit une enquête d’ampleur, qui s’avère être la seule cohérente et la seule légitime, pour établir quelle est la part du sport féminin diffusé sur les écrans hexagonaux. En prenant en compte une période d’amplitude significative de six mois, en zappant des événements aux effets grossissants et trompeurs, comme des Jeux olympiques, ce baromètre, unique en son genre, a déjà permis de constater l’an dernier que la part du sport féminin à la télévision se situait à 11%. Nous établissons cette année, après une nouvelle étude de six mois, qu’elle est passée à 15,5%. Nous l'expliquons par l’apparition de MCS Tennis. Devenu enjeu politique et militant le chiffre du sport féminin à la télévision reflète, en fait, une réalité bien différente de la notion caduque des 7% véhiculée à l’envi, sans aucune méthodologie, et sortie, pour tout dire, de nulle part. Sportiva-infos, média transparent sur ses méthodes, apporte heureusement les vrais éléments d’analyse. Le strict rôle de la presse, à vrai dire. Sportiva

LAËTITIA ROUX SURFE SUR LES CIMES

Mercredi 26 Évidemment, son sport n'est pas olympique. Évidemment, pour la voir en action il faut prendre sur soi, tirer sur sa condition physique et se hisser dans des lieux hauts perchés, battus par les vents et les bourrasques. Évidemment... Mais peu importe finalement ! Les lignes de son palmarès sont en cours d'écriture et l'affaire est tellement bien engagée que l'on ne peut s'arrêter à ses sept titres mondiaux et ses huit titres nationaux. Laëtitia Roux, née à Gap il y a 28 ans, salue bien bas le monde sportif et même les plus hautes autorités, qui ne se sont jamais fendues d'un communiqué saluant, chacune de ses victoires planétaires lorsqu'elle survient. Dominatrice avec une régularité et une aisance qui l'installe parmi les figures de proue indiscutées de cette spécialité particulièrement exigeantes physiquement, elle est en train de se créer une place particulière dans l'histoire du sport national. Sa performance sur la Pierra Menta, ce dernier week-end, avec sa 4e victoire dans cette course aux 10 000 m de dénivelé, lui aurait valu la 37e place du classement masculin où figuraient 167 participants... Exceptionnelle, on vous dit ! Sportiva

IL Y A RUGBY ET RUGBY…

Vendredi 21 mars. Ce n’est pas qu’une affaire de raccourci. Dire « rugby » est une réduction arbitraire et peu sérieuse quand il s’agit en fait de distinguer plusieurs sports. Le rugby à XV est une chose. Le Seven’s (rugby à 7) en est une autre. Et le rugby à XIII encore une autre planète sportive. Le récent Grand Chelem de l’équipe de France de rugby à XV a permis de piétiner allégrement ces distinguos fondamentaux. Chaque modalité a pourtant ses règles spécifiques, ses compétitions différentes voire ses fédérations. Le « Magic Week-end » organisé dimanche 23 à Toulouse pour l’élite du rugby à XIII permet de mettre sur le devant de la scène un rugby différent, légitime, engagé et tout aussi valeureux. Sportiva-infos, seul média à suivre régulièrement tous les rugbys, en atteste comme les liens vers nos articles et notre couverture de la dernière Coupe du monde de rugby à XIII. Sportiva.

CONTORSION SUR TWEETER…

Mardi 18 mars. Le compte tweeter de la ministre des Droits des femmes s’est félicité, ce dernier 15 mars, de la victoire de l’équipe de France garçons -20 ans de rugby. Les termes sont les suivants : « Un grand bravo aux Bleues #FranceFeminines et aux bleuets #FranceU20 pour leurs magnifiques #GrandChelem2014. On remarquera l’absence d’une majuscule pour les garçons alors qu’elle figure pour les filles. On se demandera ce que fait cette ministre dans le sport masculin. Dans le sport tout court. On comprendra que pour vouloir exister à tout prix sur le front des visées égalitaristes de sa politique, il lui était difficile de zapper la perf des Bleuets pour ne privilégier que celle des Bleues. Du coup contorsion sémantique totale pour le plus grand étonnement de garçons félicités par la ministre des DDF ! Mais pourquoi vouloir absolument exister sur le front du rugby féminin (à XV) quand on est la ministre des DDF alors que voilà près de 50 ans que ce sport est pratiqué en France (voir « Des filles en ovalie » Éditions Atlantica, 2005)...Sportiva.

JURISPRUDENCE

Mercredi 12 mars. « Compte tenu de la situation en Ukraine et du contexte international, le Gouvernement français a décidé qu’il n’y aurait pas de représentation officielle lors des jeux paralympiques d’hiver ». La ministre des sports n’honorera donc pas, de sa présence le rendez-vous de Sotchi. L’on comprend que la France ne veut pas être associée au coup de force du pouvoir russe. Bien. En revanche on laisse la délégation française vivre sa vie et l’on accepte que sonne l’Hymne national (2 fois déjà) : y a-t-il une différence entre la présence d’une ministre et la présence d’une délégation chargée de représenter le pays ? Non, bien sûr. Et pourtant… « Je mesure ce que la participation aux compétitions internationales majeures représente en termes d’investissement personnel et d’heures d’entraînement (…) » précise la ministre, permettant ainsi, officiellement, aux sportifs et sportives, de pouvoir se dédouaner de tout contexte. Drôle de jurisprudence qui installe le sport au-dessus des guerres et des négations du droit. Sportiva.

QUAND ON VEUT, ON PEUT

Samedi 1er mars. Mars est ce drôle de mois qui porte encore les traces des prémices de mai 68, qui traîne aussi ce nom guerrier et annonciateur de printemps tout à la fois. Mars est aussi, plus modestement, la marque des débuts de Sportiva-infos, média professionnel lancé le 22 mars 2012. Mars est aussi, dans sa 1re partie, ce rendez-vous, à la fois militant et convenu, dont le sujet est la femme. Sans souci de cette dernière date, Sportiva-infos a traité de la problématique des arbitres avec un riche portrait intitulé «Clémence, 16 ans, arbitre» et publié le 21 février en illustration du week-end du VI Nations. Et que nous disent ce portrait et l’histoire de cette jeune fille, devenue arbitre par sa seule volonté et sa seule passion ? Une chose fondamentale : que la possibilité existe, que les règlements le permettent, que la société a intégré cette normalité. Que nous dit Clémence ? Que quand on veut on peut. A-t-elle manifesté, revendiqué pour cela ? Non. A-t-elle buté sur un plafond de verre ? Non. Elle a pris sa vie en main. Salutaire. Et exemplaire. Sportiva.

5e VITRINE ANNUELLE DU SPORT FÉMININ…

Lundi 17 février. "L'année du sport féminin - 2014" est déjà en chantier. Ce livre édité par la maison d’édition
dfO, LES ÉDITIONS, en partenariat avec la rédaction de Sportiva-infos, se prépare très en amont de sa sortie (prèvue cette année en septembre) puisque la formule en est une chronologie des événements ayant jalonné la saison sportive. L’édition 2014, (la 5e !) courra logiquement, comme les précédentes publications, de septembre (2013) à fin août (2014) et proposera une variété de sujets et donc de photos, à nouveau unique. Le sommaire de la future édition est en cours de construction mais certains sujets sont, bien sûr, d’ores et déjà bouclés (Hockey en salle, Tir à l’arc, Boxe, etc.). Le préachat de l'édition2014 est donc déjà lancé et pour profiter des prix de lancement (-20% + frais de port offerts !) c'est dès maintenant qu'il faut vous manifester auprès de : contact@dfo-les-editions.fr «L’année du sport féminin – 2014» : une nouvelle grande vitrine pour le sport féminin. Sportiva.

UNE COURSE ET DES QUESTIONS

Mercredi 5 février. La création d’une nouvelle épreuve se doit d’être saluée. En ces temps de difficultés économiques et de révision des politiques de sponsoring de la part de grands annonceurs (voir le récent désengagement de GDF Suez du tennis) l’annonce d’A.S.O. d’inscrire au calendrier cycliste international une classique (La Course by le Tour de France) est positive. Le problème est que l’irruption du mastodonte mondial du cyclisme contribue à fragiliser encore plus un cyclisme féminin sur route en proie à des problèmes récurrents. La 8e édition de La Route de France, cet été (9 - 17 aout), est incertaine. Le Tour du Limousin, se termine, lui, le 27 juillet, le jour-même, de la tenue de cette nouvelle classique…Derrière l’annonce et les vivas enthousiastes, quels dégâts collatéraux pour tout le vélo au féminin ? Autour de cette annonce également, quels buts réels pour A.S.O. à lancer un rendez-vous déficitaire alors que la gestion de toutes ses épreuves sportives est tournée vers la rentabilité? Sportiva.

LES ÉDITOS (PRESQUE)FOUS (5/5)

Déjà publiés : le temps perdu, la boulimie, le complot, l’extra-terrestre Aujourd’hui : la révélation. On a pensé qu’il fallait être un peu fou. On a senti qu’on pouvait l’être. C’est ce qui arrive quand on se régale de faire ce que l’on aime. Et c’est le cas à Sportiva. On s’est dit «T’ain, elles ont une vie de folie : embarquées dans le rythme infernal de chaque jour ! . On s’est dit aussi «T‘ain ils ne savent plus où donner de la tête : débordés par le bouillonnement démentiel de tous les instants ! ». Qui ? Mais ceux qui aiment, et font du sport. Amateurs. Pros. Ou ceux qui s’y intéressent pour tout ce qu’il implique autour. Ou ceux qui sont curieux de ce qui se passe, se dit, se publie…On a dit « Tiens ! Comme on n’a rien à cacher on peut leur montrer ce qu’on fait. Qu’ils prennent le temps. Et pour ça on leur facilite la tâche.» Bon dernier jour de lecture libre à vous tous. Dernier ? Rien n’est moins sûr ! À vous de jouer ! Sportiva. [[[Important archives ouvertes: toute reproduction, partielle ou totale, de nos articles et photos, est interdite.]]]

LES ÉDITOS (PRESQUE) FOUS (4/5)

Déjà publiés : le temps perdu, la boulimie, le complot Aujourd’hui : l’extra-terrestre. Chère ZTG-800-AHB, déesse interstellaire de la communication, aide-moi ! J’ai entendu les pires ragots partout où j’ai fait escale : une infime partie de la terre, appelée France, serait prise dans une éclipse médiatique permanente. Il paraitrait que le sport féminin n’y est pas suivi ; qu’il n’y a pas de journalistes ; pas de photographes ; personne capable d’écrire, de faire des sons, des clichés. Or, à peine arrivé - j’ai atterri le 27 janvier - qu’est-ce que je constate ? Dans chaque coin et recoin du pays des journaux, qui composent ce qu’ils appellent la Presse Quotidienne Régionale (PQR), parlent depuis toujours, sans qu’on en fasse cas, du sport féminin. Et ça aussi : un média lui est entièrement consacré, Sportiva ! Et en plus, comme partout dans le système solaire, ils sont payants pour être vraiment indépendants ! LU-MI-NEUX ! Sportiva. [[[À venir : la révélation (le 31) ]]] Important archives ouvertes: toute reproduction, partielle ou totale, de nos articles et photos, est interdite.

LES ÉDITOS (PRESQUE) FOUS (3/5)

Déjà publiés : le temps perdu, la boulimie Aujourd’hui : le complot. Satan, comment as-tu osé ? C’est une certitude que j’ai vérifiée des centaines de fois : le mal est partout. Tenez, cette histoire de vouloir faire payer la consultation d’un média, même si c’est pas cher (10 euros sur 3 mois, c’est quand même 3,50 par mois, vous me suivez ?), c’est pas normal. Il y a une ruse. Je suis sûr-e qu’ils veulent me prendre mon argent pour ne rien me donner en échange. C’est toujours comme ça ! Parce que l’argument de dire « Rien n’est gratuit, ni les textes, ni les photos, donc le site n’est pas gratuit », je résume, bien sûr, j’y crois pas ! Tout est disponible gratuitement dans la société, c’est bien connu. Bon, c’est vrai ils ont publié, paraît-il, beaucoup de choses que je n’ai ni lues, ni vues ailleurs… Et puis là, les archives ouvertes…Mais, c’est génial quand même ! Mon dieu je suis piégé-e: je vais devoir m'abonner ! DÉ-MO-NIA-QUE ! Sportiva. [[[À venir : l’extra-terrestre (le 30), la révélation (le 31) ]]] Important archives ouvertes: toute reproduction, partielle ou totale, de nos articles et photos, est interdite.

LES ÉDITOS (PRESQUE) FOUS (2/5)

[[[Déjà publié : le temps perdu]]] Aujourd’hui : la boulimie. Par Toutatis, comment vais-je faire ? J’avoue qu’usuellement je picore. Je lis par-ci, par-là. Je banquette avec Twitter. Mais à coups de rasades de 140 signes, on titube vite et à la fin de la journée on est calmé sans rien avoir appris. Je ne suis pas très texty, faut dire. Alors j’hésite. Pensez ! Des articles entiers à lire qui expliquent, qui décortiquent, qui donnent la parole à mes héroïnes sportives, aux grands témoins du sport, où je vais pouvoir apprendre ce qui s’est passé, quelles étaient les circonstances de tel ou tel match, quel était l’état d’esprit des unes et des autres avant, et même pendant, leurs compétitions …où je vais savoir ce que pensent, ce qui motivent, des amateurs comme des pros. Mais c’est une orgie de connaissances que m’offre cette ouverture d’archives ! OR-GIA-QUE, je vous dis ! Sportiva. [[[À venir : le complot (le 29), l’extra-terrestre (le 30), la révélation (le 31) ]]] Important archives ouvertes: toute reproduction, partielle ou totale, de nos articles et photos, est interdite.

LES ÉDITOS (PRESQUE) FOUS (1/5)

Aujourd’hui : le temps perdu. Fichtre et diantre comment ai-je pu ? Depuis le 20 mars 2012 j’ai été tellement accaparé-e : cette relecture exhaustive de l’Encyclopédie des amis Denis et Jean Le Rond, cette découverte de toute l’œuvre de ce bon vieux Jules Verne en sanskrit, cette lecture de l’intégrale des collections «Harlequin», cette immersion dans les archives photographiques de l’INA pour ce documentaire de 560 minutes que je compte proposer à toutes les chaînes, gratuites, payantes, de la TNT, du web... Et puis voila que j’apprends que je peux lire 300 (oui trois cents !) articles du seul média existant sur le sport féminin, que je peux retrouver partie des centaines de photos exclusives qu’ils sont les seuls à produire aujourd’hui en France sur le sport féminin… Mais je vais rattraper tout ce temps perdu ! Sans tarder ! C’est une semaine jubilatoire qui m’attend avec cette ouverture d’archives ! JU-BI-LA-TOIRE ! Sportiva.
À venir : la boulimie (le 28), le complot (le 29), l’extra-terrestre (le30), la révélation (le 31)
Important: toute reproduction, partielle ou totale, de nos articles et photos est interdite.

SPORTIVA EST À PRAGUE

Jeudi 23 janvier. Si la présence de Sportiva à Prague vaut édito c’est pour souligner que le sport, toujours, est la préoccupation de notre média. Les derniers mois ont déjà largement prouvé notre implication dans le suivi de compétitions totalement zappées, même par celles et ceux qui, de près ou de loin, opinent sur le sport féminin. Qui avait couvert la Flèche Wallonne, grande classique cycliste, en avril dernier ? Qui avait couvert la tournée de l’équipe de France de Rugby à XV en Californie en juin dernier ? Qui avait couvert la Coupe du monde de Rugby à XIII à Leeds en juillet dernier ? Personne, si ce n’est Sportiva...Depuis ce jeudi 23, notre envoyé spécial, Christophe Lemaire, est au plus près de l’équipe de France de Hockey sur gazon qui entame ce vendredi le Championnat d’Europe élite en salle. Toute la palette journalistique sera disponible sur Sportiva-infos pour vivre la compétition. C’est sur Sportiva-infos et nous en sommes fiers. En même temps un média c’est ça, non ? Sportiva.

DES CHIFFRES ET DES ÊTRES

Mardi 14 janvier. Les chiffres ont ceci de particulier qu’ils ne bougent pas. Ils sont donc particulièrement têtus. Les personnes sont aussi capables d’entêtement. Mais avec mauvaise foi. C’est un autre entêtement. Négatif. Ainsi, et Sportiva-infos le déclame après l’avoir prouvé, le chiffre de 7% mesurant les retransmissions télévisées de sport féminin, utilisé par tout le monde et fourni par le CSA, est caduque. Il s’agit de 11% et nous avons expliqué sur quoi s’appuie notre conclusion. Il est curieux aujourd’hui de retoquer Sportiva-infos au sujet d’un chiffre européen datant de 2011 et de se complaire dans la propagation de ces 7% qui servent d’assise bancale. Que cette remise en cause du sérieux de Sportva-infos soit le fait d’une boîte à idées est d’autant plus curieux que cette soi-disant acuité s’arrête là. Pour ces mêmes penseurs : 7 et 11 seraient donc équivalents. Toute transposition à d’autres domaines (chômage, inflation…) serait trop cruelle. Sportiva-infos s’en tiendra à son entêtement positif. Sportiva

MÉDIAS : REDIRE LES ÉVIDENCES

Lundi 23 décembre. Qu’est-ce qu’un média ? La question fait un peu exposé lycéen ou pensum universitaire. Mais comme toutes les interrogations d’apparence simple elle mérite plus que l'évidence comme réponse. Quelle que soit la forme (tv, radio, support papier ou pure player comme Sportiva-infos) c’est d’une entreprise qu’il s’agit d'abord. Hormis le journal officiel de la République, aucun support, répondant aux critères de l’entreprise de presse, n’existe pour le seul bien général ou l’information officielle. Il existe aussi, et parfois d'abord, économiquement. Avec l'indispensable complément de la ligne éditoriale, l’élément qui situe l’engagement du média et qui, en aucun cas ne zappe ou se substitue à la réalité économique. C’est ce double versant qui strucuture un organe de presse. L’information indépendante et les contenus originaux sur le sport féminin dépendent aussi de cette construction dans laquelle Sportiva s’inscrit par sa politique d’abonnements et de publications de livres Sportiva / Membre du Spiil.

LA SPORTIVE DE L’ANNÉE ? (2 / 2)

Jeudi 19 décembre. Il y a les évidences imposées; les opinions réductrices... Résumons-nous. On pourrait donc dire que Bartoli a bien mérité du pays, que Dumerc aussi ou que Rolland vraiment…Et puis, ce faisant, comme tant d’autres fois, on creuserait un peu plus l’écart avec d’autres évidences qui ont juste le défaut de ne pas être glamour, de ne pas dépendre d’une fédération olympique ou d’incarner un sport peu en vogue. On pense, en écrivant cela, à 2 + 1 sportives. Deux viennent de la neige. Il y a Marie Bochet et sa moisson de 4 médailles et titres aux Mondiaux de ski handisport de la Molina en février dernier. Il y a aussi Laëtitia Roux, quadruple championne du monde en ski alpinisme. Ce qu’ont fait ces deux sportives vaut tous les Wimbledon. Et puis il y a la troisième sportive : Anne-Sophie Mathis, détentrice d’une nouvelle ceinture mondiale, la 3e, depuis le 1er juin. Avec ce sceptre (WBF – super-welters) elle dépasse Tiozzo ou Cerdan qui n’avaient régné que sur deux catégories de poids. Deux poids, deux mesures justement…Sportiva.

LA SPORTIVE DE L’ANNÉE ? (1 / 2)

Lundi 15 décembre.Un bon vieux micro-trottoir donnerait sans doute quelques pistes bien définitives pour dire quelle est la sportive qui a marqué l’exercice 2013. Il y aurait les pro Marion Bartoli. Pensez donc, personne ne s’attendait à pareille levée d’un tournoi du Grand Chelem par une jeune fille à peine affranchie de la tutelle paternelle! Il y aurait les thuriféraires de Céline Dumerc. Pensez encore : elle ne mâche pas ses mots et renvoie les médias au mépris dont ils affligent le sport féminin et le basket en particulier. Et puis tenez, Marion Rolland, hein, championne du monde de descente alors que depuis des décennies "on" ne faisait rien dans cette discipline ! Évidemment on aurait bien aimé décerné ce titre à une fille du foot. Parce le foot c'est le foot. Mais bon, vu l’Euro…Ou alors ne faudrait-il pas attendre encore un peu : les handballeuses pourraient bien créer la (grande) surprise dans quelques jours…Mais est-on vraiment sur la bonne piste ? Il y a sans doute d’autres championnes à mettre en avant, non? On en reparle ici jeudi. Sportiva.

LES 7% QUI NE VEULENT RIEN DIRE

Jeudi 5 décembre. Depuis maintenant plusieurs mois un pourcentage de 7% , concernant le sport féminin à la télévision, est utilisé et répercuté. Or cette statistique, produite et diffusée par le CSA, est, depuis son origine, caduque. Rappel des faits : à la suite d’une étude portant sur une période de 15 jours (oui, quinze!), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel établit que seuls 7% de la programmation télévisuelle sportive nationale sont consacrés au sport féminin. Sportiva-infos, de son côté, lance une enquête d’ampleur sur le même sujet. Nous aboutissons à 11%. Une différence très notable étayée par le sérieux de notre scrutation effectuée sur 6 mois (oui, six!), afin de considérer un maximum de pratiques et ce sur toutes les chaînes et en considérant la programmation annoncée (et non la diffusion réelle). Hier, comme aujourd’hui, des associations, des activismes divers et des entités officielles continuent à se référer à cette étude trop succincte pour être significative afin d’étayer leurs positions, avis et décisions. Pas difficile d’en comprendre la raison…Sportiva

ACTION !

Lundi 25 novembre. En matière de discours, le choix est ample. Préconisations, conseils, reproches, grandes envolées ou prises de position définitives, voire injonctions : la palette est sans fin et les tenants-tenantes du verbe font en général assaut de bons et beaux sentiments, de réflexions inspirées et même parfois de principes intangibles. Bien. Mais concrètement, quoi ? En matière de couverture du sport féminin Sportiva-infos a pris une voie différente : celle de l’action. Reportages, résultats, interviews, portraits, directs écrits : après une grosse année et demie de fonctionnement nous pouvons, archives à l’appui, nous targuer d’être un média féminin sportif particulièrement complet et entreprenant. Cette activité trouve depuis 2010, une concrétisation particulièrement aboutie : la publication du livre « L’Année du sport féminin » qui résulte d’un partenariat entre le rédactionnel du site et la maison d’édition dfO, LES ÉDITIONS. Une réponse autant qu’une chance. Tant il est vrai que seule l’action indépendante permet d’avancer. Sportiva.

TIENS, UN LIVRE SUR LE SPORT FÉMININ…

Mardi 19 novembre. «L’Année du sport féminin – 2013» est disponible. Des textes et des photos originaux rendent compte pour la 4e année consécutive de la saison sportive écoulée. Le matériel graphique et textuel qui est proposé est produit par la rédaction de Sportiva-infos et par la maison d’édition dfO, LES ÉDITIONS. Il est exclusif et permet de proposer au grand public un ouvrage unique en son genre. Un support luxueux qui donne à comprendre et à voir les exploits et les problématiques du sport au féminin. Cette édition est préfacée par Sonia Bompastor qui prend la suite d’autres sportives de prestige comme Allison Pineau, en 2010; Lucie Décosse, en 2011, et Laura Flessel-Colovic, en 2012. Un cartel de sportives et de femmes d’action qui ont contribué et contribue à installer notre initiative éditoriale dans le paysage médiatique. Le sommaire de l’ouvrage est composé d’une vingtaine de sports différents et offre à voir, au long de 136 pages et 140 photos, parmi les plus grands ou significatifs moments de la saison. Sportiva

LES BLEUES À LA PEINE

Dimanche 10 novembre. Le Rugby (à XV, en l’occurrence) semble piétiner. L’équipe de France avait, en juin dernier, eu toutes les peines du monde à remporter sa série de tests en Californie (voir le lien de nos reportages exclusifs). C’était la tournée d’été et elle s’est soldée par 2 victoires et 1 défaite. À Londres, ce 9 novembre, s’est achevée la tournée dite d’automne avec cette fois un bilan négatif : une victoire inaugurale contre le Canada (27-19 à Pontarlier) pour deux défaites contre le Canada à nouveau (6-11 à Amnéville) puis contre l’Angleterre (40-20 à Twickenham). Un chiffre illustre les difficultés françaises : 6 essais marqués, 10 encaissés sur ces 3 derniers matches. Cette contre-performance fait suite à un coup de force interne qui a coupé en deux le championnat élite. Le Top 10 est ainsi passé pour cette saison, et ce sans concertation, à un Top 2X5 de façon à alléger les sollicitations des sélectionnées. Les résultats ne suivent pas et la Coupe du monde approche (en France du 1er au 17 août prochain)...Sportiva.

HELLO LFL, GOOD BYE X-GAMES

Lundi 28 octobre. Cet édito ne vire pas anti Jeux de la Francophonie mais relève deux faits significatifs récents. D’une part la volonté de certains investisseurs nord-américains de créer en Europe une Legends Football League (LFL) avec la mise sur pied attendue pour cette semaine, d’une équipe de France. Des sportives ont répondu à cet appel pour participer à l’aventure sportive de cette du Foot US qui s’était, dans un premier temps, en 2007, donné à connaître pour son côté lingerie mais qui a, depuis, pris un virage sérieux et compétitif. D’autre part la décision radicale d’autres investisseurs nord-américains de rayer de la carte les X-Games, jugès pas assez rentables. La chaîne ESPN organisatrice de l’événement ne fait pas de sentiment et laisse entre autres, la station de Tignes, plantée. Au-delà de la déception, d’un côté, ou de l’enthousiasme, de l’autre, ce type de nouvelles pose le problème de la prégnance des marques dans la création et l’organisation du sport. L’indépendance, il n’y a que ça de vrai…Sportiva.

BONNES OU MAUVAISES FRÉQUENTATIONS

Jeudi 2 octobre

Véronica Campbell-Brown pincée en ce début octobre par la patrouille anti-dopage mais pas sanctionnée par la fédération jamaïcaine. La même, souvenons-nous, avait été simplement réprimandée en juillet dernier pour prise de Lasic, un produit masquant. Martina Hingis accusée de violences conjugales sur son compagnon. Des faits et des gestes pas très sportifs dans le contexte de l’Insep de la part d’athlètes estampillées équipe de France. Et puis cette course au cacheton « Comme les hommes, car l’égalité… bla-bla-bla… » À un moment donné le sport n’est pas féminin ou masculin ; télégénique ou pas ; égalitaire ou pas. Il est fréquentable. Ou pas.

Sportiva

TIENS LE TIR À L’ARC N’EST PAS MIXTE

Mardi 24 septembre. Faisons comme les flèches tirées par centaines ce dernier week-end au Trocadéro dans le cadre de la Finale de la Coupe du monde 2013, allons droit au but : voilà un sport qui a réussi sa modernisation (du suspense, des caméras lentes, des écrans géants, quelques pincées de hard rock qui vont bien durant les quelques temps morts), un sport qui n’implique pas le contact physique entre adversaires, qui fait appel à la concentration, qui fonctionne strictement sur les mêmes règles pour les hommes comme pour les femmes (pas de kilométrage différent comme dans le cyclisme par exemple), eh bien ce sport n’est pas mixte. La non-mixité, quand les conditions sont réunies c’est curieux, même si l’important est d’abord l’accès à la pratique pour toutes et tous et l’égalité de traitement entre hommes et femmes. Ceci dit la seule victoire française durant cette finale est signée de l’équipe mixte Pascale Lebecque - Pierre-Julien Deloche.On dit ça, on dit rien. Sportiva

ÉMILIE FER ET LA COURSE LA PARISIENNE

16 septembre. La kayakiste a conforté, à Prague ce week-end de mi-septembre , son titre olympique par une couronne mondiale. Chapeau. Le sport de haut niveau recèle ainsi nombre de succès et de belles histoires. Julie Bresset avait connu la même apothéose l’an dernier. Entre le pont d’Iéna et l’avenue de Suffren, dans les parages prestigieux de la tour Eiffel et du Champ de Mars, ce sont à l’inverse 30 000 anonymes qui ont, elles aussi, dimanche 15, obtenu leur Graal. Ni olympique, ni mondial, il couronnait juste une volonté personnelle : celle d’avoir parcouru 6 kilomètres et quelque. Le sport a cette capacité à proposer ce type de pratiques opposées. Et le sport féminin a la particularité unique et remarquable de générer aussi bien des championnes d'exception que de satisfaire aussi le commun des sportives. Fussent-elles du dimanche. Sportiva.

FÉMINISATION

Dimanche 8 septembre . Il y avait même Ayumi Tanimoto, la judokate qui avait contrecarré ses rêves en finale olympique à Pékin. Il y avait aussi près de 300 personnes pour saluer la sportive hors norme autant que la jeune femme droite et sans chichi. Lucie Décosse pour sa première sortie sociale d’après carrière sportive a inauguré un dojo à son nom vendredi 6 à Vincennes. Elle a aussi dit ce que serait sa vie dorénavant : être avec les gens, avoir une vie de famille, transmettre ce judo qui l’a porté aux sommets, voyager, monter une master class en 2014…Pas de souci, pas d’angoisse, pas de décla, pas de prise de position : Décosse telle qu’elle est. Une sportive telle qu’elle se projette. Sera-t-elle cadre à la fédération de judo ? Dans une instance sportive significative ? Portera-t-elle une parole? Peut-être. Cela lui appartient. En attendant on peut constater que rien n’a entravé sa carrière et ses succès sportifs. Sportiva .

ABONNEMENTS : FAITES-VOUS PLAISIR !

Lundi 29 juillet. Tous les contenus de Sportiva-infos, s’ils sont tous originaux (écrits, produits et validés par la rédaction), ne sont pas tous gratuits. Vous avez accès librement aux espaces Résultats, Agenda, Vidéos mais aussi Directs (où vous retrouvez, archivés et consultables, tous les suivis d’épreuves en direct écrit que nous avons effectués) et enfin Diaporama (régulièrement renouvelé). Concernant chacun des articles de l’espace actu c’est la prise d’un abonnement qui vous permet de lire chaque article publié mais aussi d’accéder, grâce à notre double système de référencement (annuel et mensuel), aux 242 textes exclusifs publiés à ce jour. Notre offre spéciale: quelle que soit la formule que vous choisirez (10 euros, 20 euros ou le soutien à 100 euros) vous pourrez faire bénéficier d’un abonnement du même montant à la personne de votre choix. Pour cela abonnez-vous puis envoyez-nous, via contact@sportiva-infos.com, une adresse mail pour que nous activions l’abonnement offert. Promotion valable jusqu’au 31 août. Sportiva.

SPORTIVA: NOUVEAU PALIER

Jeudi 25 juillet. Utiliser la métaphore sportive serait facile. La performance. Toujours avancer. Se dépasser. Sportiva, aujourd’hui, de fait, avance et poursuit surtout son développement : vous l’avez plus de fonctionnalités avec l’inclusion récente d’un diaporama car les photos sont l’un des manques criants dès lors que l’on prétend s’intéresser au sport féminin. Nous ne prendrons pas non plus la métaphore entrepreunariale, ni les poncifs issus du business. L’affaire est plus simple. Sportiva présent dans l’hexagone depuis sa mise en ligne du 20 mars 2012 n’a pas dérogé un seul instant à sa ligne de conduite : consacrer un média au sport féminin et à ses problématiques sans revendiquer autre chose que le traitement journalistique et la cohérence professionnelle qui en découle. Bienvenue, depuis aujourd’hui, sur notre nouveau support, dédié aux mêmes thèmes, selon les mêmes critères pour poursuivre l’aventure et élargir encore plus le champ en s’ouvrant à de nouvelles pratiquantes et à un autre contexte. Sportiva.

FOOTBALL, WHAT ELSE ?

Lundi 22 juillet. Tout le monde est content. Et certainement c’est une façon efficace et scientifique de dire que le pays change. L’activisme médiatique et politique autour des footballeuses françaises a ceci de particulier qu’il deviendrait la preuve absolue que les choses évoluent bien envers le sport féminin. Effectivement : plus de médias la couture sur le pantalon, des associations, à l’unisson. Le tout pour célébrer que l’on donne (enfin) plus de place au football. Pardon au sport féminin. La confusion n’est pas loin et elle illustre bien ce que Sportiva-infos a déjà dénoncé : l’arbre footballistique cachant la forêt. Quand l’on célèbre l’Euro suédois actuel on le fait en zappant totalement la Coupe du monde de rugby à XIII, l’euro de Hockey-sur-gazon qui débute ce 22 juillet (en France). C’est le problème des contentements ciblés, et de la logique des événements majeurs que l’on veut imposer à la télé : l’on fait fi de la diversité sportive. Quelque chose d’autre ? ( à diffuser, à commenter, à suivre…) Non, rien. C'est bien le problème ...Sportiva.

DE NOUVEAUX SERVICES SUR SPORTIVA-INFOS

Lundi 15 juillet. De la nouveauté sur Sportiva-infos ! Après les feux d’artifice du 14 juillet, il fallait bien quelques nouveaux scintillements pour rendre encore plus attractif et complet notre média. Vous trouverez donc désormais un archivage nouveau des sujets puisque la plupart des thèmes comptent aujourd’hui plus, ou quasiment plus, de 10 articles référencés : à vous de repérer dorénavant, en bas de la colonne « Actus similaires », les nouvelles pages disponibles pour remonter dans les publications. Nous avons également mis en valeur l’engagement de nos partenaires en faisant figurer en home leurs références. Enfin, vous trouverez un espace diaporama où s’enchaînent des photos exclusives sur un thème choisi. C’est le changement le plus spectaculaire et il installe encore plus solidement l’une des raisons d’être de notre média et de nos initiatives (livre « L’Année du sport féminin », notamment) qui est la production et la publication de photos disponibles nulle part ailleurs. Sportiva-infos : média incontournable du sport et des sportives. Sportiva.

OÙ SONT-ELLES ? QUE FONT-ELLES ?

Vendredi 5 juillet. Il y a deux mois la levée de bouclier a été totale : prises de position, déclarations outrées. Pensez donc il n’y avait pas de budget pour envoyer l’équipe de France participer à la Coupe du monde. Puis les voix se sont éteintes, aucune n’est passée à l’acte, le papier du Monde.fr, daté du 5 avril, cité en référence, est resté comme le témoin d’une flambée. Au bout du compte : qui a agi ? Aujourd’hui la France participe à cette Coupe du monde qui démarre à Leeds ce 5 juillet. Mais sans trace de celles et ceux qui avaient crié au crime de lèse-égalité quand cette participation était menacée. Entre temps, merci pour les Bleues, la famille du Rugby à XIII a trouvé des solutions : les clubs et les anonymes, de petits sponsors comme une grosse boîte ont permis de boucler in-extremis le budget. Mais rien n’est venu des sphères d’où s’élevaient ces voix. Plus un mot sur ces Bleues qui se frottent jusqu’au 14 juillet au gotha de leur sport. Alors où sont-elles ces voix ? Que font-elles? Vont-elles au moins s’intéresser et encourager ? Sportiva.

LA RENGAINE

Mardi 2 juillet. L’EuroBasket s’est achevé ce dimanche à Orchies avec un match intense, prenant, au résultat incertain jusqu’à 7'' de la fin. Auparavant, et durant 15 jours, de La Roche-sur-Yon à Vannes en passant par Trélazé ou Lille, la Fiba avait proposé une organisation et un programme soignés à des milliers de spectateurs. Et les médias, dont bien sûr Sportiva-infos partenaire de l’événement, ont suivi, diffusant, commentant, répercutant cette quinzaine de la balle orange. La finale a réalisé un score d’audience sur France 3 de 3,3 millions de téléspectateurs pour 14,5 % de PDA. Succès sportif, succès d’organisation, succès populaire, cet EuroBasket n’a pourtant pas empêché le retour d’une litanie récurrente sur la non-médiatisation, ou le mépris auquel serait soumis le sport féminin. Relais de la ligne politique d’un Ministère non dédié aux sports, certaines sportives, dont des basketteuses, ont encore exprimé dans une tribune libre leur disconformité avec le traitement discriminant dont elles seraient l’objet. Incompréhensible. Et surtout : faux. Sportiva.

TROP DE COMPÉTITIONS…

Lundi 24 juin. Les Jeux méditerranéens battent leur plein. Enfin, si l’on peut dire. Ce rendez-vous régional qui permet de briller à moindre risque ne cependant représente ni un attrait ni un intérêt supérieurs. Le sport français ne s’y est d’ailleurs pas précipité. Certes les représentants tricolores s’y défendent bien, c’est la moindre des choses. Pas toutes cependant puisque les handballeuses n’y sont pas, leur fédération ayant décliné la participation à un événement qui peine à être incontournable. Bientôt aussi, les Jeux de la Francophonie dérouleront à Nice leurs fastes qui ont au moins l’avantage de jouer sur le double registre du sport mais aussi de la culture. Ils ne constitueront pas plus un rendez-vous capable de rivaliser. Les convocations sportives majeures sont devenues un cercle très fermé, couru et hégémonique que seules les initiatives de quelques marques contestent très ponctuellement avec des circuits parallèles montés à grand renfort de publicité. Pour le reste…Sportiva.

LE FOND ET LA FORME

Lundi 17 juin. Le 25 juin prochain un quotidien national consacré au sport proposera à la vente sa nouvelle formule. Avec une maquette totalement refondue L’Équipe espère enrayer la chute continue et systématique de ses ventes au numéro. Alors que certains secteurs s’acharnent à faire de ce produit, totalement issu et totalement dépendant de l’entreprise privée, le journal officiel du sport, ce changement de maquette s’accompagnera-t-il d’un changement sur le fond ? Un exemple, un seul, donnera la réponse et situera les limites de ce remue-ménage : ce grand journal de référence continuera à ne pas disposer d’éditorial. Adepte jusqu’à maintenant d’un positionnement qui tient en un dessin et en un sondage, dispersés de manière quasiment aléatoire dans les pages, L’Équipe envoie, avec une constance qui confond, un drôle de message. Il est le marqueur de ses insuffisances. Sportiva.

DES PARTENARIATS QUI ONT DU SENS…

Mardi 11 juin. Alors que le dernier tournoi préparatoire s’est achevé dimanche à Évry, l‘EuroBasket Women 2013 s’apprête à démarrer. Sportiva-infos est partenaire média de la compétition. C’est une concrétisation importante du travail mené sur le sport féminin de haut niveau. C’est aussi une confirmation de la place occupée par notre support dans le traitement du sport. Nos envoyés spéciaux (Fred Guston, Christophe Lemaire, Amina Hamoum) attesteront, sur les parquets, du 15 au 30 juin, de cette place dans le panorama médiatique. Il nous plaît de signaler aussi un autre partenariat à la signification non moins grande : sportiva-infos est maintenant média associé de la course La Parisienne. Là aussi, notre travail de fond auprès du sport féminin, amateur trouve une validation très significative qui se prolongera, fin juin, par une nouvelle signature, avec la Fédération française de boxe cette fois. La confirmation de la justesse de notre propos envers les amatrices et les grands événements auxquels Sportiva-infos est dorénavant associé.Sportiva.

SPORTIVA, MÉDIA AVANT TOUT…

Mercredi 5 juin. Le choix de Sportiva-infos d’être un site mixte proposant du contenu tarifé est une position assumée qui installe, sans équivoque, une ligne rédactionnelle professionnelle. Merci à celles et ceux qui ont intégré cette nécessaire démarche de l’abonnement dans leur rapport à la presse en général et à l’information et aux images originales, en particulier, que nous produisons sur le sport féminin. Depuis ce lundi 3 juin l’article principal est devenu immédiatement payant. Cette systématisation correspond à une logique : Sportiva-infos propose des contenus exclusifs (textes, photos, vidéos) à partir de la logistique, lourde, d’une rédaction. Notre proposition tarifaire reste cependant très abordable : 10 euros l’abonnement de 3 mois ou 20 euros pour celui courant sur l’année. Merci, là encore, de suivre la logique de base de la presse indépendante. Les espaces « Résultats », « Agenda » et « Directs » sont aussi des propositions rédactionnelles produites par nous. Ils restent en accès libre. Sportiva.

Y’A QUELQU’UN ?

Vendredi 31 mai. N’avez-vous pas remarquer un silence assourdissant ? N’avez-vous pas fait un constat : les prises de position, sur et autour du sport féminin, ont perdu en cadence ces derniers jours (hormis une logique demande d'enquête de Valérie Fourneyron). Les chantres d’un sport féminin paré de toutes les qualités, et donc à opposer au sport masculin, sont, semble-t-il, en délicatesse avec leur ligne argumentaire volontariste suite à deux affaires qui touchent des sportives. L’une à l’Insep, il y a peu, et l’autre impliquant une médaillée olympique. Car vouloir parler du sport sans prendre en compte tous ses versants ; prétendre installer une ligne politique sur des bases associatives ; prétendre, pour les associations, installer le manichéisme comme démonstration : cela peut mener à de drôles d’impasses. Le désarroi de Marlène Harnois, et l’imbroglio issu de son clash frontal avec une cadre de la fédération de taekwondo, sont l’une des très mauvaises infos de ces derniers jours. Certains silences n’en sont que plus délicats. Sportiva.

SPORT COLLECTIF : L’ALERTE PERMANENTE…

Mardi 27 mai. Les thuriféraires d’un sport féminin, en général, et collectif en particulier, qui serait parfait, illustratif de toutes les valeurs, bref exemplaire, ont une vie militante difficile, marquée par la pratique permanente du grand écart argumentaire. Installer la problématique du sport féminin uniquement sur des articulations morales et occulter, entre autres, l’économie du sport elle-même, mène à des impasses. Lundi, la Ligue féminine de basket a fait état de la rétrogradation aux tréfonds de la hiérarchie de deux des quatre demi-finalistes de cette saison (Perpignan et Lyon) mais aussi d’Aix-en-Provence, renvoyé en LF2, alors qu'Angers est privé de promotion. Le tout pour raisons financières. Les mêmes problèmes ont été vécus en cours de saison par les clubs de volley de Calais, Mulhouse ou Albi, nos révélations à l'appui. L’an passé, l'élite du hand avait dégradé son propre champion de France, Brest-Arvor. Trois ligues professionnelles. Les mêmes dérapages. La même image négative que véhicule aussi le sport masculin…Sportiva.

LA BARRE DES 200 ARTICLES PUBLIÉS…

Jeudi 23 mai. Le média Sportiva-infos est allé (presque) partout et a couvert plus de 50 disciplines! Destinations : Slovaquie, États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Maroc, Bercy, Stade de France, Roland-Garros, Chili, Pérou, Bourges, Orléans, Nîmes, Quimper, Saint-Brieuc, Caen, Strasbourg, Lyon, Annecy, Marseille, Tignes. Épreuves internationales : Championnats du monde de karaté, de tennis de table, d’escalade, de squash, de boxe, Rallye Dakar, Flèche Wallonne, Roland-Garros, Open GDF de Paris, Marathon des Sables, Trophée Roses des Sables, Tournoi de Paris de judo, Championnats d’Europe de BMX, de boxe, Euroligue de basket, Ligue des champions de football, Tournoi des VI Nations.Épreuves nationales : Championnats de France de football, de basket-ball, de volley-ball, de handball, de rugby à XV, de rugby à XIII, de rugby à VII. Coupes de France de football, de basket-ball, de volley-ball, de handball. Reportages auprès des équipes de France de football, de rugby, de handball, de hockey sur glace, de cyclisme. Qui dit mieux?.

AINSI VA LA D1...

Lundi 20 mai. Tiens, au fait, Lyon a marqué 9 buts contre Issy samedi 18 mai. La saison se termine pour l’élite du foot et l’outrageuse domination lyonnaise ne se dément pas. Les co-équipières de Sonia Bompastor viennent de jouer 21 matches domestiques et sont à une moyenne de 5,9 buts par rencontre. Elles vont terminer (il reste un match) avec une différence de buts jamais vue puisqu’elles sont déjà, avant leur déplacement du 26 mai prochain à Rodez, à + 124. Les deux meilleurs buteuses actuelles sont issues logiquement de leurs rangs et Lotta Schellin comme Camille Abily émargent, pour l’instant, à 23 et 20 réalisations respectivement. Ce triomphe permanent, doublé de la montée en puissance du PSG réduit à la D1 à un théâtre sans émotion ni passion. Mais pas sans argent. Les deux clubs en tête, d’ores et déjà qualifiées pour la prochaine Champion’s League, carburent à plusieurs millions d’euros pour chaque exercice. Ce triomphe sans péril ne se vit pourtant pas sans gloire. C’est positif mais est-ce durable ? Sportiva.

APAISEMENT ?

Jeudi 16 mai. La demi-finale de Coupe de France de football entre Lyon et Montpellier a donné lieu à une séance de tirs au but épique pour départager les deux équipes. L’Olympique Lyonnais en était sorti vainqueur, mais cette 1/2 finale pourrait être à rejouer suite à la réserve émise par Montpellier. Devançant une éventuelle décision des instances du foot, Lyon propose, de son propre chef, et au travers d’un communiqué publié le 15 mai, de rejouer ce match pour « privilégier l’esprit sportif et le fair play », reprochant quand même aux Montpelliéraines d’avoir déposé une réserve « (…) seulement une fois les arbitres et les deux équipes rentrés aux vestiaires (…) ». Comme si on pouvait déposer un recours durant le match ! L’OL, mammouth financier et sportif du foot, jouerait donc l’apaisement et la grandeur d’âme dans une affaire peu claire pour l’image de cette pratique féminine. Ou bien plutôt, tout simplement la communication. À peu de frais. Et en toute démagogie. Sportiva.

TENSIONS

Mardi 14 mai. Les décideurs, les responsables, les commentateurs, les observateurs (on peut féminiser ces substantifs sans aucun souci) ont depuis hier soir, et c’est malheureux, une occasion d’être unanimes, de pourfendre débordements et provocations et d’ asséner des phrases définitives. Si ce qui s’est passé au Trocadéro, et aux alentours, reste du domaine du totalement répréhensible, il ne faudrait pas sectoriser trop vite et classer d’un côté une minorité de perturbateurs face à un bon peuple de sportifs, fustiger les uns et encenser les autres. Le dénominateur commun dans cette affaire est le sport. Et ce qui interpelle aujourd’hui c’est l’excessive charge citoyenne que l’on donne à cette activité. Le sport ne peut tout dans la société même si on souhaite le parer de toutes les valeurs. Il n’est pas apte à tout résoudre et dès lors qu’il systématise, tout au long de l’année, la mise en, avant de l’argent, des symboles, de la foule, il joue au contraire comme un catalyseur de tensions. De toutes les tensions. Sportiva.

LE CAS LONGO

Jeudi 2 mai. Voilà un personnage, énigmatique, difficile à suivre, qui est entouré aujourd’hui de soupçons. Ce que l’on remarque, quelle que soit l’époque considérée, la gloire passée comme la lente fin de l’histoire, c’est la solitude de cette sportive qui a pourtant rivalisé au plus haut sommet des sondages de popularité. Cette histoire avait pourtant tout pour déclencher une adhésion et permettre une identification. Jeannie Longo est cette femme qui a performé comme aucune autre femme auparavant. Elle est celle qui a été très médiatisée. Elle est aussi cette femme qui a pris toute la lumière quand son mari, à elle entière dévoué, agissait dans l’ombre. Performances, médiatisation, indépendance. Malgré tout cela, Jeannie Longo a semblé ne jamais correspondre à l’incarnation d’un exemple. Pour les institutions, comme pour le militantisme féminin dans le sport. Au-delà du cas Longo, complexe en diable et refoulé aujourd’hui dans l’anonymat, ce constat pose une question: à partir de quels éléments prend-on en compte une sportive active et reconnue ? Sportiva.

RATTRAPER LE TEMPS PERDU

26 avril Enfin ! Depuis ce jeudi, soit seulement 463 jours avant le début de la Coupe du monde féminine de rugby à XV prévue en France, on en sait un peu plus sur l'événement prévu, comme nous l'avions révélé en exclusivité le 25 février dernier, en août 2014 à Marcoussis, pour la phase de poules, puis dans le sublime écrin parisien de Jean-Bouin, actuellement en rénovation, pour les demi-finales et la finale. Enfin des informations officielles et un parfum de communication bienvenus pour transmettre le message qui peine à passer auprès du grand public. Reste à rattraper le temps perdu, promouvoir la billetterie, communiquer encore et toujours, afin que ce grand rendez-vous ne soit pas vain. L'IRB s'est enfin mise à la page. La FFR n'a plus qu'à lui emboîter le pas. Pour qu'une conférence de presse organisée à Madrid (pour une Coupe du monde organisée à Paris, allez comprendre la logique commerciale) n'éveille plus jamais un si maigre intérêt médiatique. Sportiva

CLASSIQUE…

Mardi 23 avril. La mésaventure des filles du Rugby à XIII, invitée à se débrouiller pour pouvoir jouer la Coupe du monde de l’automne prochain en Angleterre, n’est malheureusement qu’un nouvel épisode d’une tendance historique dès lors que l’on parle sport féminin et amateurisme. Demander aux pratiquantes de s’impliquer, pour financer, est une vieille rengaine. La liste est longue des idées, ambigües et malsaines, plus ou moins dénoncées d’ailleurs, mises en avant pour permettre, développer, voire tout simplement sauver une pratique. L’on gardera pour mémoire, au sommet de cette pyramide des forfaitures, la campagne de la Fédération française de football s’appuyant sur l’image d’un mannequin et la nudité de la sélection nationale. Les divers calendriers étant l’exemple le plus répétitif de ces pseudo solutions. Ce dernier épisode en date choque aussi car il foule au pied la symbolique de l’identité nationale. Mais derrière l’indignation la seule question qui vaille concerne les politiques sportives : quels moyens pour quelles obligations ? Sportiva.

L'INDIFFÉRENCE ET LE MÉPRIS

Jeudi 18 avril. Le 19 mars dernier Sportiva-infos révélait le coup pendable que le Comité des VI Nations s’apprêtait à perpétrer : détricoter la plus prestigieuse compétition du rugby à XV (et la plus importante après la Coupe du monde). Ce bon vieux Tournoi n’allait plus se jouer selon la même formule que la compétition masculine. Un coup d’arrêt au développement du rugby féminin. Un camouflet sur le front de l’égalité et la considération dans la laquelle on tient la pratique féminine de la balle ovale. Après Sportiva-infos c’est le site anglais Srumqueens qui relayait la forfaiture en cours. Puis un fort mouvement voyait le jour sous le slogan et le mot dièse # Backthegirls. Le 10 avril la victoire était célébrée : le tournoi des VI Nations est finalement maintenu dans sa formule traditionnelle. En France rien n’a bougé : ce combat exemplaire du sport collectif n’a ému personne. Pas plus que la réussite de la mobilisation n’ a été saluée. Cette indifférence et le mépris qu’elle induit posent problème : l’indignation serait-elle sélective dans l’Hexagone? Sportiva.

HOCKEY TOUT VA BIEN ?

Lundi 15 avril. Samedi 13 avril, l'équipe de France de hockey sur glace a remporté un championnat du monde. Qu'importe s'il s'agit de la Division I-B, troisième échelon international. Les médailles d'or et le trophée décernés aux joueuses de Christine Duchamp à Strasbourg valent à l'instant présent tous les titres du monde et méritent donc bien plus qu'un clin d'œil. D'ailleurs, qu'il soit sur glace ou sur parquet, le hockey hexagonal se porte bien sous toutes ses formes. La veille de ce titre planétaire glacial, les filles du rink hockey célébraient le leur, bel et bien suprême celui-là, plus chaud aussi, puisque remporté en novembre sous les latitudes équatoriales du Brésil. Un restaurant parisien, une ambiance bon enfant, naturelle, fraîche en soit. Et un appel du pied aux médias, peu sensibles pour l'instant aux sacrées performances de ces sports collectifs. A méditer. Parce que même dans l'aspect féminin du sport français, il n'y a pas que le football (toujours bredouille au niveau international rappelons-le) qui compte... OK ? Sportiva

11%

Jeudi 11 avril. Le 2e volet de notre dossier spécial « Sport féminin et télévision », publié ce 10 avril, confirme, bien sûr, que la diffusion des pratiques sportives féminines sur le petit écran, payant ou gratuit, est très en retard par rapport à la mainmise du sport masculin. Son intérêt est d’apporter, pour la première fois, des éléments précis et argumentés. Le pourcentage, à deux chiffres quand même, auquel aboutit notre enquête, résulte d’un travail minutieux effectué en scrutant 6 mois de programmation et selon une méthodologie claire. Ce travail permet dorénavant de situer précisément les rapports entre les temps d’antenne du sport masculin et ceux du sport féminin. Loin d’être satisfaisants, ces 11% n’en constituent pas moins la seule base cohérente disponible aujourd’hui pour comprendre et éventuellement agir pour une meilleure visibilité, ou une visibilité différente, du sport féminin. Le précédent point de repère était de 7%. Un pourcentage divulgué par le CSA récemment mais après une étude parcellaire de 4 semaines seulement. Sportiva.

QUEL HEUREUX HASARD…

Mercredi 10 avril. Loin de nous l’idée de relier un peu trop prestement les faits, mais quand même… Figurez-vous que notre premier volet sur le sport féminin et la télévision, qui pointait les limites de la nouvelle chaîne TNT, « 100% sport, 100% gratuite », sur ses engagements de diversité et notamment de sport féminin, a été fort commenté. Cet article a été publié le 8 avril et voici que le 9, en fin d’après-midi, une convocation des plus intéressantes émanaient de la direction de la communication du CNOSF : une réunion pour « présenter les premiers résultats de la nouvelle chaîne et pour, aussi, «repréciser les modes de fonctionnement entre le CNOSF, L’Équipe 21 et les Fédérations » est programmée le 17 avril prochain. Que voilà une concomitance intéressante... Sportiva.

TÉLÉVISION ET CONFUSION

Mardi 9 avril. Il est intéressant de voir comment le dossier « Sport féminin et télévision », dont nous avons entamé la publication hier et que nous poursuivrons, avec deux autres articles cette semaine, passionne. La fréquentation de notre site (le seul média professionnel consacré au sport féminin, rappelons-le) en atteste. Il est intéressant également de voir comment les idées reçues, les amalgames et les approximations perdurent. Parmi les réactions on peut ainsi noter : l'assimilation d'une présence féminine sur un plateau à un traitement du sport féminin ou encore la méconnaissance de la réalité médiatique. Car, objectivement, aujourd'hui, « Tous Le Sport », sur France 3, fait mieux que L'Equipe 21 sur la diversité. Mieux encore : la capacité de certain-e-s à installer un groupe, et ses produits, en vecteur officiel du sport dans le pays. Les deux épisodes suivants de notre dossier contribueront à établir quelques vérités nouvelles... Sportiva.

ET LE PROJET DE GAGNER ?

Samedi 6 avril. L'équipe de France de foot a fait match nul jeudi dernier à Nice contre le Canada (1-1). Un nouveau match sans victoire pour une équipe sans trophée non plus (mis à part un tournoi préparatoire aux JO de Londres, gagné à Chypre). Difficile d'être exigeant, direz-vous ? Évidemment. Reste que le positionnement sur le professionnalisme, l'ambition affichée, les objectifs de la part du staff, des joueuses, de la Fédération, percutent la réalité. Et que la plupart des messages du sélectionneur, Bruno Bini, s'appuient sur « l'importance du projet de vie » ou des satisfactions petits bras : « Avant, contre ces équipes, on prenait des cartons (...) » (par rapport aux matches nuls contre le Brésil et l'Allemagne). Il est toujours frappant de voir comment, d'un côté, on sait revendiquer la posture du haut niveau et la considération qui va avec et comment, de l'autre, on parvient à s'accommoder de ce qui en est la négation : l'acceptation de la non-performance. Mais au fait, hormis les principaux intéressés, un « projet de vie » cela concerne qui ? Sportiva.

L'INFORMATION AVANT TOUT

Mercredi 3 avril. La semaine dernière Sportiva-infos a fait état du bilan des élections dans les fédérations olympiques. Un travail de bénédictin pour constituer la matière première d'un article publié sur notre site le 27/03. De fait, une attitude de service public de l'information. La semaine prochaine, nous diffuserons des statistiques exclusives sur le sport féminin à la télévision. Il y a derrière ces deux exemples la volonté et le labeur d'un média cohérent et responsable qui cherche, et met à disposition, des éléments qui contribuent à la réflexion. Dans le même ordre d'idée Sportiva-infos a livré, le 4/03, les grandes lignes, et partie des conclusions, d'un rapport de la Direction des sports. En respectant le contenu, en ne diffusant pas la totalité du document (les demandes ont été nombreuses pourtant) et en révélant l'existence d'un travail valide, nous avons là aussi, apporté une pierre au débat et laissé le terrain disponible pour une (éventuelle) publicité officielle de ce travail. Loin de toute rétention d'information. Dans la stricte logique d'un média. Sportiva

LA CAUSE DES FEMMES (sportives) N’AVANCE PAS

Jeudi 27 mars. Le parallèle est intéressant. Isabelle Lamour à peine élue présidente d’une fédération (escrime), Sportiva-infos publie un article très illustratif sur la place des femmes dans les instances dirigeantes du sport olympique. Ce travail, exclusif, qu’aucune entité n’a entrepris à ce jour, montre un état des lieux statique. Malgré les campagnes et les moyens, la place des femmes dans les fédérations n’a pas progressé d’un iota alors que presque toutes ont procédé à leurs obligations électives. Derrière les cris et les répudiations — justifiées — concernant les déclarations de Bernard Lacombe, mais derrière aussi les commentaires laudateurs, qui ont accompagné l’ascension de Florence Hardouin à la 3F, ce qui est important c’est ce chiffre : 24%. Elles sont 24%, comme il y a quatre ans, à avoir un poste à responsabilité dans les fédérations. Ce que dit ce pourcentage, et notre enquête, est simple : les femmes font du surplace. De quoi interroger, au sens large, et pas seulement les trois fédérations les plus figées (football, rugby et cyclisme). Sportiva

1er ANNIVERSAIRE DE SPORTIVA

Mercredi 20 mars. Sportiva-infos faisait irruption sur la toile, le 20 mars 2012, avec une proposition, rédactionnelle et esthétique, inédite. Nous ouvrions nos premiers jours de publication avec de l’athlétisme, du judo, de la voile, du tennis de table, de l’escrime, du foot, du hockey sur glace et du trail. Portraits, sujets de société et pratiques professionnelles comme amateurs. En quelques textes et photos exclusifs le ton était donné. Depuis, ce sont plus de 200 sujets, quelques belles exclusivités et près de 40 sports, ou pratiques, différents que nous avons traités. Surtout, c’est une audience qui, notamment depuis décembre dernier, progresse avec des pourcentages très, très, conséquents. Alors, ce 1er anniversaire est-il beau? Assurément. D’autant que les sportives, celles qui performent comme elles qui font du loisir, nous suivent et nous reconnaissent. C’est aussi ce qui rend très porteur, ce 1er anniversaire : la médiatisation du sport féminin c’est, au premier chef, cet axe média-pratiquantes. Alors, en route pour la suite. Ensemble. Sportiva.

LE CSA SE HÂTE LENTEMENT

Lundi 18 mars. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devait publier le 22 février dernier une étude très attendue sur le sport féminin et la télévision. Rien à la date prévue. Il a fallu attendre un mois supplémentaire pour découvrir, depuis ce lundi 18, dans la lettre du CSA, une page traitant du sujet. L’étude est succincte (8 septembre-12 octobre) et se voit publier plus de 4 mois après son terme ! Sportiva-infos avait, entre temps, multiplié les appels pour en savoir plus. Que nous a-t-on répondu ? « L’étude n’est pas aboutie et n’est pas conclusive. Christine Kelly reprend le dossier». Devant ce flou général, on ne peut que s’interroger. Il s’agit pourtant d’une étude qui doit permettre au Comité interministériel sur l’égalité hommes-femmes de travailler à la liste des événements majeurs devant figurer dans le décret « Télévision sans frontières». En attendant, comme vous l’avez lu, Sportiva-infos a commencé à publier des stats sur les diffusions télé. Les premiers éléments d’un dossier spécial sur le sport féminin et la télévision que notre média prépare. Sportiva.

"ELLES NE SONT PAS TOUTES LESBIENNES"

Vendredi 15 mars. Le monde est souvent pavé de bonnes intentions.Tenez, prenez le cas de monsieur Jacques Blanc, organisateur, en tant que Président du club des Gazelles de Dijon (Fédérale 1, équivalent 3e division, du championnat de France FFR), du match du Tournoi des VI Nations entre la France et l’Écosse disputé ce vendredi. Pensant faire œuvre de bonne propagande il a eu ces déclarations sur le site du quotidien " Le Bien Public" en date du 8 mars dernier, afin de promouvoir l’événement. «D’abord, les joueuses ne sont pas des femmes à barbe… Et puis elles ne sont pas toutes lesbiennes ! » a-t-il déclaré. « Elles se maquillent et se mettent des chouchous dans les cheveux, comme des femmes assumées a-t-il poursuivi, se disant persuadé que « Pour une fois, il [le rugby féminin] allait être médiatisé ». Il a juste oublié de mesurer la portée discriminante et stéréotypée de ses paroles. Comme si la pratique d’un sport ne relevait pas d’un droit simple et fondamental, hors toute considération ou interprétation morale. Sportiva.

IL N'EST PIRE AVEUGLE...

Lundi 11 mars. Sportiva-infos faisait des comptes, il y a une dizaine de jours, du temps consacré au sport féminin par les différents diffuseurs télé. Notre édito du 1er mars faisait ainsi état de plus de vingt heures (20h05’, très exactement) de retransmission (entre le 26 février et le 3 mars), par une demi-douzaine de chaînes (dont une seule publique) et pour 8 pratiques sportives différentes. Une présence télévisuelle conséquente qui contribuait à brouiller les messages sans cesse colportés durant la semaine du 8 mars sur la non-médiatisation du sport féminin. Nous renouvelons le comptage avec la programmation télé du 11 au 17 mars inclus. Il y aura en tout plus de 60 heures de sport féminin diffusées (63h05) par 4 chaînes différentes (Eurosport et Eurosport 2, MCS, France 2) et 7 pratiques mises en avant : foot, tennis, ski alpin, biathlon, curling, saut à ski, patinage artistique. Et tout cela en direct. Non médiatisé le sport féminin ? Sportiva

ÉGALITÉ ?

Jeudi 7 mars. La période est pesante, avec cette semaine du 8 mars et ses revendications obligées, appliquées aux choses du sport. Soyons très clairs : que tout le monde ait le droit de pratiquer un sport, c’est ce que nous appelons l’égalité. Et, dans notre société, elle existe, dans la droite ligne de nos droits constitutionnels. Donc acte. Aucun sport, aucun, aujourd’hui en France, est inaccessible aux femmes. Que l’on utilise des constats mathématiques réels sur le nombre de pratiquantes vs le nombre de pratiquants pour réclamer des égalités strictement formelles c’est basculer sur une toute autre problématique que le droit simple et fondamental, sans envisager de considérer la multiplicité des variables. Cette tendance, transformée depuis peu en axe militant et politique jusqu’au plus niveau, à vouloir tordre les chiffres, et donc les volontés individuelles, les envies, les désirs est-elle réellement une défense de la liberté? Sportiva.

20 HEURES…

Vendredi 1er mars. La semaine dernière avait déjà été copieuse, avec notamment du rugby (Angleterre-France), du hand (c’était la finale de la Coupe de la Ligue), du tennis, du ski, etc. Et voilà que le menu télévisuel consacré au sport féminin ce week-end est tout aussi dense. En fait, il l’est systématiquement. On l’oublie trop facilement. Sur cette semaine (du mardi 26 jusqu’à ce dimanche 3 inclus) ce sont en tout 20 heures et 5 minutes de sport féminin qui seront diffusées en direct. Avec une variété de pratiques propre à satisfaire toute personne intéressée : ski de fond, basket (c’était ce mercredi avec la retransmission du match d’Euroligue de Bourges), du ski alpin, du biathlon, du patinage artistique, du handball, du volley-ball et du foot. Et l'on exclue de ce décompte l'athlétisme et les championnats d'Europe de Göteborg ! Les écrans sont tout aussi variés (Eurosport et Eurosport 2, Sport +, beIN Sport 2, MCS, France 4) et reproduisent la même problématique entre public et privé que pour le sport masculin. Hors jeu les filles ? Pas tant que ça ! Sportiva.

LES CHIFFRES ONT LA VIE DURE

Lundi 25 février. Le sport féminin souffre d’une mal-médiatisation, disons-nous à Sportiva. Dans d’autres sphères l’on parle au contraire de sous-médiatisation ; l’on invoque le manque d’implication des médias installés ; leur non-prise en compte des exploits sportifs féminins ; leur mépris du fait sportif de genre ; leur inégalité dans le traitement journalistique… France 4 s’est lancée dans l’aventure en diffusant depuis l’an dernier des matches du XV de France. 400 000 téléspectateurs le 11 mars 2012 pour le France-Angleterre du Tournoi 2012. 300 000 pour le France-USA, le 24 novembre dernier. Et puis, dans la foulée du crunch masculin de ce 23 février, et en prime time pour la première fois, le Angleterre-France (20-30 pour les Bleues). Résultat : 403 000 téléspectateurs, qui représentent 1,7 % de part d’audience. C’est peu, très peu. Et cela interroge sur le volontarisme qui tient parfois lieu d’argumentaire. Sportiva.

Et le ski alpinisme ?

Lundi 18 février. À l’heure des bilans, sûr que la semaine dernière aura marqué les esprits. Les deux médailles d’or de Marion Rolland (en descente) et de Tessa Worley (en slalom géant) sont des exploits retentissants. Salués comme tels d’ailleurs et c’est normal. Dans le même temps où la Marseillaise résonnait à Schladming, d’autres Françaises s’illustraient. Toujours sur des skis et toujours dans le contexte de championnats mondiaux. Qui plus est, le rendez-vous planétaire était organisé en France, dans les Hautes-Alpes du 9 au 15 février dernier. Le ski alpinisme n’a assurément pas la même surface médiatique que le ski alpin, voire que le biathlon, et souffre incontestablement de n’être pas olympique. Mais les médailles glanées par les Françaises n’en sont pas moins remarquables. Laetitia Roux a remporté 4 breloques d’or : en course par équipes (avec Axelle Mollaret), en vertical race, en course individuelle (Axelle Mollaret s’adjugeant elle l’argent) et enfin en relais (avec Valentine Fabre et Axelle Mollaret). Pas mal du tout. Sportiva.

1117 W 90626

Lundi 11 février. Ce n’est pas un code. Ce n’est pas le titre d’un film d’espionnage. Ce n’est pas une combinaison secrète. C’est au contraire un élément on ne peut plus public et qui mérite d’être répercuté : ce numéro est celui octroyé à Sportiva-infos par la Commission paritaire de la presse et des agences de presse (CPPAP). L’organisme qui, sur dossier, reconnaît les caractéristiques professionnelles d’un média. Le travail (fréquence et exclusivité des publications), et les personnes qui le produisent (toutes détentrices de la carte de presse) plus la construction économique de la société de presse éditrice : voilà les éléments dont nous avons fait état auprès de la Commission. Après nous avoir une première fois attribué ce statut pour une période de deux ans (2011-2013) la CPPAP, vient de renouveler (fin janvier) ses conclusions pour quatre ans. Soit jusqu’en 2017. Le média sportiva-infos continue ainsi son chemin de premier média sportif féminin professionnel. Il est de plus en plus difficile de ne pas voir cette réalité, n’est-ce pas ? Sportiva.

APPARENCES (3/3)

Lundi 4 février. Certain-e-s ont cette capacité à sur jouer l’enthousiasme. En clair : à ne voir que ce qui les arrange. Prenez un appel d’offres récent concernant la TNT et une chaîne dédiée au sport. En gros le message était le suivant : ‘Vous allez voir ce que vous allez voir’ colporté par tous ceux qui militent, défendent et font du lobbying pour la diversité. Avant la mise en ligne de l’Equipe 21, le 12 décembre dernier, on savait pourtant deux choses plutôt problématiques sur le fond. Le groupe qui postulait en argumentant sur la diversité est le même qui s’est construit sur des décennies de marginalisation de nombreuses pratiques et de minoration du sport féminin. Ce groupe, privé, bénéficiait de l’appui d’un acteur, public, majeur du sport, le CNOSF. Une prise de position qui constitue sans doute une première. Quelle concrétisation aujourd’hui après les discours et les soutiens? Aucune. L’Équipe 21 ? Et alors ? Sportiva.

APPARENCES (2/3)

Mercredi 30 janvier. Certain-e-s aiment les symboles. Sans doute parce qu’ils rassurent, en permettant de brandir un exemple, dès qu’il s’agit de devoir argumenter. Sans doute aussi parce qu’ils valident, croit-on, une position. « Voyez, nos idées avancent ». Certain-e-s, et c’est leur droit, prennent l’apparence pour la réalité. Une femme aux manettes d’un créneau télévisuel, ou d’un média, et c’est le monde des idées qui aurait réalisé une avancée déterminante. Illustration avec la nouvelle présentatrice de Stade 2. Quel (s) changement (s), sur le fond, avez-vous vu, ce dernier dimanche, hormis l’habillage du plateau et l’intrusion des tweets? Mêmes sujets, même Ligue 1.... Et bien sûr même absence du sport féminin. Un fait notable cependant : la présentatrice a su élargir le débat et le champ des connaissances à propos de l’affaire Puerto, dans la foulée d’un reportage sur l’affaire Armstrong : « Car il n’y a pas que dans le cyclisme qu’il y a du dopage ». Une lourde révélation. Céline Géraud, et alors ? Sportiva.

APPARENCES (1/3)

Lundi 28 janvier. Certain-e-s aiment les chiffres. Même s'il y a chiffres et chiffres. Peut-être et surtout parce que, lorsqu'ils sont froids, ils ont cette apparence si pratique qui permet d'étayer une sentence. Prenons celui-ci par exemple : 8% . C’est le pourcentage d’articles sportifs signés par des femmes aujourd’hui en France. La conclusion qui s’impose est bien sûr la suivante : si ce pourcentage était plus élevé on parlerait davantage de sport féminin. Certain-e-s aussi aiment la personnalisation des écrits. Sans doute parce que cela raccourcit la distance entre qui lit et qui s’exprime. Une façon de laisser le-la journaliste s’exprimer dans le cadre d’une carte blanche. Cela créé une proximité. Illustration, ce dernier samedi, avec le magazine du seul quotidien consacré au sport en France: une journaliste s’est exprimée librement sur une page (la 23). Résultat : pas un mot sur le sport féminin, pas une référence au sport féminin. Juste un babil enlevé et décontracté. Ah si : LA journaliste parvient à citer le Boulevard Haussman et les soldes ! 8%? Et alors ? Sportiva.

PRÈS DE 100 000 VISITES

Lundi 21 janvier. Le « Direct » proposé samedi soir à été un succès sans précédent pour notre site avec 98 330 visites recensées. Déjà habitués à la formule avec les premiers suivis spéciaux consacrés au rugby à XV, au foot ou au karaté, mais aussi à des évènements concernant les à-côtés du sport, comme la conférence Femix’Sport en octobre dernier, vous avez goulument suivi la soirée des Championnats de France amateurs de boxe samedi 19 janvier. Merci de cet intérêt et du plébiscite qu'il représente. Le commentaire en direct des événements relayés par nos réseaux sociaux installe un autre levier pour connaître et vivre le sport féminin. Chacun de ces « Directs » est archivé mais vous pouvez retrouver les couvertures précédentes, car le texte et les commentaires livrés dans le feu d’un rendez-vous gardent toute la valeur de l’information. Notre raison d’être. Les temps anciens des LT (live tweet) sont remplacés par notre « Direct » au design exclusif et aux modalités d’affichage variées que vous pouvez également suivre sur votre smartphone. Sportiva

INDÉPENDANCE

Vendredi 4 janvier. La problématique de la presse est complexe et surtout mouvante. Personne ne distingue vraiment aujourd’hui quelle va être la solution et surtout le modèle économique sur lequel pourraient s’appuyer les supports papier ou internet quotidiens. La période est aux tâtonnements (des éditions papier disparaissent comme Newsweek, la semaine dernière, pour devenir accessible uniquement sur internet et par abonnement). Ce qui caractérise bien la difficulté à faire émerger une solution pour la presse aujourd’hui. L’existence de Sportiva-infos, pure player consacré au sport féminin sous toutes ces coutures (compétitives et sociétales), s’inscrit dans la construction de cette nouvelle donne. Pour installer un média indépendant (dans toute l’acception du terme) l’adhésion de l’internaute via l’abonnement est indispensable. Vous savez comment démarrer l’année. Sportiva

RÉSULTATS : WHAT ELSE

2 janvier Y-a-t-il une tyrannie des résultats dès lors qu’il s’agit de sport féminin ? On pourrait le penser car nombreuses sont les remarques, entendre ici les suggestions insistantes, du style : « Mais quand vous aurez des résultats on
parlera de vous !
». Ou bien « Vous aurez des moyens ! ». Le discours, pas loin du chantage, est servi et resservi depuis des décennies. Le rugby à XV le traîne encore alors que les résultats (plusieurs Grands Chelems dans la compétition continentale, ou deux podiums en Coupe du monde en 2002 et 2006 par exemple) sont présents depuis longtemps. Mais qu’en est-il de la promesse ? Curieusement, dans l’agitation autour des sports collectifs, on célèbre et on se réjouit à présent de la nouvelle médiatisation du football et du handball. S’il y a des pratiques qui n’ont rien gagné en 2012, ce sont bien les équipes de France de ces deux ballons ronds-là. Sans corrélation avec le niveau d’exposition. Il y a sans doute un paradoxe à regretter. Une prégnance de la communication aussi. Et la preuve encore que le sport féminin cherche sa place et son équilibre... Sportiva.

L'ANNÉE DU SPORT FÉMININ SOUS LE SAPIN

19 décembre. En cette période de fêtes, ruban, scotch et papier cadeau font l'objet d'une permanente agitation dans les locaux de Sportiva et de «dfO, LES ÉDITIONS». La raison ? Dans le cadre du jeu-concours que nous organisons sur les réseaux sociaux, il vous est possible de remporter le très bel ouvrage L'Année du Sport Féminin 2012. Un passage sur Facebook, accompagné d'un like, ou sur Twitter, marié à un abonnement, ou un retweet si vous êtes déjà un fidèle parmi les fidèles, vous fera participer au tirage au sort pour remporter l'un des quatre ouvrages à offrir... Deux «ASF 2012» et deux exemplaires du livre Jeux olympiques et paralympiques inédits attendent heureux lecteurs... Avis à la population : même à Noël, Sportiva pense à vous ! Sportiva

SUPERFICIALITÉ ET COUARDISE

13 décembre. Avancer derrière un masque ou un postiche est une méthode qui a, semble-t-il, des adeptes. Cette façon de faire est la négation du débat d’idées et bien sûr du courage de ses opinions. Il y a quelques temps les activistes de La Barbe avaient été renvoyées à leur militantisme partial lors de leur passage au Petit Journal de Canal+. Ce groupuscule a donc à nouveau sévi pour dénoncer un déséquilibre dans la composition du Comité Directeur de la Fédération française de rugby (FFR) qui tenait ses élections ce dernier week-end : 34 hommes pour 37 postes avec à l’appui une méconnaissance du dossier (sur le nombre de licenciées). Le tout en s’infiltrant sous couvert de journalisme. Ni l’anonymat, ni l’usurpation et donc le discrédit sur une profession, ne sont acceptables. Selon La Barbe il y avait matière à regimber : une parité sur la liste incriminée aurait donc satisfait ces activistes. Le fait qu’il s’agissait d’une liste unique élue avec 98 % des voix n’a pas d’importance. Ainsi va le militantisme : superficialité et couardise. Sportiva.

LES TROIS RAISONS

8 décembre La Nuit du sport féminin, le sait-on assez finalement, ne se conçoit que parce qu’un livre de haute volée existe et parce qu’un site d’information fonctionne. L’invitation à passer une soirée n’est qu’un moyen de créer un rendez-vous convivial, qui joue comme le sommet d’un iceberg social.et journalistique Si des sportives, et non des moindres, viennent depuis trois ans parler et rencontrer le public c’est qu’autre chose existe. Car la NSF sort des rencontres habituelles : pas de trophées ; pas de célébrations ; pas de problématique à résoudre ; et, au final, un événementiel qui tourne le dos à l’agitation éphémère. Mais cet événementiel s’appuie sur les centaines de pages d’un livre dont l’édition annuelle est le seul support mettant en valeur le sport féminin et sur un média qui installe un fonctionnement professionnel dans le traitement de l’actualité sportive féminine. Une Nuit, un Livre, un Site : cette trilogie marque une rupture. Cette trilogie, surtout, apporte enfin une solution. Qui en doute maintenant ? Sportiva.

BINI, OMBRE ET LUMIÈRE

29 novembre. En sport, le résultat final a souvent valeur de juge de paix. Pour juger du niveau d'une équipe. De la compétence d'un responsable sportif aussi. Cette année, lors des JO, les Bleues ont raté une finale olympique et une médaille de bronze. Les fautes sont certes partagées mais Bruno Bini, dont les méthodes sont plus que jamais remises en questions, doit assumer sa large part de responsabilités. Toujours pas la moindre récompense international pour la France de Bini. Cela n'empêche pas la FIFA de sélectionner le selectionneur français parmi les trois meilleurs entraîneurs de l'année. Oublié, Patrice Lair, vainqueur de la Ligue des champions, de la Coupe de France, du championnat de France et de la Mobcast Cup, ébauche d'un championnat du monde des clubs, à la tête de l'OL, appréciera... Sportiva

TRÈS CHERS MAILLOTS

20 novembre. Les médias sont toujours très prompts à dénoncer tout ce qui bouge un peu vite dans le football masculin, en particulier lorsqu'il s'agit de gros sous. Prix des billets dans les stades, salaires mirobolants, prix des tuniques officielles. Face à ça, on pourrait imaginer que le football féminin, bien moins argenté, fasse quelques efforts à l'égard des mordus des tribunes, susceptibles de dépenser quelques euros pour se parer du maillot floqué d'une des nouvelles vedettes du football féminin. Occasion ratée. Pour l'OL, équipé par le géant Adidas, rien de surprenant. Mais 70 euros pour la tenue de Juvisy, 45 pour le short, fournis par Duarig, c'est beaucoup (trop). Les chemins de la professionnalisation passent-ils tous par cet écueil ? Sportiva

VOLÉE D'OR

5 novembre. La fin de l'année approche, et avec elle son lot de récompenses en tous genres, plus ou moins subjectives, parfois farfelues, et souvent injustes. Première du genre, le traditionnel Vélo d’Or décerné par le mensuel Vélo Magazine a fait dans l’originalité en récompensant pour la troisième année consécutive le cycliste professionnel Thomas Voeckler. La star du peloton français devance la vététiste Julie Bresset. Lésée ? Volée plutôt. Car sans faire aucunement offense au Tour de France du coureur de la formation Europcar (lauréat de deux étapes et du maillot à pois), n’aurait-il pas été plus judicieux d’attribuer cette distinction à la nouvelle championne olympique et championne du monde, dont l’année 2012 frôle à s'y méprendre le sublime ? Sportiva n’est pas fan des trophées, surtout quand ils sont influencés par un choix éditorial... ou commercial. Sportiva

FEMME-SANDWICH

17 octobre. Une médaille olympique, même quand elle n’est pas en or, c’est bien. Un territoire, on comprend que l’on puisse y être attachée. Participer à une campagne de publicité-promotion pour l’implantation d’une gare TGV dans sa région, pourquoi pas. Mais dans le cadre d’une communication nuisible, on ne comprend plus. Automne Pavia se retrouve donc sur une affiche éditée par le Conseil Général de l’Aude. Elle en est l’argument central. Sauf que l’administration départementale a produit un visuel horrible et un message lourdaud. C’est donc une catastrophe. Coincée par un sponsoring institutionnel, voilà la judoka qui prête (qui flingue ?) son image dans une campagne loupée. Recevoir des subsides publics vaut-il de se prêter à semblable mascarade? En donner, justifie-t-il d’utiliser aussi peu respectueusement une athlète ? Sportiva.

SEULE

15 octobre. La nouvelle est tombée comme ces infos qui vous réveillent par surprise et que vous ne comprenez pas spontanément. Isabelle Gautheron cesse ses fonctions de Directrice technique nationale auprès de la Fédération française de cyclisme. Annoncée le 10 octobre, la nouvelle porte un coup à la féminisation des hautes charges dans le sport hexagonal. En expliquant que des raisons personnelles l’avaient amené à se retirer, Isabelle Gautheron suggère qu’il n’y pas d’autres explications. Donnons-lui en quitus. Elle laisse donc le champ des postes à haute responsabilité sportive avec une seule figure de proue : Marie-Violaine Palcau, DTN de la Fédération française de course d’orientation. Une situation pour le moins préoccupante qui fait l’objet du colloque organisé mardi 16 par Fémix’Sports. Une problématique traitée dans « L’Année du sport féminin – 2011 » où témoignait, entre autres, Isabelle Gautheron.Sportiva .

BAUDRUCHE

13 octobre. Même en appelant Descartes ou Sherlock à la rescousse, on n’arrive pas à trouver une logique satisfaisante à cette affaire. De quoi s’agit-il ? De l’appellation « La Clasica », créée par le diffuseur Eurosport pour désigner le match de D1 entre Juvisy et Lyon. Déjà, il convient de signaler que 'La Clásica' désigne la course cycliste internationale de Saint Sébastien. En Espagne. Mais, en espagnol on écrit : 'Clásica'. L’accent est indispensable. Comme il ne figure pas dans cette opération marketing on peut penser que tout clin d'oeil à l’Espagne est erroné. Mais, pourtant, s’agissant de foot, la référence est de fait espagnole avec les Barça-Real Madrid que l’on appelle implicitement à la rescousse pour faire mousser un match banal de championnat joué à Ste Geneviève des Bois. Du coup on ne voit pas ce que veut dire ce faux « Clásico » féminisé qui sort de nulle part. Catalans contre Madrilènes, à l’inverse, c’est de l’histoire. Avec un grand H. Et c’est bien différent. Comme si survendre un match suffisait à en faire un événement. Sportiva.

FOSSÉS

8 octobre. La France du football est-elle coupée en deux ? L’expression semble faible tant la domination de quelques gros clubs apparaît totale. Lyon, bien sûr ; le PSG aussi ; ainsi que Montpellier ; Juvisy encore. Cette bande des quatre a déjà atomisé la concurrence alors que l’on jouait ce week-end la 4e journée à peine. Et si Yzeure, pour l’instant, s’incruste en bonne compagnie, ces buts par monceaux et ces résultats sans appel montrent l’inconsistance de la Division 1 : les 13 réalisations des Lyonnaises contre Vendenheim, et la victoire en déplacement par 6 buts d’écart du PSG à Toulouse font suite aux 7 et 8 buts (toujours à rien) marqués par l’OL lors des précédentes journées. Mais aussi aux 9 passés par Juvisy aux promues d’Issy les Moulineaux. Quand avalanche de buts et désintérêt vont de pair. En haut comme en bas du classement la saison va maintenant s’éterniser. Sportiva.

SOLEILS

4 octobre. Mis en ligne le 20 mars dernier notre média atteint le chiffre significatif de 100 publications avec la mise en ligne ce vendredi 5 octobre, du troisième volet de notre dossier « Les grands rendez-vous sportifs ». Au long de ces premiers mois d’existence, ce sont donc autant d’articles originaux, d’interviews d’actrices remarquables du sport féminin ou de compte-rendus détaillés que nous avons publiés. Le tout illustré de photos exclusives. Un engagement éditorial conforme à nos annonces lors de notre arrivée sur la toile. Ce premier petit tournant symbolique confirme notre volonté et notre positionnement : proposer et installer un média consacré à tous les aspects du sport féminin sous une forme mixte, gratuite et par abonnement, pour asseoir un vrai organe de presse. Sportiva.

PREMIÈRE

2 octobre. C’est un résultat d’équitation comme il en arrive assez souvent, même si pour elle il est le premier de ce niveau. Pénélope Leprevost a remporté le Grand Prix de Vienne (Autriche). C’est sa première victoire en Grand Prix et l’affaire a été rondement menée le 22 septembre dernier sur un parcours tracé dans le centre historique de la ville. Elle devance l’Allemande Meredith Michaels-Beerbaum et l’on compte, en tout, quatre cavalières dans les vingt premières places du classement. Une réussite qui montre la capacité des sportives à s’imposer dans les sports mixtes. Déjà, cet été, l’épreuve de dressage des Jeux olympiques avaient vu, c’était historique, un podium exclusivement féminin avec Charlotte Dujardin (GBR), Adelinde Cornelissen (NED) et Laura Bechtolsheimer (GBR). Sportiva.

MÉRITE(S)

26 septembre. La notion de mérite connaît parfois des interprétations variées. Prenons le handball. Le club d’Issy Paris avait une occasion de jouer en Champion’s League. Il fallait pour cela sortir du tournoi Wild Card organisé à cette effet par le club francilien. Mais les dirigeants, entraîneur en tête, ont assez vite distillé le message qu’une telle participation n’était pas méritée, puisque le club n’avait pas fini Champion de France. De fait les coéquipières d’Amélie Goudjo ont perdu leurs deux matches et laissé les Russes de Zvenigorod s’emparer du ticket européen. A l’inverse le club de Besançon, relégué sportivement l’an dernier, a considéré que son repêchage, suite à la rétrogradation de Brest Arvor 29, était mérité et évolue à nouveau en élite. Comme quoi les mérites et les couleurs…Il est vrai que le handball, féminin ou masculin, se cherche un peu en ce moment. Sportiva.

ANONYMAT

24 septembre. La ferveur de la foule qui a accompagné le week-end basket qui s’est tenu à Coubertin ces 22 et 23 septembre est un classique de l’ouverture de la saison. Une réussite, devenue habituelle, et rehaussée cette année par le « sold out » de la salle de la Porte d’Auteuil. Pour la première fois, en huit éditions, l’Open de la Ligue féminine s’est en effet déroulé à guichets fermés. Les 6 et 7 octobre prochains c’est le Volley qui, avec la même formule, investira les lieux. Hier, ailleurs sur le territoire, s’ouvraient aussi les saisons de deux sports collectifs. Confidentiels, si l’on s’en tient au nombre de leurs licenciées. Le hockey-sur-gazon et le rugby à XV. Il est sans doute plus difficile, surtout pour le second de ces sports, de convoquer un grand raout promotionnel. Mais le développement et l’évolution d’une pratique passent par la prise d’initiatives. Et si le rugby à XV pose, sans doute, un problème d’échelle, qu’est-ce qui est fait pour le rugby à 7, plus simple et plus spectaculaire, et surtout olympique en 2016 ? Sportiva.

Favorites

20 septembre. 32 buts marqués, 2 encaissés, aucune défaite, aucun nul : la qualification pour l’Euro 2013 en Suède aura constitué un parcours plutôt bien géré par l’équipe de France de foot. On ne dira pas que l’Europe du ballon rond marche à deux vitesses puisque l’Allemagne termine avec 64 réalisations et l’Italie ainsi que la Norvège, avec 35, mais on remarquera que les affrontements continentaux sont plus propices au déploiement du jeu des Bleues. Aux JO, elles ont chuté contre les États-Unis (en poule) puis, lors des matches à enjeu, contre le Japon (demies) et le Canada (pour la 3e place). Ce qui donne tout de suite une indication des limites de ce groupe, d’une part, mais le place aussi, et sans discussion, dans la situation d’une équipe attendue dès lors qu’il s’agit d’une compétition européenne. Équipe séduisante, équipe (bonne) surprise, voilà que les Bleues deviennent maintenant favorites. Sacré palier. Sportiva

Argent

16 septembre. La recherche de la performance est une longue quête. Il faut que le but soit clair et sans doute unique pour réussir ou se donner les moyens d’être compétitif. Le Vendée Globe, qui largue les amarres le 10 novembre prochain, fait partie de ce genre de propositions qui oscillent entre l’absolu, le démentiel et l’éminemment pointu. C’est donc une épreuve chère. Très chère. Prisée. Très prisée. Concurrentielle aussi. Très concurrentielle. La course au sponsoring en est donc un versant complexe et déterminant. Anne Liardet, navigatrice française qui avait bouclé en 11e position l’édition 2004-2005 souhaitait prendre le départ et cherchait pour cela 10 PME qui auraient misé 250.000 euros chacune. Mais un budget global de 2 millions 500 euros n’est pas chose facile à rassembler. Ou alors avec une garantie totalement inégalitaire. Celle de la victoire, par exemple. Sportiva.

Savoir-faire

07 septembre
Depuis le 27 juillet dernier si l’heure est très sportive elle est aussi éminemment anglaise. Il fallait supposer que les inventeurs de quasi toutes les modalités sportives, les spécialistes de la réglementation du jeu ou du concours, proposent des Jeux Olympiques et Paralympiques réussis. Ils le sont et s’il faut savoir être fair-play deux faits soulignent ce qui s’est passé à Londres. Les cérémonies, d’abord, avec la palme au spectacle d’ouverture du 26 juillet : exagérément ethnocentré et totalement universel à la fois. Et surtout empreint de délicieuse dérision. Et puis, cette fête paralympique avec des sportifs et des sportives bombardé-e-s stars dans des enceintes archi pleines. Une grande leçon issue d’une vraie culture du sport. Sportiva.

Mesure(s)

La fête olympique poursuit son été échevelé. Voici les Jeux Paralympiques qui, avec leurs compétitions équivalentes et adaptées tout à la fois, font un beau retour à leurs origines anglaises. La différence, c’est la propension ici à annoncer, haut et fort, un nombre de médailles conséquent. Gagner est le fonds de commerce de toutes les énergies sportives. Dominer par une avalanche de médailles, c’est autre chose. Pour les Jeux, c’était, à une autre époque, l’enjeu politique qui l’induisait. Pour les Paralympiques c’est aussi un pouvoir économique qui le permet. Heureusement, jusqu’au 9 septembre, c’est un message autrement plus élevé qu'une simple quantification qui est proposé. Sportiva

Frontière

14 août

On entend encore dire parfois « l’homme en noir » pour désigner l’arbitre.
Comme si d’autres époques imposaient leur non partage des compétences et n’envisageaient pas que les femmes puissent diriger le jeu. Alors, sur un terrain de football et à l’occasion des plus hautes compétitions (Mondial, JO) voir des femmes arbitrer paraît être une conquête essentielle.
Il y a pourtant malaise: des femmes qui arbitrent des femmes cela laisse la drôle de sensation que ce foot-là est un autre sport, une modalité différente. Est-ce bien le but ?
Sportiva